Retraites : quatre grandes réformes en vingt ans et un durcissement progressif

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Retraites : quatre grandes réformes en vingt ans et un durcissement progressif
Retraites : quatre grandes réformes en vingt ans et un durcissement progressif

Dans son engagement numéro 18, le candidat Hollande s'était engagé à «négocier une nouvelle réforme des retraites». Alors que le gouvernement Ayrault s'apprête à rouvrir cet épineux dossier, retour sur les quatre réformes importantes entreprises depuis vingt ans, plus ou moins populaires.

La réforme de 1993 ne provoque pas de vagues

Confronté à une forte dégradation financière des régimes de retraite, le Premier ministre Edouard Balladur (RPR) décide de porter progressivement de 37,5 ans à 40 ans (de 150 à 165 trimestres) la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein. Le montant des pensions est alors calculé sur les 25 meilleures années de la vie active au lieu des 10 meilleures. L'indexation des pensions se fait sur l'évolution des prix et non plus des salaires, ce qui est moins favorable. Enfin, la réforme crée le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui finance notamment le minimum vieillesse et les avantages familiaux. Mise en oeuvre au coeur de l'été, la réforme Balladur a été celle qui a provoqué le moins de vagues.

La réforme de 2003 incite à rester dans l'emploi après 60 ans

Portant le nom de François Fillon, ministre des Affaires sociales du gouvernement Raffarin, elle complète la réforme Balladur en portant la durée de cotisation à 40 ans pour les fonctionnaires. Pour le privé et les fonctionnaires, elle fixe les règles de l'allongement futur de la durée de cotisation, en la liant aux gains d'espérance de vie. Elle incite à rester dans l'emploi après 60 ans en créant une surcote et en limitant l'accès aux pré-retraites.

Négociée avec les syndicats, la réforme provoque grèves et manifestations. Elle n'est acceptée que par la CFDT ce qui provoquera le départ de nombreux adhérents. Mais le syndicat réformiste obtient la création d'un dispositif pour les carrières longues, qui permet à ceux ayant travaillé très tôt (avant 16 ans) de ...

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  • fbordach le dimanche 16 juin 2013 à 12:43

    On s’en souvient (vaguement) : le candidat Hollande avait promis, outre quelques ruisseaux de miel et de lait, des fesses roses aux bébés et des retraites heureuses aux anciens. Le président Hollande, pour conserver son pouvoir, va cependant devoir fermer le robinet à miel et à lait, arrêter la distribution de talc et réformer les retraites. Ou, au moins, faire comme si.

  • M2135936 le mardi 11 juin 2013 à 08:52

    En 2025 il y aura plus de retraités que d'actifs : la seule solution supprimer les retraites.La répartition ce sont les actifs qui cotisent pour financer les retraites et seul la reprise de l'emploi et de la croissance apportera une solution.

  • M3366730 le lundi 10 juin 2013 à 23:56

    SI VOUS VOULEZ AGIR, SIGNEZ LA PETITION ET FAITE SUIVRE http://www.contribuables.org/2012/10/24/alignons-les-retraites-du-public-sur-cel les-du-prive/ http://www.irefeurope.org/content/la-fonction-publique-en-france- et-en-suède-deux-mondes-complètement-différents

  • M2135936 le lundi 10 juin 2013 à 10:06

    Une solution pour plus de justice : augmenter d'une somme fixe toutes les retraites 25 euros par exemple que vous perceviez 1000 ou 3 000 euros par mois: cela représente 2;5% pour une petite retraite et moins de 1% pour une retraite confortable, mais tout le monde voit sa retraite augmenter.Mais pour un énarque ou un technocrate c'est trop simple et surtout cela va à l'encontre de leurs intérêts.

  • M2135936 le lundi 10 juin 2013 à 10:03

    Une solution pour plus de justice : augmenter d'une somme fixe toutes les retraites 25 euros par exemple que vous percevons 1000 ou 3 000 euros par mois: cela représente 2;5% pour une petite retraite et moins de 1% pour une retraite confortable, mais tout le monde voit sa retraite augmenter.Mais pour un énarque ou un technocrate c'est trop simple et surtout cela va à l'encontre de leurs intérêts.

  • gnapi le dimanche 9 juin 2013 à 14:18

    Durcissement progressif ... toujours pour les mêmes ...