Rétro : 1987, une première réussie

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Rétro : 1987, une première réussie
Rétro : 1987, une première réussie

La première Coupe du monde, disputée en 1987, a lieu en Nouvelle-Zélande, terre de rugby par excellence. La demi-finale remportée par la France face à l'Australie et la victoire des All Blacks restent dans toutes les mémoires.

Des Blacks Invincibles
Le rêve d’Albert Ferrasse, alors président de l’International Rugby Board (ancien nom de la Fédération internationale, World Rugby), d’une Coupe du monde de rugby à quinze s’est enfin concrétisé lorsqu’il remet la Coupe Webb-Ellis au capitaine néo-zélandais David Kirk. Impressionnants de puissance et de maîtrise collective tout au long de la compétition, les Blacks se sont imposés logiquement, couronnant ainsi près de 70 ans de domination sur la planète ovale. De l’Italie (70-6) en match d’ouverture à la France (29-9) en finale, la Nouvelle-Zélande a écrasé tous ses adversaires en marquant plus de 49 points de moyenne. Symbole de cette orgie offensive : l’essai de cent mètres de John Kirwan contre l’Italie.

Grâce à un physique déjà hors-norme, les Blacks ne présentaient aucun point faible. Plus complets, plus rugueux, plus talentueux, Wayne Shelford, les frères Whetton, Michael Jones et Sean Fitzpatrick constituaient alors un pack de fer. Grant Fox était lui un buteur au sang froid (126 points). Cette compétition, marquée aussi par l'élimination de l'Angleterre en quarts de finale par le pays de Galles (16-3), fut d’ailleurs le théâtre d’un rugby offensif et spectaculaire. De la découverte des Fidjiens et de leur jeu complètement fou à la victoire de la France sur l’Australie (30-24), de l’exotisme des Japonais au rugby guerrier des Tonga, les rencontres brassaient des cultures différentes avec succès, installant définitivement le rugby sur la scène internationale.

Le french flair en finale
Auteur du Grand Chelem dans le Tournoi des V Nations quelques mois plus tôt, la France se présentait avec de réelles ambitions de jeu et de résultats. Cette équipe possédait un entraîneur charismatique en la personne de Jacques Fouroux qui écarta notamment le centre Didier Cordorniou et son rival de toujours à la mêlée, Jérôme Gallion. Mais c’est bien le talent des arrières, de Serge Blanco à Patrice Lagisquet, qui a fait la différence tout au long d’un parcours d’anthologie. Dès le premier match contre l’Ecosse, Blanco marquait un essai de filou de quarante mètres après une pénalité rapidement jouée. Si rapidement d’ailleurs que même la télévision le rata. Dominés, les Français arrachaient finalement un nul précieux (20-20), évitant du coup la Nouvelle-Zélande en quarts de finale.

Opposés pour la première fois de leur histoire à la vista des Fidjiens en quarts, les Français remercient encore l’ouvreur Koroduadua, coupable d’un en-avant à quelques mètres de la ligne d’essai tricolore. Peu en verve, les Bleus trouvaient pourtant en demi-finales des ressources pour marquer quatre essais (Condom, Sella, Lagisquet et Blanco). Car les Français allaient être là où personne ne les attendait, répondant coup pour coup à des Australiens médusés. A chaque fois que l’Australie se détachait, la France revenait au score jusqu’à cet essai libérateur à 24 partout de Blanco dans les derniers instants : « Même un mur n’aurait pas pu m’arrêter », avoue encore aujourd’hui le génial arrière. Malheureusement, le quinze français avait joué sa finale avant l’heure. Et la parodie vidéo de Denis Charvet et consorts sur les Blacks n’y changea rien. Malgré la défaite, la France entrait de plain-pied dans la légende de la Coupe du monde.  

Le parcours des Bleus
Poule

France et Ecosse : 20-20
France bat Roumanie : 55-12
France bat Zimbabwe : 70-12

Quart de finale
France bat Fidji : 31-16

Demi-finale
France bat Australie : 30-24

Finale
Nouvelle-Zélande bat France : 29-9

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