Rétro : 2003, l'Angleterre change d'ère

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Rétro : 2003, l'Angleterre change d'ère
Rétro : 2003, l'Angleterre change d'ère

L'Angleterre offre en novembre 2003 sa première Coupe du monde à l'hémisphère nord grâce à une finale arrachée face à l'Australie. Les Français sont tombés en demi-finales face à ces mêmes Anglais.

L’Angleterre couronne l’hémisphère nord
Il aura donc fallu attendre quatre Coupes du monde pour que l’hémisphère nord goûte enfin aux joies d’un sacre mondial. Après la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud, l’Angleterre devient enfin la première nation européenne à soulever le trophée Webb-Ellis. Entraîné par Clive Woodward, le XV de la Rose est sacré le 22 novembre 2003 à Sydney grâce une finale remportée face aux Wallabies (20-17) au terme d’un épilogue riche en suspense. C’est grâce à un drop de leur ouvreur de génie Jonny Wilkinson, au bout des arrêts de jeu, que les Anglais ont été récompensés. Au terme d’une année parfaitement maîtrisée, ponctuée par des coups d’éclat aux quatre coins de la planète et un premier Grand Chelem à VI Nations, les Anglais entrent au panthéon du rugby mondial.

Sortis d’une poule relevée, grâce notamment aux victoires face à Afrique du Sud (25-9) et les Samoa (35-22), Lawrence Dallaglio, Martin Johnson et consorts se sont débarrassés du pays de Galles lors des quarts de finale. Pourtant menés de sept points à la pause (3-10), ils ont finalement décroché leur billet pour le dernier carré grâce à la botte de Wilkinson et un essai de Will Greenwood. En demi-finale, sous la pluie, l’Angleterre a parfaitement maîtrisé son sujet pour venir à bout (24-7) d’une équipe de France en panne de réussite. Restait donc à concrétiser tous ces efforts face aux Wallabies, soutenus par tout un pays. Un mental de fer ainsi que le talent des vieux briscards et le génie de Wilkinson feront le reste pour une soirée historique. La Nouvelle-Zélande, tombée en demi-finale, l’Irlande, battue au tour précédent, ou encore l’Afrique du Sud ont laissé passer leur tour.

Wilkinson, ce héros
Meilleur réalisateur de ce Mondial, Jonny Wilkinson a éclaboussé la compétition de toute sa classe. A 24 ans, l’ouvreur de Newcastle aura été particulièrement solide. Une fois passé un premier test moyennement réussi face à l’Afrique du Sud, « Wilko » est, comme toute son équipe, monté en puissance pour terminer cette Coupe du Monde en apothéose. « Je m'entraîne à taper des drops depuis l'âge de cinq ans », disait-il alors. Bien lui en a pris. Son chef d’œuvre en finale a fait changer le cours de l’Histoire. Wilkinson, auteur de 817 points marqués en 52 sélections, est alors au sommet de son art. Les saisons suivantes, marquées par des blessures à répétition, n’en seront que plus douloureuses.

Les Bleus se noient
L’équipe de France devra attendre au moins quatre ans de plus pour remporter la Coupe du monde. Les espoirs des hommes de Bernard Laporte sont tombés à l’eau sous la pluie de Sydney face des Anglais plus réalistes et plus solides. Les matchs précédents avaient pourtant laissé naître quelques sérieux espoirs. Après avoir cartonné d’entrée face aux Fidji (61-10), les Français ont pu continuer à peaufiner leur jeu contre le Japon (51-29) une semaine plus tard. Le large succès face à l’Ecosse (51-29) avait, lui, pleinement levé les doutes autour de cette équipe. Déjà assurés de la première place, Fabien Galthié et ses partenaires pouvaient ainsi se permettre de faire tourner leur groupe pour le dernier match de poule face aux Etats-Unis (41-14). Le quart de finale restera également comme l’un des moments forts de cette Coupe du monde 2003. Grâce à une très bonne prestation d’ensemble malgré une fin de match plus douloureuse, les Bleus terrassaient l’Irlande (43-21) à Melbourne, envoyant du même coup l’emblématique Keith Wood à la retraite. La suite, on la connaît. Perturbée par la pluie et dominée par l’Angleterre, la France ne se montrait pas à la hauteur de l’événement. L’aventure s’arrête en queue de poisson. Et ce n’est pas la petite finale, disputée quatre jours plus tard, qui y changera quelque chose. Au contraire. Les habituels remplaçants sont balayés par la Nouvelle-Zélande (40-13)

Le parcours des Bleus
Poule

France bat Fidji : 61-18
France bat Japon : 51-29
France bat Écosse : 51-9
France bat États-Unis : 41-14

Quart de finale
France bat Irlande : 43-24

Demi-finale
Angleterre bat France : 24-7

Match pour la troisième place
Nouvelle-Zélande bat France : 40-13

 

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