Retour sur les "valeurs identitaires" pour Nicolas Sarkozy

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NICOLAS SARKOZY PLAIDE POUR LES "VALEURS IDENTITAIRES"
NICOLAS SARKOZY PLAIDE POUR LES "VALEURS IDENTITAIRES"

AVIGNON, Vaucluse (Reuters) - Nicolas Sarkozy a placé les "valeurs identitaires" au centre de son discours jeudi à Avignon, à dix jours d’un scrutin régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) où les sondages donnent le Front national en tête.

"Nul ne peut plus désormais partager le destin de la France sans prendre en compte ses valeurs. La France n’est plus un supermarché où l’on choisit ce qui vous convient", a-t-il dit devant un millier de personnes.

Après l'Alsace mercredi, un fief de droite menacé de basculer vers le Front national, Nicolas Sarkozy a défendu la "France de toujours" à Avignon, ville conquise par le Parti socialiste en 2014, dans un département récupéré par la droite en avril au bénéfice de l'âge, et sur des terres largement labourées par le FN et sa tête de liste aux régionales, Marion-Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse depuis 2012.

"L’enjeu de ce scrutin n’est pas que régional, c’est un enjeu national. Reconstruire la région, c’est reconstruire la France", a prévenu le président du parti Les Républicains (LR), dans une de ses rares allusions directes à la campagne en cours.

Car, comme il l’a fait en Alsace, Nicolas Sarkozy a préféré les habits de l’ancien chef de l’Etat à ceux de chef de parti, en cette veille d’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre.

"Les responsables politiques n’ont qu’un devoir, qu’un seul, défendre la France et protéger les Français", a-t-il souligné dans un discours où il a repris de larges extraits de celui prononcé la veille dans le Bas-Rhin.

"On peut être pour l’unité nationale et dire sa vérité", a-t-il insisté.

Il a réaffirmé que le gouvernement a notamment "trop attendu pour mettre en place l’état d’urgence", trop tardé pour "tirer dans tant de domaines les leçons des attentats de janvier".

Il a mis en garde, sans les nommer, ceux qui seraient tentés d’instrumentaliser le climat sécuritaire actuel car ils "ne seraient pas dignes de la confiance des Français", une allusion à peine voilée aux responsables du Front national.

"L’honneur, qui n’est pas un mot démodé, nous commande de ne pas nous préoccuper des pièges que l’on pourrait nous tendre" a-t-il indiqué.

Les deux derniers sondages placent le FN en tête des premier et second tours du scrutin les 6 et 13 décembre en Provence-Alpes-Côte d’Azur, une région présidée depuis 1998 par le socialiste Michel Vauzelle qui ne se représente pas.

Nicolas Sarkozy a appelé ses partisans à "reconstruire l’école, la société, la justice, le droit, la politique et les institutions".

"Dans des moments de doute et d’angoisse, une seule idée doit nous guider : rendre aux Français la France de toujours, qui n’est pas immuable, ni immobile", a-t-il résumé.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Guy Kerivel)

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