Retour sur les "valeurs identitaires" pour Nicolas Sarkozy

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    AVIGNON, Vaucluse, 26 novembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a 
placé les "valeurs identitaires" au centre de son discours jeudi 
à Avignon, à dix jours d'un scrutin régional en 
Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) où les sondages donnent le 
Front national en tête. 
    "Nul ne peut plus désormais partager le destin de la France 
sans prendre en compte ses valeurs. La France n'est plus un 
supermarché où l'on choisit ce qui vous convient", a-t-il dit 
devant un millier de personnes. 
    Après l'Alsace mercredi, un fief de droite menacé de 
basculer vers le Front national, Nicolas Sarkozy a défendu la 
"France de toujours" à Avignon, ville conquise par le Parti 
socialiste en 2014, dans un département récupéré par la droite 
en avril au bénéfice de l'âge, et sur des terres largement 
labourées par le FN et sa tête de liste aux régionales, 
Marion-Maréchal Le Pen, députée du Vaucluse depuis 2012. 
    "L'enjeu de ce scrutin n'est pas que régional, c'est un 
enjeu national. Reconstruire la région, c'est reconstruire la 
France", a prévenu le président du parti Les Républicains (LR), 
dans une de ses rares allusions directes à la campagne en cours. 
    Car, comme il l'a fait en Alsace, Nicolas Sarkozy a préféré 
les habits de l'ancien chef de l'Etat à ceux de chef de parti, 
en cette veille d'hommage national aux victimes des attentats du 
13 novembre. 
    "Les responsables politiques n'ont qu'un devoir, qu'un seul, 
défendre la France et protéger les Français", a-t-il souligné 
dans un discours où il a repris de larges extraits de celui 
prononcé la veille dans le Bas-Rhin. 
    "On peut être pour l'unité nationale et dire sa vérité", 
a-t-il insisté. 
    Il a réaffirmé que le gouvernement a notamment "trop attendu 
pour mettre en place l'état d'urgence", trop tardé pour "tirer 
dans tant de domaines les leçons des attentats de janvier". 
    Il a mis en garde, sans les nommer, ceux qui seraient tentés 
d'instrumentaliser le climat sécuritaire actuel car ils "ne 
seraient pas dignes de la confiance des Français", une allusion 
à peine voilée aux responsables du Front national. 
    "L'honneur, qui n'est pas un mot démodé, nous commande de ne 
pas nous préoccuper des pièges que l'on pourrait nous tendre" 
a-t-il indiqué. 
    Les deux derniers sondages placent le FN en tête des premier 
et second tours du scrutin les 6 et 13 décembre en 
Provence-Alpes-Côte d'Azur, une région présidée depuis 1998 par 
le socialiste Michel Vauzelle qui ne se représente pas. 
    Nicolas Sarkozy a appelé ses partisans à "reconstruire 
l'école, la société, la justice, le droit, la politique et les 
institutions". 
    "Dans des moments de doute et d'angoisse, une seule idée 
doit nous guider : rendre aux Français la France de toujours, 
qui n'est pas immuable, ni immobile", a-t-il résumé. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Guy Kerivel) 
 
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