Rétro : 2011, la Nouvelle-Zélande comme en 87

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Rétro : 2011, la Nouvelle-Zélande comme en 87
Rétro : 2011, la Nouvelle-Zélande comme en 87

La Nouvelle-Zélande s'offre une deuxième couronne le 23 octobre 2011, sur ses terres. 24 ans après son premier titre mondial, déjà remporté à domicile. Les Français ont cru au sacre jusqu'à la fin, s'inclinant d'un petit point en finale. Comme en 87...

La Nouvelle-Zélande reprend son bien

Il aura donc fallu attendre 24 ans et cinq Coupes du monde pour revoir les All Blacks sur le toit du monde. Titré lors du premier Mondial de l’histoire en1987, en Nouvelle-Zélande, les coéquipiers de Richie McCaw ont du attendre le retour de la plus grande des compétitions sur leur Terre pour redevenir la meilleure équipe du monde. Après des désillusions face à l’Australie, l’Afrique du Sud et surtout la France en 1999 et 2007, la Nouvelle-Zélande parvient à remporter son deuxième titre planétaire, le 23 octobre, au terme d’une finale extrêmement serré face à l‘équipe de France (8-7). Au bout du suspense, avec une pénalité manquée de la France dans les derniers instants de la partie, l’équipe entraînée par Graham Henry remporte dans la difficulté une Coupe du monde qu’elle avait pourtant dominée.

Dans un groupe A, où son seul réel rival est l’équipe de France, la Nouvelle-Zélande sort première de sa poule grâce à quatre victoires en autant de matchs face au Tonga (41-10), au Japon (83-7), au Canada (79-15) et donc face à la France (37-17). Sur la phase finale, la Nouvelle-Zélande écrase tous ses adverses. L’Argentine (33-10) en quarts de finale et l’Australie (20-6) en demies ne peuvent rien faire face à la puissance des Conrad Smith, McCaw, Sonny Bill Williams et consorts. La Nouvelle-Zélande file tranquillement vers sa troisième finale. Face à la France, les All Blacks vont livrer une partie d’une rare intensité. Les trente joueurs se livrent un véritable combat sur la pelouse de l’Eden Park. D’abord dominé, les All Blacks ouvrent le score sur une combinaison à la sortie d’une touche dans les cinq mètres français. Woodcock inscrit le premier essai du match. Le buteur néo-zélandais fait preuve d’une rare maladresse et manque toutes ses tentatives. A la mi-temps, les Blacks mènent 5-0. En seconde période, rien n’évolue mais sur une occasion française, Dusautoir vient inscrire un essai sous les poteaux, transformé par Trinh-Duc (8-7). Commence alors une période difficile pour la Nouvelle-Zélande, allant même jusqu’à concéder une pénalité lointaine à cinq minutes de la fin. Trinh-Duc s’en charge et peut amener son équipe sur le toit du monde en cas de réussite. Mais le destin en a décidé autrement. Sur le sol néo-zélandais, il n’y a que la Nouvelle-Zélande qui peut être sacrée.

Les Bleus y ont cru jusqu’au bout

C’est sans doute la plus grosse déception de l’histoire du rugby français. Pour sa première (et dernière) Coupe du monde en tant que sélectionneur, Marc Lièvremont est passé à quelques mètres de ramener le trophée en France. Les quelques mètres qui ont manqué à François Trinh-Duc sur la dernière pénalité. Face aux poteaux, à un peu moins de 50 mètres, l’ouvreur aurait pu donner la victoire aux Bleus en cas de réussite. Mais résumer la Coupe du monde des Français à ce fait de match serait une faute. Dans le groupe de la Nouvelle-Zélande, la France finit deuxième derrière les All Blacks. Avec deux belles victoires face au Japon et au Canada, et deux défaites, une face aux Néo-Z, et l’autre face aux Tonga, pour le dernier match du groupe, alors que la France est déjà qualifiée. En quarts de finale, les Bleus éliminent l’Angleterre de Jonny Wilkinson (19-12), au terme d’un match abouti où la France menait 16-0 à la mi-temps. En demi-finales, c’est Morgan Parra qui qualifie les Français face au pays de Galles, grâce à un 100% de réussite au pied, alors que le buteur gallois enchaîne les échecs. Au final, la France passe sur le score étriqué de 9-8. Vient donc le moment de la finale, la revanche face à la Nouvelle-Zélande. L’équipe de France a tout l’Eden Park contre elle, tout un pays même. Si le match est serré, le score, lui aussi serré, aurait pu être beaucoup large en faveur de la Nouvelle-Zélande. Weepu, le buteur des All Blacks, réalisant un zéro sur trois tentatives. Dusautoir réveille les espoirs français à trente minutes de la fin. Vient la pénalité de François Trinh-Duc. L’ouvreur de Montpellier, qui n’est plus titulaire depuis un mois, est en manque de confiance. Marquer l’aurait propulsé au rang de légende du rugby français. L’histoire en a décidé autrement.

Le parcours des Bleus
Poule
France bat Japon : 47-21
France bat Canada : 46-19
Nouvelle-Zélande bat France : 37-17
Tonga bat France : 19-14

Quart de finale
France bat Angleterre : 19-12

Demi-finales
France bat Pays de Galles : 8-9

Finale
Nouvelle-Zélande bat France : 8-7

Jérémy Ballester

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