RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (26/01)

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    PARIS - Fonctionnaires, enseignants, contrôleurs aériens et 
chauffeurs de taxi français manifestent ou sont en grève 
aujourd'hui pour réclamer respectivement une hausse du pouvoir 
d'achat, protester contre la réforme du collège, les 
suppressions d'effectifs et dénoncer la concurrence des voitures 
de tourisme avec chauffeur (VTC). 
    Manuel Valls a promis aux représentants des taxis de 
renforcer les contrôles contre les chauffeurs ne respectant pas 
la loi et de nommer un médiateur chargé d'assurer une 
concurrence saine entre taxis et VTC. 
    Dans la matinée, des perturbations ont été signalées aux 
abords des aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly et 
sur le périphérique parisien en raison du mouvement de grève des 
chauffeurs de taxi. 
    Vingt personnes ont été interpellées, notamment pour 
violences, à la suite d'incidents qui ont émaillé la 
manifestation porte Maillot et à Orly. 
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    PARIS - La future réforme du Code du travail maintiendra le 
taux plancher de majoration des heures supplémentaires à 10% et 
permettra l'organisation de référendums d'entreprise, a déclaré 
la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Le ministre de 
l'Economie, Emmanuel Macron, avait laissé entendre vendredi 
dernier en marge du Forum de Davos (Suisse) que le texte en 
préparation permettrait de remettre ce taux minimum en cause. Le 
Premier ministre Manuel Valls avait évoqué pour sa part lundi la 
nécessité de rémunérer différemment les heures supplémentaires, 
sans indication sur le futur ratio de calcul. 
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    PARIS - Manuel Valls a affirmé aujourd'hui, au lendemain 
d'une décision de justice autorisant l'expulsion d'occupants du 
site de Notre-Dames-des-Landes (Loire-Atlantique), que le projet 
d'aéroport devait se poursuivre. 
    "Ce projet est nécessaire pour des raisons économiques, pour 
le Grand Ouest. Il doit se poursuivre en respectant les 
procédures, en respectant le cadre défini par l'Union 
européenne", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale. 
    La justice a autorisé hier l'expulsion d'opposants 
historiques à ce projet contesté, en particulier par des 
militants écologistes, mais sans astreinte financière, ce qui 
pourrait prolonger pendant des mois l'occupation du site si les 
autorités n'envoient pas les forces de l'ordre. 
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    PARIS - Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 
millions d'euros d'aides pour faire face aux crises sanitaires 
et difficultés économiques qui frappent notamment les filières 
ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé le 
ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. 
    Les éleveurs et accouveurs de volaille du Sud-Ouest 
bénéficieront d'une grande partie des fonds, 130 millions 
d'euros, dans le cadre des mesures d'assainissement mises en 
place pour contrer l'épidémie de grippe aviaire. 
    Pour les éleveurs et agriculteurs, les mesures 
conjoncturelles de soutien seront augmentées de 125 millions 
d'euros, et étendues aux filières végétales, notamment les 
céréaliers et producteurs de légumes en difficulté. 
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    PARIS - L'intersyndicale d'Air France a protesté contre le 
plan présenté le 15 janvier par la compagnie, menaçant 
d'"actions" si elle n'obtenait pas une augmentation de la flotte 
et des garanties sur son entretien en interne dans les années à 
venir. Air France s'est engagée le 15 janvier à ce que sa flotte 
long-courrier rattrape en 2019 son niveau de 2014.  
    L'intersyndicale, qui dénonce "un plan de décroissance 
dissimulé par un ingénieux plan de communication", demande de 
nouveaux investissements dans la flotte au vu de l'amélioration 
des performances financières d'Air France grâce à la baisse des 
prix du pétrole. 
    Parallèlement, Air France a annoncé la signature d'un accord 
qui écarte pour les personnels au sol de la compagnie tout 
départ contraint pour raison économique jusqu'au 30 juin 2018. 
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    COPENHAGUE - Les députés danois ont adopté un projet de loi 
sur l'immigration visant à dissuader les réfugiés de demander 
l'asile, qui prévoit notamment la confiscation de leurs biens 
dépassant les 10.000 couronnes danoises (1.340 euros) pour 
participer au financement de leur séjour. Le projet repousse 
aussi à trois ans le délai préalable au regroupement familial. 
    L'an passé, le Danemark a enregistré l'arrivée de 20.000 
réfugiés, du jamais vu dans l'histoire du pays.  
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    GENEVE - L'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, a envoyé les invitations pour les négociations qui 
doivent s'ouvrir vendredi entre des représentants du 
gouvernement de Bachar al Assad et de l'opposition. 
    Aucun détail n'a été communiqué dans l'immédiat sur la liste 
des participants conviés, au centre de controverses. Et l'Onu a 
fait savoir qu'elle ne publierait aucun nom de participants tant 
que ceux-ci n'auraient pas confirmé leur présence. Les 
négociations devaient initialement s'ouvrir hier mais ce 
calendrier n'a pu être tenu. Le gouvernement syrien s'est dit 
prêt à se rendre à Genève, l'opposition entretient encore le 
doute. 
    Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a 
réaffirmé qu'il n'était pas possible de parvenir à un accord de 
paix en Syrie si les Kurdes ne participaient pas aux 
négociations. 
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    ROME - Le pape François, qui a reçu en audience le président 
iranien Hassan Rohani, a appelé la République islamique à 
coopérer avec les autres Etats du Moyen-Orient pour promouvoir 
la paix et endiguer la propagation du terrorisme et le trafic 
d'armes. 
    Le Vatican rapporte que le chef de l'Eglise catholique a 
évoqué "le rôle nécessaire que l'Iran est appelé à jouer" pour 
trouver des solutions politiques aux problèmes régionaux. Il a 
spécifiquement mentionné le terrorisme et le trafic d'armes. 
    Hassan Rohani effectue cette semaine son premier déplacement 
à l'étranger depuis la levée des sanctions qui étaient imposées 
à l'Iran en raison de son programme nucléaire. Arrivé hier en 
Italie, il est attendu demain à Paris et sera reçu jeudi par 
François Hollande.  
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    ATHENES - Le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, 
a déclaré que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) avaient 
été "abreuvés d'argent turc", une mise en cause qui risque de 
compromettre le réchauffement diplomatique en cours entre Tel 
Aviv et Ankara. "C'est à la Turquie, au gouvernement turc, à la 
présidence turque de décider s'ils veulent participer à une 
quelconque forme de coopération dans la lutte contre le 
terrorisme. Ce n'est pas le cas jusqu'à présent", a-t-il dit à 
des journalistes à Athènes. 
    "Comme vous le savez, Daech a été abreuvé d'argent turc en 
échange du pétrole pendant très, très longtemps. J'espère que 
cela va prendre fin", a ajouté l'ancien chef de l'armée 
israélienne. 
 
 
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