Retraites : des salariés occupent le siège de la Fédération française du bâtiment

le
0
Retraites : des salariés occupent le siège de la Fédération française du bâtiment
Retraites : des salariés occupent le siège de la Fédération française du bâtiment

Une soixantaine de salariés du bâtiment membres ou sympathisants de la CGT occupaient jeudi le siège de la Fédération française du bâtiment, à Paris (XVIIe), pour demander l'ouverture de négociations sur la mise en ?uvre effective des départs anticipés à la retraite dans le cadre des métiers pénibles. Les salariés de ce secteur représentent 1,250 million de personnes dont 80% seraient exposées à cette question de la pénibilité.

Selon le secrétaire fédéral de la CGT, Jean-Pascal François, «les patrons des métiers de la construction ne veulent pas négocier pour satisfaire la revendication des salariés concernant la retraite par un départ anticipé à 55 ans pour les métiers pénibles». Selon lui, ces départs anticipés sont «légitimes au regard des taux de fréquence et de gravité des accidents du travail (un mort par jour travaillé) et des temps de travail à rallonge cumulés avec les facteurs de pénibilité». «Les patrons font un vrai lobbying pour que ce ne soit pas mis en ?uvre», a affirmé le syndicaliste.

Vers des actions plus radicales

Le syndicat «demande à ce que les chambres patronales engagent de véritables négociations concernant la mise en ?uvre» de ces départs anticipés et «que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités». «On est au début d'un processus de montée en puissance de la radicalité», a ajouté Jean-Pascal François.

Le président de la Fédération française du bâtiment, Didier Ridoret, a indiqué pour sa part qu'une plainte pour dégradation et séquestration était déposée face aux dégradations commises par les occupants. Selon lui, «ces méthodes d'agression sur les biens et les personnes sont inadmissibles». Il a précisé attendre une évacuation par les occupants des locaux de la Fédération où se sont rendues des forces de police.

Selon Didier Ridoret, la Fédération «depuis de longs mois maintenant, met en garde les pouvoirs publics sur ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant