Retrait de produits à la viande en France et table ronde lundi

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SIX GRANDES ENSEIGNES RETIRENT DE LA VENTE DES PRODUITS FINDUS ET COMIGEL CONTENANT DE LA VIANDE
SIX GRANDES ENSEIGNES RETIRENT DE LA VENTE DES PRODUITS FINDUS ET COMIGEL CONTENANT DE LA VIANDE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français réunira lundi les professionnels de la viande à la suite de la découverte de viande de cheval dans des plats au boeuf dans plusieurs pays européens, qui a conduit des grandes enseignes françaises à retirer des produits de leurs rayons.

Les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, de la Consommation, Benoît Hamon, et de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, recevront les professionnels de l'abattage, de la commercialisation des viandes, de la transformation et de la distribution à 16h30 (15h30 GMT) au ministère de l'Economie.

Ils doivent discuter de la traçabilité des viandes, des mesures prises à la suite de la découverte de viande de cheval dans des plats censés ne contenir que du boeuf, et d'un renforcement des contrôles, précisent les trois ministères dans un communiqué commun.

Six enseignes ont annoncé dimanche avoir retiré certains produits de leurs rayons : Auchan, Casino, Carrefour, Cora, Monoprix et Picard.

Ces lasagnes, moussakas, hachis, cannellonis, ou encore spaghettis bolognaises commercialisés par Findus et Comigel ont été retirés "du fait d'une non conformité d'étiquetage quant à la nature de la viande", a expliqué la Fédération du commerce et de la distribution dans un communiqué.

Des enquêtes ont été ouvertes à Paris et à Londres pour déterminer la chaîne des responsabilités dans la commercialisation de viande chevaline en provenance de Roumanie. Les autorités françaises et britanniques ont promis des sanctions.

"AUCUNE INDULGENCE"

"Nous serons extrêmement fermes, que les Français soient parfaitement rassurés : aucune indulgence, aucune indulgence", a dit Guillaume Garot sur I>Télé.

"Il y a eu une faille, un dysfonctionnement, des gens qui ont voulu passer au travers des mailles du filet, donc s'il faut resserrer les mailles du filet, nous le ferons", a-t-il ajouté.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a estimé sur France Inter que "manifestement, nous sommes face à ce qui ressemble à une fraude de grande ampleur qui traverse l'ensemble de l'Europe et qui avait pour objectif de faire gagner de l'argent à certaines entreprises, on ne sait pas exactement lesquelles".

Le ministère délégué à la Consommation a précisé que les contrôles sur la traçabilité des viandes, en particulier de boeuf, sont désormais renforcés, et que Benoît Hamon recevra les associations de consommateurs à une date non précisée.

L'enquête a mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande.

Findus, marque dans les produits de laquelle de la viande de cheval a été trouvée, se fournissait auprès d'une usine luxembourgeoise du groupe français Comigel, qui se fournissait elle-même auprès du groupe français Poujol.

Selon l'enquête menée en France par la Répression des fraudes (DGCCRF), le groupe Poujol "a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie", a précisé le ministère délégué à la Consommation dans un communiqué.

Findus France estime avoir été trompée et a annoncé qu'elle porterait plainte contre X lundi.

Jean-Baptiste Vey

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