Retrait des troupes d'Afghanistan : une accélération symbolique

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DECRYPTAGE - La petite accélération du calendrier français ne changera pas grand-chose sur le fond et apparaît comme un compromis entre la date butoir de l'Otan, fin 2014, et celle du candidat du PS, 2012.

Qu'elle ait été envisagée sous le coup de l'émotion par Nicolas Sarkozy ou promise dans un contexte électoral par François Hollande, l'éventualité d'un retrait anticipé des forces françaises d'Afghanistan d'ici à la fin 2012 paraissait aussi peu probable que réaliste. La petite accélération du calendrier annoncée vendredi par le chef de l'État, qui a promis de faire rentrer les troupes fin 2013, ne changera pas grand-chose sur le fond et relève davantage du symbole. Elle apparaît aussi comme un compromis entre la date butoir de l'Otan, fin 2014, et celle du candidat du PS, 2012.

Politiquement, Paris, qui s'est engagé en Afghanistan au côté de Washington au lendemain du 11 septembre 2001, pouvait difficilement laisser tomber son allié américain. «La France doit rester un grand pays. C'est-à-dire un pays fidèle à la parole donnée. Nous avons mis des années à rétablir la confiance avec les Américains et les Britanniques. Nous ne pouvons pas défaire cela»,

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