Réunion à Paris pour prévenir une "catastrophe" au Proche-Orient

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    * 28 pays et organisations au chevet du processus de paix 
    * "Sortir de l'impasse" pour prévenir la violence, dit 
Ayrault 
    * Israël ne soutient pas cette démarche 
 
    par Elizabeth Pineau et John Irish 
    PARIS, 2 juin (Reuters) - Les représentants de 28 pays et 
organisations, dont le secrétaire général de l'Onu et le 
secrétaire d'Etat américain, se retrouvent vendredi à Paris pour 
une conférence destinée à remettre en haut de l'agenda 
diplomatique un processus de paix israélo-palestinien paralysé. 
    François Hollande ouvrira les débats de cette réunion, née 
d'une volonté de rétablir un semblant de confiance entre 
Israéliens et Palestiniens, alors que les efforts pour ramener 
la paix sont dans l'impasse depuis plus d'un an.  
    L'idée est aussi de prévenir une nouvelle explosion de 
violence dans une région fragile, en particulier à Gaza. 
    "Si l'on ne sort pas de l'impasse, nous courons à la 
catastrophe", prévient le ministre français des Affaires 
étrangères, Jean-Marc Ayrault, dans un entretien au Monde.  
    "Notre volonté est de sortir du statu quo actuel. Sur le 
terrain, notamment dans les territoires palestiniens, la 
situation se dégrade", dit-il. "J'ai largement consulté : les 
pays de la région s'inquiètent de cette situation sans 
perspective".  
    Jean-Marc Ayrault, qui s'est rendu sur place le mois 
dernier, cite notamment "la colonisation qui se poursuit, 
organisée ou diffuse" et "l'espace disponible qui se réduit" 
pour un Etat palestinien.  
    "Dans les territoires palestiniens ou dans les camps en 
Jordanie et au Liban, la propagande de Daech exploite le 
désespoir. Tous ceux qui sont soucieux de la paix et veulent la 
sécurité dans la région font ce même constat", ajoute-t-il.  
    L'initiative française est donc motivée par la volonté de ne 
pas laisser un vide politique et diplomatique dans ce dossier, 
sans quoi "on risque d'aller vers beaucoup plus de violences", 
dit un diplomate parisien.  
    En visite en Israël et dans les territoires palestiniens ces 
dernières semaines, ni le Premier ministre Manuel Valls, ni 
Jean-Marc Ayrault n'ont réussi à rallier le chef du gouvernement 
israélien, Benjamin Netanyahu, à l'idée française de conférence 
de paix.  
    Israël redoute qu'un tel forum international ne cherche à 
dicter les termes d'un accord visant à l'établissement d'un Etat 
palestinien et lui préfère des négociations directes avec les 
Palestiniens. 
     
    "IL FAUT QUE LA TENSION BAISSE" 
    "Si on les met autour d'une table, il est fort probable que 
la discussion ne durera pas plus que quelques minutes", 
explique-t-on à Paris. "Nous souhaitons recréer l'environnement, 
la confiance, l'horizon politique pour que des négociations 
directes, in fine, puissent prendre place."      
    Le communiqué final de la réunion devrait réaffirmer les 
principes d'un accord, sans entrer dans trop de détails sur les 
questions délicates que sont la création d'un Etat palestinien, 
les colonies, la sécurité des deux parties et les frontières.  
    L'espoir est d'organiser une autre conférence après les 
élections américaines de novembre, cette fois avec les 
principaux intéressés. 
    Les pourparlers israélo-palestiniens sont au point mort 
depuis l'échec de la relance des efforts de paix par les 
Etats-Unis en 2014.  
    Outre l'Onu et les Etats-Unis, la Russie, la Chine, 
l'Indonésie, le Canada et près de la moitié des pays de l'Union 
européenne seront représentés, de même que la Ligue arabe, 
l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Turquie et le Maroc. 
    Un niveau élevé de participation que Paris met en avant pour 
souligner l'utilité de cette réunion face aux scepticismes. 
    "La méthode est fondée sur le pragmatisme et une forme de 
modestie. La France n'a pas la prétention de résoudre ce 
problème seule", se défend un diplomate.  
    Selon Jean-Marc Ayrault, l'idée est d'envoyer le message 
suivant aux Palestiniens et aux Israéliens : "Nous n'allons pas 
négocier à votre place, c'est votre responsabilité, Israéliens 
et Palestiniens, mais nous voulons vous aider".  
    Le chef de la diplomatie propose la mise en place de 
plusieurs groupes de travail. L'un d'eux se concentrera sur 
l'économie, un autre sur les questions de sécurité.  
    Les efforts de la conférence vont rejoindre ceux du Quartet 
(Etats-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies), qui 
devrait publier d'ici peu un rapport sur la situation sur 
terrain.  
    "Il faut que la tension baisse. Si elle monte, vous avez la 
probabilité d'une explosion à Gaza, en Cisjordanie ou les deux, 
et personne n'y a intérêt", insiste-t-on à Paris.  
 
 (Edité par Sophie Louet) 
 
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  • dotcom1 il y a 9 mois

    Une guerre en Syrie ou un conflit entre Israël et le Hizbullah serait dramatique!