Retraites : un geste envers les mères nées avant 1956

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Les femmes et les rares hommes nés avant 1956 qui ont eu trois enfants et qui se sont arrêtés de travailler au moins un an pour les élever garderont le taux plein à 65 ans. De nouveaux prélèvements sur le capital et l'immobilier financeront la mesure.

Nicolas Sarkozy lâche du lest. Après avoir réuni les ministres concernés et les principaux acteurs de la réforme des retraites au Sénat, il a annoncé ce jeudi matin que les parents s'étant arrêtés de travailler au moins un an dans les trois ans suivant la naissance de l'un de leurs enfants conserveront provisoirement le bénéfice de la retraite sans décote à 65 ans (celui-ci passera peu à peu à 67 ans pour le reste de la population). La mesure concerne les personnes ayant eu trois enfants au moins, jusqu'à la génération 1955 incluse, précise l'entourage d'Eric Woerth. Le ministre du Travail a immédiatement présenté un amendement en ce sens au Sénat. A partir de 1956, les femmes auront en moyenne autant, voire davantage de trimestres validés que les hommes, justifie l'exécutif.

La mesure concernerait 130.000 femmes - et très peu d'hommes. Son coût serait de 3,4 milliards d'euros, entre 2015 et 2022. Il sera compensé par deux hausses de prélèvements, hors bouclier fiscal : le «prélèvement social» sur les revenus du capital passera de 2% à 2,2%, et l'imposition des plus-values de cessions immobilières de 16% à 19%, au lieu de 17% dans le projet initial du gouvernement.

Enfin les parents d'enfants handicapés conserveront eux aussi la retraite à taux plein à 65 ans, de façon pérenne.

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