Retraites: à l'Assemblée, le PS ne fera pas défaut

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Selon le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon, le texte du gouvernement ne devrait pas connaître de «problème» dans l'Hémicycle.

Le projet de loi sur les retraites doit être examiné à l'Assemblée nationale à partir du 7 octobre. Thierry Mandon, porte-parole des députés PS, pense que le gouvernement n'aura «pas de problème» sur son texte au sein du groupe socialiste. Selon lui, «le seul point de débat» possible, c'est la promesse de l'exécutif de compenser la hausse des cotisations patronales. Le gouvernement n'a dit ni quand ni comment il honorerait cet engagement, mais, déjà, la gauche du PS s'inquiète: va-t-il s'agir d'un «cadeau aux entreprises au détriment du pouvoir d'achat des ménages» ? Cette compensation entraînera-t-elle «la baisse de la participation des entreprises à la solidarité nationale»?

Ces deux questions sont déjà posées par «Un monde d'avance», la sensibilité du ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire, Benoît Hamon. Ses membres considèrent que «la réforme peut être encore améliorée sur plusieurs points», mais aucun d'entre eux ne constitue un casus belli. «Je vais voter ce texte, nous a affirmé Razzy Hammadi, même si j'ai quelques commentaires à faire sur la solidarité générationnelle. Les jeunes trinquent, mais puisqu'ils constituent la priorité du quinquennat, je ne doute pas qu'il y aura des mesures de rééquilibrage.»

Encore plus à gauche au sein du PS, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann assure qu'il n'est «pas question de voter un texte qui prévoit l'allongement de la durée de cotisation sans même le conditionner à un accord du Parlement».

Pas de concession à droite

Mais son courant, «Maintenant la gauche», est ultraminoritaire. Le groupe PS disposant à lui seul de la majorité à l'Assemblée, la réforme des retraites ne devrait pas connaître les mêmes difficultés que la transposition de l'accord sur l'emploi en janvier. À l'époque, une partie de l'UMP et de l'UDI avait fait preuve de bienveillance. Sur les retraites, la droite et le centre ne feront pas de concession. Ils voteront contre, comme le PCF, les mélenchonistes, mais pour des raisons diamétralement opposées. Les Verts, eux, réfléchissent.

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