Retraite des mères de famille : Woerth ne veut rien modifier

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Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, le ministre du Travail rejette l'idée d'un maintien de la retraite à taux plein à 65 ans pour les femmes ayant élevé trois enfants. Et réaffirme son envie de rester au gouvernement.

«Ce n'est pas le sujet». C'est en ces termes qu'Eric Woerth, ministre du Travail, a rejeté l'idée d'un maintien à la retraite à taux plein à 65 ans pour les femmes ayant élevé trois enfants, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France à paraître mardi. Selon des informations de presse, certains sénateurs réfléchiraient à permettre aux parents d'au moins trois enfants de partir à 65 ans avec une retraite complète et non pas 67 ans.

Le passage à 67 ans est «essentiel au financement de notre système»

«S'il y a des injustices, il faudra les corriger mais les mesures d'âges de 62 et 67 ans sont essentielles au financement de notre système», insiste-t-il. Il s'explique : «Les salariés qui partiront demain à 67 ans sont des personnes qui ont interrompu à un moment leur carrière par choix et sont deux fois moins concernées par le minimum vieillesse, mais aussi des salariés étrangers qui ont acquis des droits à la retraite en France et attendent l'âge de fin de décote», a-t-il précisé.

Alors que le 9 septembre dernier sur France 2, le premier ministre, François Fillon, avait déclaré que le gouvernement était prêt à apporter certaines modifications à la réforme des retraites, le ministre du Travail a apporté quelques précisions à ce sujet. «Au Sénat, je souhaiterais que l'on puisse avancer sur trois sujets. Le gouvernement est prêt à augmenter le nombre de personnes handicapées pouvant bénéficier d'un régime de préretraite. Nous devons par ailleurs répondre aux craintes des chômeurs âgés», explique le ministre. «Enfin, on doit aller au bout du débat sur l'égalité hommes-femmes face à la retraite», ajoute-t-il.

Woerth veut rester au gouvernement

Sur ces sujets, «il y aura des amendements soit du gouvernement, soit de la majorité sénatoriale», conclut Eric Woerth, alors qu'une nouvelle manifestation sur la réforme des retraites doit se dérouler jeudi prochain. Il se dit d'ailleurs prêt à rencontrer les syndicats. Selon lui, «dans cette affaire, ils ont été plus responsables que le monde politique».

Le ministre du Travail a également exprimé son souhait de rester au gouvernement après le remaniement prévu à l'automne, en avançant deux raisons : «La première est que je considère qu'il n'y a pas d''affaire Woerth'», a-t-il dit en faisant allusion aux développements de l'affaire Bettencourt. «On a beau depuis quatre mois salir mon nom et celui de ma famille, j'ai ma conscience pour moi». «La seconde raison est que je bénéficie du soutien du président de la République», a-t-il ajouté.

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