Retour sur les défaites de la droite française

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De 1981 à 1997 en passant par la présidentielle perdue de 1988, la droite n'a jamais réussi à digérer rapidement ses revers politiques.

Longtemps, l'alternance est restée un mot inconnu dans la Ve République. De Gaulle s'était succédé à lui-même et Pompidou avait maintenu l'essentiel. Mais la maladie de ce dernier ouvrait la porte à l'allié jusqu'alors tenu en lisière. Giscard après Pompidou: les Orléans succédaient à la branche aînée des Bourbons. Comme Philippe Égalité avait voté la mort du roi, Giscard avait voté non au référendum du Général en 1969. Ce n'était pas un crime, mais déjà une trahison. Ce n'était pas une alternance, mais déjà un changement. En mai 1981, le nouveau leader du parti gaulliste, Jacques Chirac, présenta la note.

Les hauts dignitaires de la défunte majorité eurent du mal à se muer en chevau-légers de l'opposition nouvelle. Certains, habitués depuis si longtemps aux voitures avec chauffeur, ne savaient plus conduire. Ils se consolaient en songeant que la gauche ne restait jamais plus de quelques mois au pouvoir... Les plus jeunes avaient moins d'inhibitions

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