RESUME DE L'ACTUALITE A 17h15 GMT (13/02)

le
0
    MUNICH - Moscou a semé le doute aujourd'hui sur l'accord de 
"cessation des hostilités" conclu par le Groupe international de 
soutien à la Syrie (GISS) auquel elle appartient, tandis que les 
forces gouvernementales soutenues par l'aviation russe gagnaient 
à nouveau du terrain autour d'Alep, dans le Nord, et vers Rakka, 
fief de l'organisation Etat islamique (EI) dans l'Est.  
    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a évaluées à 
49% les chances de succès de l'accord de Munich. 
    Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu dans la mesure où ni les 
insurgés ni les forces gouvernementales ne l'ont signé. Dans un 
entretien accordé jeudi à l'AFP, Bachar al Assad a même affiché 
sa détermination à reprendre le contrôle de l'intégralité du 
territoire syrien.  
    Outre la trêve censée entrer en vigueur d'ici une semaine, 
l'accord adopté dans la nuit de jeudi à vendredi à Munich 
prévoit aussi l'acheminement d'aide humanitaire mais aussi la 
poursuite de la lutte contre les mouvements djihadistes, ce qui, 
aux yeux de Damas et de Moscou, justifie celle des offensives en 
cours.  
    Manuel Valls, chef du gouvernement français, et le 
secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui assistent à Munich à 
la conférence annuelle sur la sécurité internationale, ont tous 
deux réclamé l'arrêt des bombardements russes dans les zones 
civiles. 
    "Il n'y a pas de preuve de bombardements russes contre les 
civils, même si tout le monde nous en accuse", leur a répondu le 
Premier ministre russe, Dmitri Medvedev.  
    Les forces gouvernementales ont néanmoins poussé leur 
avantage et se trouvent désormais aux portes de la province de 
Rakka, dans l'Est, dont elles ont été chassées en 2014 par les 
djihadistes de l'Etat islamique (EI), rapporte l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH).  
    Elles chercheraient ainsi à prévenir une intervention au sol 
de l'Arabie saoudite contre l'EI, qui a fait de Rakka la 
"capitale" de son califat. 
 
    MUNICH - L'Europe connaîtra d'autres attaques terroristes 
d'ampleur, a prévenu ce matin le Premier ministre français, 
Manuel Valls. "Nous avons changé d'époque, nous avons changé de 
monde", a-t-il déclaré lors d'une conférence sur la sécurité, à 
Munich. "Nous devons cette vérité à nos peuples : il y aura 
d'autres attaques, des attaques d'ampleur", a-t-il ajouté, 
évoquant un "hyperterrorisme" qui s'inscrit dans la durée. 
     
    BEYROUTH - L'armée turque a bombardé dans la journée une 
base aérienne dans le nord de la Syrie prise récemment par des 
miliciens kurdes, rapporte l'Observatoire syrien des droits de 
l'homme (OSDH). a base de Menagh se trouve dans le nord de 
province d'Alep.  
    Selon une source gouvernementale à Ankara, l'artillerie 
turque a par ailleurs ouvert le feu sur des positions du Parti 
de l'Union démocratique (PYD) dans la région d'Azaz, toujours 
dans le nord de la Syrie. Les autorités turques considèrent le 
PYD, proche des séparatistes du Parti des travailleurs du 
Kurdistan (PKK), comme une organisation terroriste.       
     --- 
    MAGDEBOURG, Allemagne - Angela Merkel a invité les Allemands 
à faire preuve de patience face à la crise migratoire qui 
suscite un mécontentement croissant dans les rangs 
conservateurs, à trois mois d'une série d'élections régionales.  
    La politique de la chancelière, qui a décidé d'accueillir 
les demandeurs d'asile, lui a valu une forte baisse de sa 
popularité, mais l'Union chrétienne démocrate (CDU), dont elle 
est issue, et son aile bavaroise (CSU) restent en tête des 
intentions de vote.  
    "Je sais que les gens sont impatients et veulent des 
réponses, mais les réponses rapides sont souvent erronées", 
a-t-elle déclaré lors d'un rassemblement à Magdebourg, capitale 
du Land de Saxe-Anhalt, pour le lancement de la campagne des 
régionales du 13 mars prochain. Des scrutins régionaux auront 
lieu le même jour dans les länder du Bade-Wurtemberg et de 
Rhénanie-Palatinat. 
    En Saxe-Anhalt, Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui 
milite contre l'accueil des demandeurs d'asile, est créditée de 
15% des intentions de vote.    
     
    De son côté, la FRANCE a plaidé à nouveau, par la voix de 
Manuel Valls, en faveur d'une diminution du flux de réfugiés 
arrivant en Europe grâce à l'application des mesures décidées 
par les Européens et une issue politique en Syrie. 
    "L'Europe, la France, mais aussi l'Allemagne, l'Europe ne 
peut pas accueillir davantage de réfugiés, ne pourra pas 
accueillir tous les réfugiés", a-t-il dit. 
    Manuel Valls avait déclaré la veille devant quelques 
journalistes que la France n'était "pas favorable" à une 
augmentation du nombre de réfugiés devant être relocalisés dans 
des pays européens, au-delà des 160.000 déjà prévus, dont 30.000 
en France, ou à la pérennisation de ce mécanisme de répartition. 
     --- 
    MEXICO - Le pape François a lancé un appel à la lutte contre 
la corruption au premier jour de sa visite apostolique au 
Mexique.  
    "L'expérience nous apprend que, chaque fois que nous 
cherchons la voie des privilèges ou des bénéfices pour quelques 
uns au détriment du bien pour tous, la société devient tôt ou 
tard le terreau de la corruption, du trafic de drogue, de 
l'exclusion des cultures différentes, de la violence et aussi du 
trafic d'être humains, des enlèvements et de la mort", a-t-il 
déclaré, s'adressant au président Enrique Peña Nieto, aux 
membres de son gouvernement et au corps diplomatique.  
     Les dirigeants mexicains ont un "devoir particulier" face à 
la corruption et à la violence, a souligné le souverain pontife, 
les invitant à oeuvrer en faveur du bien commun.     
    De la frontière américaine jusqu'au Sud indien, François va 
visiter certaines des régions les plus déshéritées et les plus 
violentes du pays. A Mexico, il doit célébrer dans la journée 
une messe dans la basilique Notre-Dame de Guadalupe, sainte 
patronne du pays, devant plusieurs centaines de milliers de 
personnes.     
     
    LA HAVANE - Le pape François et le patriarche Cyrille, chef 
de l'Eglise orthodoxe russe, ont appelé hier à Cuba la 
communauté internationale à agir pour mettre fin à la 
persécution des chrétiens au Proche-Orient. 
     --- 
    PARIS - L'ancien ministre de l'Education Luc Chatel a été 
élu à la mi-journée président du Conseil national du parti Les 
Républicains (LR), le "Parlement" de la formation de droite, 
succédant à Jean-Pierre Raffarin. 
    Luc Chatel, qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy, a 
recueilli 55,3% des suffrages du parlement du parti contre 44,7% 
à Michelle Alliot-Marie. 
    Nicolas Sarkozy, le président du parti, a défendu la 
nécessité pour Les Républicains de porter un projet sans 
attendre que les candidats aux primaires "daignent nous proposer 
leurs idées". "Un parti politique sans projet n'est pas un parti 
politique, c'est un club de supporters", a-t-il déclaré. 
     --- 
    BORDEAUX - Le chauffeur du camion-benne impliqué dans 
l'accident d'un bus scolaire qui a fait six morts jeudi à 
Rochefort, en Charente-Maritime a été mis en examen pour 
"homicides et blessures involontaires", a annoncé aujourd'hui la 
procureure de La Rochelle, Isabelle Pagenelle, lors d'une 
conférence de presse.  
     Les six victimes étaient des garçons âgés de 16 à 19 ans. 
L'accident a fait également deux blessés.     
     --- 
    MARSEILLE - Un commando de plusieurs individus a braqué la 
nuit dernière la salle de jeux du casino d'Aix-en-Provence, dans 
les Bouches-du-Rhône, avant de prendre la fuite en possession 
d'un butin non précisé, a-t-on appris de source proche de la 
police. 
    Plusieurs centaines de clients étaient encore présents sur 
les lieux, cette nuit vers deux heures du matin, au moment de 
l'attaque, perpétrée à l'aide d'armes automatique de type 
Kalachnikov. L'établissement est géré par le groupe Partouche. 
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant