RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (22/03)

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BRUXELLES - Trente personnes ont péri ce matin à Bruxelles dans 
des attentats revendiqués par les djihadistes de l'Etat 
islamique contre l'aéroport et une station de métro de la ville, 
selon un bilan annoncé dans l'après-midi par les autorités 
belges.  
    L'agence Amak, affiliée à l'Etat islamique (EI), a déclaré 
que ces attaques avaient été commises par des kamikazes équipés 
de ceintures d'explosifs. D'après les médias belges, la police 
traque un assaillant ayant survécu. 
    Dans un communiqué de revendication, l'EI promet des "jours 
noirs" en représailles à l'agression qu'il dit subir.      
    Le dernier bilan, communiqué aux alentours de 15h00 GMT par 
le Centre de crise, fait état de 30 morts -- 20 dans le métro et 
10 sur le site de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem.  
    Ces attentats surviennent quatre jours après l'arrestation 
dans l'agglomération bruxelloise de Salah Abdeslam, soupçonné 
d'avoir joué un rôle clé dans les attaques du 13 novembre à 
Paris et Saint-Denis, également revendiquées par l'organisation 
extrémiste sunnite. 
    Aux alentours de huit heures locales (07h00 GMT), deux 
explosions, dont une serait l'oeuvre d'un kamikaze selon le 
parquet fédéral belge, ont retenti à l'aéroport 
Bruxelles-Zaventem et, une demi-heure plus tard, une troisième a 
secoué la station de métro Maelbeek, en plein quartier européen. 
    En fin d'après-midi, les autorités locales ont annoncé 
qu'une troisième bombe avait été découverte et détruite à 
l'aéroport.  
    Des médias belges ont publié, malgré l'avis du parquet 
fédéral, une photo prise par une caméra de sécurité, montrant 
trois jeunes gens aux cheveux noirs, poussant des chariots à 
bagages, que la police soupçonne d'avoir commis l'attentat à 
l'aéroport. Deux d'entre eux seraient morts en se faisant 
exploser, le troisième serait en fuite, ajoutent ces médias. 
     
    PARIS - La France a renforcé la sécurité de ses aéroports, 
gares et transports en commun à la suite des explosions de 
Bruxelles, de "lâches et odieux attentats" pour François 
Hollande qui a souligné la nécessité d'une "réponse globale" à 
une "menace globale". 
    Les autorités françaises, qui estiment que toute "l'Europe  
était visée", ont appelé à un renforcement de la coopération 
internationale contre le terrorisme, particulièrement en Europe 
où Paris critique notamment la lenteur de la révision de la 
"directive 91" relative à la circulation des armes à feu à usage 
civil sur le territoire de l'UE. 
    "Le terrorisme a frappé la Belgique mais c'était l'Europe 
qui était visée, nous devons prendre conscience de l'ampleur et 
la gravité de la menace terroriste", a déclaré François 
Hollande. 
    Au total, 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires ont 
été déployés en renfort sur le territoire français, 
particulièrement dans les infrastructures de transports, face à 
un niveau de menace "extrêmement élevé". 
     
    PARIS - Les sénateurs français ont adopté par 176 voix 
contre 131, dans une version différente de celle de l'Assemblée, 
le texte inscrivant dans la Constitution l'état d'urgence et la 
déchéance de nationalité pour terrorisme. 
    Le Sénat, où la droite est majoritaire, a réécrit contre 
l'avis du gouvernement le texte voté le 10 février par les 
députés, ce qui compromet la mesure-phare voulue par François 
Hollande après les attentats du 13 novembre.  
    Le scrutin s'est déroulé dans un climat de grande tension, 
quelques heures après les attentats de Bruxelles et quatre jours 
après l'arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam, le dernier 
rescapé des commandos du 13 novembre. 
     --- 
    BAMAKO - Des hommes armés ont attaqué hier un hôtel de 
Bamako utilisé comme quartier général par la mission de 
formation de l'Union européenne au Mali, sans faire de victime 
dans les rangs de cette dernière. 
    Cette attaque, qui a débuté vers 18h30 GMT, n'a pas été 
revendiquée. Le Mali et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest ont 
été ces derniers mois la cible de combattants islamistes, 
certains affiliés à Al Qaïda. 
    Un assaillant a péri et deux suspects ont été arrêtés, a dit 
le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré. 
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    LA HAVANE - Barack Obama s'est livré à un plaidoyer 
passionné en faveur des libertés politiques à Cuba lors d'un 
discours prononcé au troisième et dernier jour de sa visite 
historique dans l'île et retransmis en direct à la télévision 
cubaine.  
    De sa tribune installée sur la scène du Grand Théâtre de La 
Havane, où il a été accueilli par le président cubain Raul 
Castro, le président des Etats-Unis a souhaité tendre une "main 
de l'amitié" à Cuba. Il a ainsi expliqué que sa venue à La 
Havane visait à "enterrer les derniers vestiges" de la guerre 
froide sur le continent américain. 
    Mais Barack Obama a également souhaité que l'île gouvernée 
par un système de parti unique engage des réformes politiques et 
économiques. "Les électeurs devraient pouvoir choisir leurs 
gouvernements dans le cadre d'élections libres et équitables", a 
déclaré le président américain.  
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    WASHINGTON - Donald Trump a promis de préserver un lien 
indestructible entre les Etats-Unis et Israël s'il est élu 
président le 8 novembre, s'efforçant ainsi de dissiper les 
doutes nés de sa promesse répétée d'observer un principe de 
neutralité dans des négociations de paix au Proche-Orient. 
    L'homme d'affaires, en tête de la course à l'investiture 
républicaine, s'exprimait devant l'American Israel Public 
Affairs Committee (AIPAC), un influent groupe de soutien à 
Israël aux Etats-Unis. Son discours s'est inscrit dans la 
tonalité de sa journée, consacrée à tenter de convaincre les 
dirigeants du Parti républicain de renoncer à leurs efforts pour 
l'empêcher d'accéder à la Maison blanche. 
    Affirmant qu'Israël est prêt à négocier un accord de paix, 
Donald Trump a déclaré que les Palestiniens devaient être prêts 
de leur côté à accepter qu'Israël existerait toujours en tant 
qu'Etat juif et qu'il serait toujours en mesure de bloquer les 
attaques contre les Israéliens. 
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    GENEVE/LESBOS, Grèce - Le Haut-Commissariat des Nations 
unies pour les réfugiés (HCR) ne participera pas au transport de 
migrants et réfugiés vers les "hot spots" installés en Grèce, 
qu'il assimile à des centres de détention.  
    Le HCR estime que l'accord conclu entre l'Union européenne 
et la Turquie et entré en vigueur dimanche pour freiner les 
arrivées de migrants en Grèce marque le franchissement d'une 
"ligne rouge".  
    "Ces soi-disant 'hot spots' sont devenus des centres de 
détention. Conformément à la politique du HCR qui s'oppose à la 
détention obligatoire, nous avons suspendu toutes nos activités 
dans tous les centres fermés de l'île (de Lesbos)", a déclaré 
Melissa Fleming, porte-parole du HCR à Genève.  
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    PARIS - A deux jours de la présentation en conseil des 
ministres du projet de loi réformant le Code du travail, les 
organisations patronales ont présenté des contre-propositions 
pour muscler un texte qu'elles jugent inacceptable en l'état. 
    Sept d'entre elles, autour du Medef et de la CGPME, ont 
exposé à la presse une position commune, qu'elles entendent 
défendre dans les semaines à venir par une intense action de 
lobbying auprès des parlementaires. 
    "Si nos propositions ne sont pas reprises, nous appelons à 
ce que ce texte ne soit pas voté", a expliqué le président de la 
CGPME, François Asselin. 
    Le Medef, la CGPME, l'Association française des entreprises 
privées (Afep), les associations Ethic et Croissance Plus, le 
Mouvement des entreprises intermédiaires (Meti) et la Fédération 
nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) jugent 
certes "pertinentes" certaines dispositions du projet de loi. 
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    PARIS - La Cour de cassation a validé la quasi-totalité des 
écoutes entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, 
ouvrant la voie à un possible procès pour trafic d'influence et 
corruption.  
    L'ancien chef de l'Etat est mis en examen dans ce dossier 
pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de 
violation de secret professionnel. 
    Le rejet de son recours assombrit un peu plus la situation 
judiciaire et politique de Nicolas Sarkozy, qui a été mis 
également en examen en février pour financement illégal de sa 
campagne présidentielle de 2012. 
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    PARIS - François Hollande a appelé les entreprises 
étrangères à investir en France malgré les attentats qui ont 
frappé le pays. 
    Le président français s'exprimait lors d'une réunion avec 
des chefs d'entreprise étrangers à l'Elysée, quelques heures 
après les attaques de Bruxelles, qui auraient fait une trentaine 
de morts selon des médias belges. 
    "Nous sommes dans une période dramatique", a-t-il dit. "Une 
façon de pouvoir surmonter ces épreuves (...), c'est de mener 
une guerre intense au terrorisme (...) et en même temps c'est 
d'être capable de faire le choix de l'avenir, d'investir, 
d'innover." 
 
 
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