Retournement des marchés européens en hausse jusqu'à mi-séance

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RETOURNEMENT DES MARCHÉS EUROPÉENS EN HAUSSE JUSQU'À LA MI-SÉANCE
RETOURNEMENT DES MARCHÉS EUROPÉENS EN HAUSSE JUSQU'À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes, en hausse durant la plus grande partie de la matinée en réaction aux déclarations faites jeudi par la Banque centrale européenne (BCE), se retournaient à la baisse pour la plupart vendredi à la mi-journée, dans le sillage des valeurs bancaires.

Traders et analystes évoquent les préoccupations nées du fait que les banques prêtent moins en raison de la faiblesse de l'économie européenne, un facteur peut-être sous-estimé lors des récents tests de résistance imposés au secteur bancaire.

"Dans la mesure où on a eu quelques résultats faibles en termes de croissance du crédit pour les banques françaises, avec une croissance des prêts même négative pour Crédit Agricole, on craint un véritablement ralentissement pour ces banques", explique Shailesh Raikundia, analyste de BESI.

À Paris, le CAC 40 perdait 0,54% à 4.204,69 points. À Francfort, le Dax cédait 0,3%, mais à Londres, le FTSE avançait de 0,55%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cédait 0,17% et l'EuroStoxx 50 0,82%.

L'indice des bancaires européennes, avec un recul de 1,33%, subissait la plus forte perte sectorielle. Les valeurs bancaires constituaient les plus fortes pertes de plusieurs indices européens.

Ainsi, les six plus fortes pertes de l'indice EuroStoxx 50 étaient toutes le fait de valeurs bancaires, essentiellement de pays "périphérique" de la zone euro, avec dans l'ordre l'italienne Unicredit, qui cédait 3,25%, Société Générale, en retrait de 2?97%, Intesa Sanpaolo (-2,6%), Banco Santander (-2,2%), BBVA (-2,0%) et BNP Paribas (-1,7%).

Dans les indices Stoxx 600 et FTSEurofirst 300, les banques les plus en retrait étaient grecques, avec National Bank of Greece cédant 7,5%, Bank of Piraeus 5,9% et Alpha Bank perdant 3,9%. Là encore ces banques figurent parmi les plus fortes pertes de ces indices.

Les futures sur indices signalent par ailleurs une ouverture en hausse de Wall Street, dans l'attente de l'un des points forts de la journée, la statistique de l'emploi américaine d'octobre (13h30 GMT).

Selon une enquête Reuters, 231.000 emplois ont été créés le mois passé après 248.000 en septembre. Le taux de chômage est attendu inchangé à un plus bas de six mois de 5,9%.

Sur le marché des changes, le dollar est stable face à un panier de devises. Il a inscrit vendredi un nouveau pic de quatre ans de 88,174 contre une panier de monnaies. Le dollar bénéficie des anticipations d'un relèvement des taux directeurs de la Réserve fédérale l'an prochain.

Il pourrait dépasser son pic de 2010 de 88,708 si la statistique de l'emploi est bonne.

Sur le marché pétrolier, le Brent reste à moins de 83 dollars le baril, affecté par le dollar fort. Mais il pourrait lui aussi tirer parti d'une solide statistique de l'emploi US.

(Avec Lionel Laurent et Sudip Kar-Gupta, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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  • talobre le vendredi 7 nov 2014 à 13:48

    la bourse est un jeu, on ne peut pas la comparer à un casino, les casinos sont contrôles par la brigade des jeux.

  • fquiroga le vendredi 7 nov 2014 à 13:31

    Les robots ont ainsi "décidé" (instruits par les banksters).....

  • mlemonn4 le vendredi 7 nov 2014 à 13:28

    Quel marché; les valeurs grimpent ou baissent selon que le CAC40 Future est manipulé sans volume à la hausse ou à la baisse par les spéculateurs; ils espèrent toujours prendre dans leurs filets les pauvres petits actionnaires qu'ils ont fini par lessiver en ayant des marchés organisés à deux vitesses par nos autorités de place; bravo! et ils voudraient que l'on investisse en bourse qui ne désert plus l'économie réelle mais que l'avidité des spéculateurs financiers sans foi ni loi!

  • talobre le vendredi 7 nov 2014 à 13:24

    pourquoi ne pas écrire directement, c'est vendredi