Réunion à Genève sur une cessation des hostilités en Syrie

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 (Actualisé avec précisions de l'Allemagne, contexte) 
    GENEVE, 19 février (Reuters) - Le groupe de travail chargé 
de la mise en oeuvre d'une "cessation des hostilités" en Syrie 
se réunira pour la première fois ce vendredi après-midi au siège 
des Nations unies à Genève, a déclaré le ministère allemand des 
Affaires étrangères. 
    "Nous savons que des discussions intensives ont lieu. Nous 
nous attendons à des progrès", a ajouté le porte-parole du 
ministère, Martin Schäfer. "Cette discussion sera co-présidée 
par la Russie et les Etats-Unis. L'Allemagne y participera 
également", a-t-il précisé. 
    Le groupe de travail doit concrétiser l'accord négocié il y 
a une semaine à Munich par les puissances du Groupe 
international de soutien à la Syrie (GISS) qui appelait à une 
"cessation des hostilités" et un accès humanitaire aux 
communautés assiégées. 
    La réunion prévue vendredi à Genève, a poursuivi Berlin, 
"pourrait aboutir à un accord entre toutes les parties qui ont 
participé aux discussions de Vienne sur une réduction 
significative des violences". C'est dans la capitale 
autrichienne qu'a pris forme à la fin de l'année dernière le 
plan porté par les puissances du GISS et validé par la 
résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. 
    Dans la matinée, des responsables militaires russes et 
américains se sont rencontrés à Genève pour préparer cette 
réunion, a-t-on appris de sources diplomatiques. 
    "L'idée derrière tout cela est que la Russie et les 
Etats-Unis aient une position commune. L'Onu va apparemment 
proposer un cessez-le-feu et les conditions de sa mise en 
oeuvre, et va négocier avec les participants", a dit à Reuters 
un diplomate au fait des négociations. 
    L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, qui rentre d'un déplacement à Damas où il a négocié 
l'accès de l'aide humanitaire aux zones assiégées, a participé à 
la réunion russo-américaine par visioconférence, a indiqué un 
porte-parole de l'Onu. 
    Moscou, qui a intensifié ses bombardements aériens depuis 
une semaine, espère qu'un accord de cessez-le-feu pourra être 
conclu à cette occasion, rapportait jeudi l'agence Interfax en 
citant le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl 
Bogdanov. 
    L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, a 
par ailleurs déclaré que le président syrien Bachar al Assad 
n'était pas "en résonance" avec la position de Moscou lorsqu'il 
a récemment affirmé que Damas entendait poursuivre le combat 
jusqu'à la reconquête de l'ensemble du pays.       
    L'objectif de ces discussions est de favoriser une reprise 
des négociations intersyriennes entre des représentants du 
régime et de l'opposition. 
    Lancées officiellement au début du mois à Genève, elles ont 
été rapidement suspendues par De Mistura, qui espérait qu'elles 
pourraient reprendre le 25 février. Mais dans un entretien 
publié hier par le quotidien suédois Svenska Dagbladet, le 
diplomate italo-suédois admet que ce calendrier n'est plus 
"réaliste".   
 
 (Stephanie Nebehay avec Noah Barkin à Berlin; Tangi Salaün et 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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