RESUME DE L'ACTUALITE A 17h10 GMT (30/11)

le
0
    VIENNE - Les pays membres de l'Opep se sont accordés pour 
réduire leur production globale à 32,5 millions de barils par 
jour (bpj), a déclaré cet après-midi le ministre koweïtien du 
Pétrole à l'issue d'une réunion décisive à Vienne. 
    Cet accord, le premier sur une réduction des pompages conclu 
depuis 2008 par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, 
a été salué par une amplification de la hausse du prix du baril, 
qui a atteint près de 9%. 
    Le ministre koweïtien a précisé que l'Irak réduirait sa 
production de 200.000 bpj. De son côté, le président qatari de 
l'Opep a déclaré que la Russie, qui n'appartient pas à l'Opep, 
avait accepté de réduire sa production de 300.000 bpj et qu'une 
réunion avec les pays producteurs extérieurs à l'Opep aurait 
lieu le 9 décembre. 
      --- 
    LA HAVANE - Un convoi transportant les cendres de Fidel 
Castro a quitté La Havane aujourd'hui pour, à travers l'île, 
gagner Santiago de Cuba où elles reposeront, effectuant le 
chemin inverse de celui parcouru par les révolutionnaires 
castristes jusqu'à leur victoire en 1959. 
    Le cortège, parti de la place de la Révolution, a longé 
lentement le Malecon, le boulevard de front de mer de la 
capitale cubaine. L'urne contenant les cendres du "Comandante" 
reposait dans une boîte en verre, sur une remorque tirée par une 
jeep militaire verte. L'enterrement est prévu dimanche. 
    Neuf jours de deuil national ont été décrétés après la mort 
de Fidel Castro, vendredi dernier, à l'âge de 90 ans. Sa 
crémation a eu lieu le lendemain. 
    Des "Viva Fidel" ont résonné hier soir sur la place de la 
Révolution où s'étaient massées des dizaines de milliers de 
personnes. Puis la foule a repris en choeur un célèbre slogan 
des luttes sociales en Amérique latine : "El pueblo unido jamas 
sera vencido" (le peuple uni ne sera jamais vaincu). 
      --- 
    BEYROUTH - Les rebelles syriens ne se retireront pas des 
quartiers encore sous leur contrôle dans la partie orientale 
d'Alep, a annoncé aujourd'hui un haut responsable des insurgés 
tandis que de nouveaux bombardements meurtriers étaient signalés 
sur la ville du nord de la Syrie. 
    "Un retrait des factions a été rejeté", a annoncé à Reuters 
Zakaria Malahifji, chef du bureau politique du groupe rebelle 
Fastakim, joint en Turquie. 
    Depuis ce week-end, les forces pro-gouvernementales 
syriennes qui progressent rapidement dans Alep-Est ont repris 
plusieurs quartiers que tenait la rébellion. Plus de 50.000 
personnes ont été déplacées ces quatre derniers jours par cette 
offensive, a rapporté aujourd'hui l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH). 
     
    A PARIS, le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault a 
réaffirmé aujourd'hui l'opposition de la France à la "stratégie 
de guerre totale" de Damas et ses alliés et annoncé qu'une 
réunion des pays soutenant l'opposition modérée syrienne se 
tiendrait le 10 décembre dans la capitale française. 
    François Hollande a, de son côté, de nouveau appelé à une 
"solution politique" en Syrie, évoquant les populations civiles 
"martyrisées" dans la ville d'Alep. 
      --- 
    KIGALI - Le Rwanda a rouvert une enquête sur le rôle d'une 
vingtaine de responsables français dans le génocide de 1994, a 
annoncé aujourd'hui le procureur général, Richard Muhumuza. 
    Les relations entre Paris et Kigali ont connu des périodes 
de forte tension depuis la fin du génocide au cours duquel 
quelque 800.000 personnes, des Tutsis pour l'essentiel et des 
Hutus modérés ont été massacrés. 
    Le pouvoir tutsi rwandais accuse de longue date la France 
d'avoir soutenu le régime du président hutu Juvénal Habyarimana, 
dont la mort dans la destruction de son avion a précipité le 
génocide. 
      ---   
    SIKASSO, Mali - Le procès du général Amadou Sanogo, ancien 
chef de la junte militaire responsable d'un coup d'Etat en mars 
2012 au Mali, s'est ouvert aujourd'hui dans la ville de Sikasso, 
dans le sud du pays. 
    Le putsch mené par Sanogo avait conduit à la chute du 
président Amadou Toumani Touré et plongé le Mali dans le chaos, 
permettant aux rebelles touaregs et à des islamistes liés à Al 
Qaïda de prendre le contrôle de vastes régions dans le nord. 
    Amadou Sanogo avait été arrêté en décembre 2013. Le même 
mois avait été découvert un charnier contenant les corps de 21 
soldats qui auraient été exécutés par la junte. Le général et 17 
autres putschistes sont accusés d'implication dans ces décès et 
risquent la peine capitale. 
      ---   
    NATIONS UNIES - Le Conseil de sécurité des Nations unies a 
adopté aujourd'hui de nouvelles sanctions contre la Corée du 
Nord après l'essai nucléaire souterrain auquel le pays a procédé 
en septembre en violation de plusieurs résolutions onusiennes. 
    Les quinze Etats membres du Conseil de sécurité ont adopté à 
l'unanimité un projet de résolution qui avait été négocié 
notamment par les Etats-Unis et la Chine. La résolution réduit 
d'environ 60% les exportations de charbon nord-coréen, première 
source de devises du pays. 
      --- 
    WASHINGTON - Donald Trump a annoncé aujourd'hui qu'il 
abandonnerait "la totalité" de ses affaires commerciales pour se 
concentrer sur la direction des Etats-Unis. Dans un tweet, il 
précise qu'il détaillera ses projets le 15 décembre prochain 
lors d'une conférence de presse avec les membres de sa famille. 
    Son futur vice-président, Mike Pence, avait promis il y a 
dix jours que Trump ferait le nécessaire pour que ses affaires 
et ses futures fonctions de président des Etats-Unis soient 
séparées de façon "adéquate". 
      --- 
    LA UNION, Colombie - L'accident d'avion en Colombie qui a 
décimé une équipe de football brésilienne en quête de gloire 
continentale reste inexpliqué, ont dit les autorités 
colombiennes aujourd'hui. 
    L'appareil transportait 77 personnes, dont l'équipe de 
Chapecoense, de la ville de Chapeco, dans l'Etat de Santa 
Catarina dans le sud du Brésil. L'accident, survenu lundi soir 
près de Medellin, a finalement fait 71 morts. Trois joueurs ont 
survécu, ainsi qu'un journaliste et deux membres de l'équipage. 
      --- 
    PARIS - Le Sénat, où l'opposition de droite est majoritaire, 
a rejeté aujourd'hui le projet de finances (PLF) pour 2017, le 
dernier du quinquennat, adoptant une motion de procédure qui le 
dispense d'examiner ce texte en séance. 
    Suivant l'avis de la commission des Finances de la chambre 
haute, les sénateurs ont adopté par 183 voix contre 51 une 
question préalable, qui entraîne le rejet automatique du projet 
de loi. 
      --- 
    PARIS - Le président de l'Union des démocrates indépendants 
(UDI), Jean-Christophe Lagarde, a entamé aujourd'hui des 
discussions avec le candidat de la droite à l'élection 
présidentielle, François Fillon, pour tenter de trouver un 
terrain d'entente. 
    Mais deux composantes du parti centriste dirigées par des 
rivaux de Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin (Nouveau Centre) 
et Maurice Leroy (Les Bâtisseurs de l'UDI), lui disputent le 
statut de principal allié du dirigeant des Républicains (LR). 
    Le bureau exécutif de l'UDI a donné hier à son chef de file 
mandat de chercher un accord sur "un projet législatif et de 
gouvernance commun". 
      ---   
    PARIS - François Fillon arrive nettement en tête des 
intentions de vote pour le premier tour de l'élection 
présidentielle de 2017 face au candidat du Parti socialiste, que 
ce soit François Hollande, Manuel Valls ou Arnaud Montebourg, 
selon un sondage Elabe publié aujourd'hui. 
    Selon cette étude réalisée pour BFM TV, Radio Classique et 
les Echos, le candidat investi par la droite dimanche dernier 
est crédité de 30% des voix face au chef de l'Etat (7%) et de 
31% face au Premier ministre (9%) et à l'ancien ministre de 
l'Economie (5%). 
    La présidente du FN Marine Le Pen arrive systématiquement en 
deuxième position avec 24 à 25% des voix, devant Emmanuel Macron 
qui recueille 16% des intentions de vote dans le cas d'une 
participation du chef de l'Etat et 14% contre le Premier 
ministre. 
    Le candidat de "France insoumise" Jean-Luc Mélenchon 
décroche lui la quatrième place avec 12% des intentions de vote 
exprimées dans les trois cas de figure. 
      --- 
    BOBIGNY, Seine-Saint-Denis - Trois prévenus jugés pour 
"violences" dans l'affaire des chemises arrachées de 
responsables d'Air France en octobre 2015 ont été condamnés 
aujourd'hui à des peines de trois à quatre mois de prison avec 
sursis. 
    Deux autres poursuivis pour le même chef ont été relaxés par 
le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Onze 
prévenus poursuivis pour "dégradations" ont tous écopé de 
simples amendes de 500 euros chacun. 
    Le procureur avait requis des peines comprises entre deux et 
quatre mois de prison avec sursis pour les prévenus poursuivis 
pour "violences", et d'amendes de 1.000 euros pour onze 
personnes jugées pour "dégradations".  
 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant