Retraites : le gouvernement veut forcer la main aux députés

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Retraites : le gouvernement veut forcer la main aux députés
Retraites : le gouvernement veut forcer la main aux députés

Sur la réforme des retraites, le gouvernement a décidé de forcer la main aux députés. L'objectif : faire passer le report de six mois de la revalorisation annuelle des pensions. Pour cela, le gouvernement a décidé d'avoir recours au vote bloqué sur l'ensemble de la réforme des retraites qui sera voté mardi prochain. Sur les bancs des députés, y compris de la majorité, on dénonce un passage en force.

Pourquoi ce vote bloqué mardi prochain ? Cette décision intervient après un coup de théâtre mercredi soir dans l'hémicycle. Quelques députés présents (UMP, UDI, EELV, radicaux de gauche et Front de gauche en supériorité numérique) ont supprimé l'article 4 du projet de loi (38 voix contre 35). Un article qui prévoit de reporter de six mois, du 1er avril au 1er octobre, la revalorisation annuelle des pensions (sauf pour les titulaires du minimum vieillesse). Une mesure censée rapporter 800 millions d'euros l'an prochain aux régimes de retraite.

Aussitôt, jeudi matin, les socialistes dénoncent une «triche». Alors que les députés pensaient revoter, à la demande du gouvernement, pour rétablir ce fameux article 4, le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidalies a annoncé un vote bloqué pour mardi prochain, lors du vote solennel. Les députés devront voter sur l'ensemble du projet de loi, y compris l'article 4. «Nous n'allions pas recommencer un débat», a justifié le ministre.

«Ca fait un peu désordre»

Mais ce passage en force passe mal, y compris à gauche. «Ca fait un peu désordre», concède un député PS, jugeant que le gouvernement a choisi la sécurité par «peur que ça ne passe pas». «Je comprends mal cet entêtement», a lancé le président des Radicaux de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg. «On nous sort cette procédure, ça n'est pas correct», s'est exclamé de son côté le co-président du groupe écologiste François de Rugy. «Passage en force ! », a renchéri ...

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  • quibe le mercredi 27 nov 2013 à 10:47

    C'est vrai, il faut avoir l'esprit de justice et l'esprit Républicain ... les salariés du privé doivent payer les 35 milliards d'euros qui manquent dans les caisses de ceux qui ne savent que dépenser !

  • quibe le lundi 25 nov 2013 à 18:41

    Est-ce que les sénateurs et les députés, qui se sont exonérés de payer des impôts sur 60 % de leurs revenus, seront considérés comme des fraudeurs de la taxe, par la loi ? Feront-ils une loi rétroactive les concernant, jusqu'en 1990 ? Seront-ils considérés comme détourneurs de l'argent public ?

  • am013 le vendredi 22 nov 2013 à 13:32

    C'est quand que l'on aligne la retraite des députés et sénateurs sur celle de Mr tout le monde ???? pfff

  • r.espic le vendredi 22 nov 2013 à 11:40

    Moi je, ............ avait donc menti.

  • Al20156 le vendredi 22 nov 2013 à 11:00

    nouvelle mesure = / 2 les retraites de tous les politiques ! a effet de ce jour

  • gnapi le vendredi 22 nov 2013 à 10:57

    '«On nous sort cette procédure, ça n'est pas correct», s'est exclamé de son côté le co-président du groupe écologiste 'Les élus vont ils ne refaire le coup de la démission du gouvernement alors que les 2 EELV qui y sont s'accrochent telles de mollusques à un rocher ?

  • gnapi le vendredi 22 nov 2013 à 10:56

    Pi forcer la main à la majorité, ça renforce la cohésion gouvernement-PS et inter-gouvernementale.

  • gnapi le vendredi 22 nov 2013 à 10:56

    "Une mesure censée rapporter 800 millions d'euros l'an prochain "Ils ne peuvent compter dessus qu'une seule fois ... ça fait mesquin et aux abois pour boulcer un budget.Les mêmes qui ont insisté pour evaloriser le smic 6 mois en avance, alors que même un think tank proche du PS indiquait l'effet néfaste sur l'emploi. L'emploi ... le truc qui est soit disant la priorité du gouvernement.

  • gnapi le vendredi 22 nov 2013 à 10:54

    "38 voix contre 35" : sur 577 députés, à moins que cela n'était au Sénat (que 348 sénateurs) ... on dirait que le sort des retraités passionne nos élus. A quand des indeminités parlementaires versées au prorata de la présence comme dans nombre d'autres pays ?

  • gnapi le vendredi 22 nov 2013 à 10:53

    "Nous n'allons pas recommencer un débat" = surement la méthode de concertation, d'écoute et d'ouverture proné par Normal 1er en début 2013.