Retour des habitants à Fukushima : selon Greenpeace, les zones sont encore trop irradiées

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Retour des habitants à Fukushima : selon Greenpeace, les zones sont encore trop irradiées
Retour des habitants à Fukushima : selon Greenpeace, les zones sont encore trop irradiées

L'organisation écologiste Greenpeace a exhorté le gouvernement japonais à reporter la levée d'ordres d'évacuation qui rendrait possible le retour des habitants autour de Fukushima, particulièrement à Iitate, une commune évacuée où la population a été très exposée.

« Le gouvernement de Shinzo Abe est déterminé à essayer de normaliser les effets de la catastrophe nucléaire, créant le mythe que la vie des gens peut être restaurée quelques années seulement après la contamination radioactive à grande échelle provoquée par l'accident nucléaire du 11 mars 2011 », écrit Greenpeace dans un rapport rendu public ce mardi 21 juillet.

Le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n'est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

Des efforts de décontamination encore insuffisants

« Le gouvernement Abe a décidé de lever au plus tard en mars 2017 les restrictions d'habitat autour de Fukushima. Cela implique des efforts de décontamination qui s'avèrent déjà largement insuffisants et inefficaces. Aujourd'hui, les niveaux de radiation sont trop élevés pour permettre un retour des habitants », met en garde Greenpeace.

Les zones évacuées des bourgades de Tamura et Kawauchi ont d'ores et déjà été décrétées habitables, et Naraha le sera en septembre. Greenpeace s'inquiète tout particulièrement de la région d'Iitate, qui se trouve à 28 à 47 kilomètres au nord-est de la centrale. Après le désastre du 11 mars 2011, cette commune d'environ 6.000 habitants n'avait pas été évacuée immédiatement mais plus d'un mois après, seulement lorsque les autorités ont reconnu que les environs étaient autant sinon plus contaminés que les localités proches du complexe atomique Fukushima Daiichi.

Le droit de choisir de revenir ou non

« Les résultats de l'analyse des échantillons prélevés sur place ont révélé des niveaux de rayonnement qui rendent un retour impossible du point de vue de la santé ...

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