Retraites complémentaires : l'avertissement de la Cour des Comptes

le
19
Retraites complémentaires : l'avertissement de la Cour des Comptes
Retraites complémentaires : l'avertissement de la Cour des Comptes

Présentant le rapport sur les retraites complémentaires dont «Le Parisien»-«Aujourd'hui en France» avaient dévoilé les grandes lignes, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a lancé un mot d'ordre en forme d'avertissement. «Rien ne doit être interdit» pour sauvegarder les régimes de retraites Agirc-Arrco, a-t-il affirmé, jeudi. «Tous les leviers doivent être étudiés, si délicats soient-ils», et aucune piste ne peut être écartée, qu'il s'agisse du montant des pensions, du taux de cotisations, des conditions de liquidation (âge et durée de cotisation) ou des frais de gestion, a insisté Didier Migaud devant la presse, estimant que l'effort devrait relever de la «solidarité».

Les choix reviendront aux partenaires sociaux gestionnaires de l'Agirc-Arrco, auxquels cotisent plus de 18 millions de personnes (12 millions de bénéficiaires).

Pour Didier Migaud, «le risque» est réel que les pensions soient baissées «si des mesures de redressement ne sont pas prises». Mais il ne néglige pas que «les contraintes qui pèsent sur le pouvoir d'achat limitent fortement les capacités d'action des partenaires sociaux.» Par contre, avertit-il explicitement, «refuser de différer l'âge» légal pour toucher sa pension «limiterait les marges de man½uvre».

La Cour des comptes rappelle que les perspectives financières sont «alarmistes», avec des soldes annuels qui pourraient rester durablement négatifs et atteindre jusqu'à -25 milliards en 2040. Si rien n'est fait, les réserves pourraient être épuisées dès 2018 pour le régimes couvrant les cadres (Agirc), à l'horizon 2022 pour l'Arrco (tous les salariés du privé) dans l'hypothèse d'une inflation basse. Ce constat rejoint celui dressé en juin par les partenaires sociaux qui multiplient depuis les simulations et lanceront en février des négociations pour pérenniser l'équilibre du système.

La Cour des comptes présente «des mesures d'urgence», ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M2711013 le vendredi 19 déc 2014 à 12:20

    de toute façon on n'imagine pas que nos députés et sénateurs puissent voter des lois qui diminuent nos retraites sans toucher aux leurs, non ? Ah je me trompe...

  • M3366730 le vendredi 19 déc 2014 à 09:43

    Si l'AGIRC/ARCCO est dans cette passe c'est que depuis que l'état leur a demandé de gérer une partie des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux elles ont plongées (rien que pour 2012 : 6,5 milliards d'euros pour financer les déficits de la RATP, de certaines "caisses" de fonctionnaires, de l'IRCANTEC (partie de la POSTE déficitaire), etc...). Il convient donc de remettre les régimes spéciaux, de fonctionnaires, élus nationaux à l'équilibre et rendre l'argent siphonnée au privé !

  • M3366730 le vendredi 19 déc 2014 à 09:40

    Pourquoi ne s'occupent-ils pas avec autant de sérieux d'ajuster le % de cotisations retraite global payé entre les différents salariés par rapport à la retraite versé à savoir : 41% pour le secteur privé, 22% pour les fonctionnaires territoriaux et seulement 11% pour les fonctionnaires d'état (4 fois moins que le privé !); il y a un sérieux recadrage à faire et des milliards en + à prélever sur les deux seconds régimes. Et je ne parle pas là de la situation ubuesque des régimes spéciaux......

  • M1945416 le vendredi 19 déc 2014 à 08:39

    ça fait 30 a 40 ans qu'on a à la tête du pays des personnes , toutes sorti du même moule (ENA and co) , on voit le résultat; il est urgent de ne plus voter pour ce genre de personne

  • b.renie le vendredi 19 déc 2014 à 06:14

    Il faudra y passer Quid des régimes spéciaux ?

  • dgui2 le vendredi 19 déc 2014 à 00:07

    Et en plus, ça voudrait vous donner des leçons de finance !

  • dgui2 le vendredi 19 déc 2014 à 00:03

    Rien non plus sur les scandaleux "régimes spéciaux" qui depuis des années siphonnent les caisses du régime général. Ne rêvons pas. Didier Migaud, l'excellent comptable, est d'abord socialiste avant d'être président de la cour des comptes...

  • dgui2 le vendredi 19 déc 2014 à 00:02

    Et toujours pas un mot sur les retraites des fonctionnaires qui ne sont couvertes qu'à 36% par leurs cotisations (le reste étant payé avec le bon argent de nos impôts ou EMPRUNTE à l'étranger)

  • a.guer le jeudi 18 déc 2014 à 21:32

    en fait, il faudrait Didier Migaud comme ministre des finances : là au moins, il pourrait appliquer ses excellentes recommandations

  • M2728834 le jeudi 18 déc 2014 à 18:53

    Les syndicats qui participent à la gestion des Caisses sont majoritairement dirigés par des fonctionnaires. Leur priorité est donc de préserver les avantages des agents publics, même au détriment des salariés du privé. Pour sauver l' IRCANTEC des fonctionnaire de la Poste l' Etat l' a adossé au Privé ! De même avec le personnel d'EDF , qui bénéficie d' avantages financiers inouïs non compensés lors de leur adossement au régime privé et lui doit de ce fait plus d' un milliard .