Retour à Sidi Bouzid, berceau du printemps arabe

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REPORTAGE - La Tunisie a vécu dimanche une journée historique avec son premier vote démocratique. À Sidi Bouzid où Mohamed Bouazizi s'était immolé par le feu en décembre dernier, certains pronostiquent une nouvelle insurection si les promesses ne sont pas tenues.

L'histoire les a happés à Sidi Bouzid, une ville maussade du «pays inutile», l'intérieur des terres appelé ainsi en opposition aux riches régions côtières. Fayda Hamdi, Lamine Bouazizi (un homonyme de Mohammed Bouazizi, le «premier martyr de la révolution», NDLR) et Nsiri Bouderbala sont des acteurs en apparence ordinaires des bouleversements tunisiens.

La première est agent municipal, le deuxième anthropologue et le troisième médecin de famille. L'auxiliaire de police a réprimandé Mohammed, 26 ans, le vendeur à la sauvette qui s'est immolé par le feu le 17 décembre. Elle est indirectement associée à la chute de Ben Ali et au déclenchement du printemps arabe. L'intellectuel est l'un des animateurs des émeutes de Sidi Bouzid, un soulèvement qui a fini par submerger par vagues successives la dictature. Le docteur est un opposant de toujours. Il a été nommé pour superviser dans le gouvernorat de Sidi Bouzid le premier rendez-vous avec la démocratie.

Fayda H

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