RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (19/01)

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PARIS - Le parquet de Paris a requis aujourd'hui la mise en examen des quatre individus déférés dans l'enquête sur les complicités dont auraient pu bénéficier les trois auteurs des attentats qui ont fait 17 morts début janvier. Il a ouvert une information judiciaire pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste, transport d'armes et financement du terrorisme, notamment, a précisé le procureur François Molins. Les quatre hommes, âgés de 22 à 28 ans et placés en garde à vue depuis vendredi matin à l'issue d'un coup de filet qui avait permis l'arrestation de douze personnes, devaient être présentés dans la journée à des magistrats instructeurs en vue de leur mise en examen. Ils sont soupçonnés d'avoir apporté un "soutien logistique" à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs, apprend-on de source judiciaire. PARIS - Amedy Coulibaly a été contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d'une voiture louée, quelques jours avant de tuer une policière le 8 janvier et quatre juifs le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître demain. Deux motards de la préfecture de police ont consulté le fichier des personnes recherchées et vu une mention leur demandant d'obtenir des renseignements sans attirer l'attention pour un suspect appartenant à la mouvance islamiste, précise l'hebdomadaire satirique. Ils auraient informé leur hiérarchie et les services antiterroristes, mais personne n'aurait réagi. PARIS - Manuel Valls annoncera demain de "nouvelles mesures" pour répondre en urgence aux failles révélées par les profils des auteurs des attentats qui ont fait 17 morts à Paris, et qui étaient connus des services de renseignement et de la justice. "La menace terroriste globale, dans sa diversité (...), n'a jamais été aussi élevée", a dit le Premier ministre lors de voeux à la presse. "C'est donc un combat de longue haleine, sans doute de plusieurs années, que nous avons devant nous." Ces propositions, qui seront examinées en conseil des ministres, doivent s'inscrire notamment dans un projet de loi sur le renseignement actuellement en cours de préparation. Manuel Valls a par ailleurs estimé qu'il existe en France un "apartheid territorial, social et ethnique" et a insisté sur l'urgence d'apporter des réponses aux problèmes de citoyenneté après les attentats djihadistes. "Ces derniers jours ont souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays ou des défis que nous avons à relever", a-t-il déclaré. "A cela il faut ajouter toutes les fractures, les tensions qui couvent depuis trop longtemps et dont on parle peu (...) la relégation péri-urbaine, les ghettos, ce que j'évoquais en 2005 déjà, un apartheid territorial, social, ethnique, qui s'est imposé à notre pays." François Hollande a de son côté évoqué lors de ses voeux aux institutions "l'esprit du 11 janvier", date des manifestations de masse contre les attentats, pour amplifier les réformes de son gouvernement en faveur notamment de la transparence et de l'engagement citoyen. "L'esprit du 11 janvier doit désormais inspirer notre action", a dit le président, dont la cote de popularité a fait un bond historique après les tueries. La présidente du Front national Marine Le Pen a envoyé aujourd'hui un courrier à François Hollande et à Manuel Valls pour demander l'organisation d'un "débat national" après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts en France. Elle suggère un débat "large", à travers des consultations gouvernementales, des discussions parlementaires ou encore des débats locaux. --- DUBAÏ/JERUSALEM - Le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle de vastes territoires de Syrie et d'Irak, a mis en ligne une vidéo censée montrer deux otages japonais, qu'il menace d'exécuter si Tokyo ne lui verse pas une rançon de 200 millions de dollars. Dans cette vidéo, un homme vêtu de noir et armé d'un poignard, qui se tient aux côtés des deux "otages", dénonce le soutien accordé par Tokyo à la coalition internationale, conduite par Washington, qui mène depuis septembre dernier des raids aériens contre l'EI en Syrie et en Irak. --- SANAA/NATIONS UNIES - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné aujourd'hui la poursuite des violences au Yémen entre les miliciens chiites houthis et la garde présidentielle, appelant à la fin immédiate des hostilités et au rétablissement de l'ordre à Sanaa, la capitale secouée depuis deux jours par des combats. Sur place, dans la soirée, des miliciens houthis ont pénétré dans le palais présidentiel, un de leurs chefs assurant qu'il s'agissait de "protéger" le complexe contre des pillages et non de s'en emparer. --- BANGUI - Un membre du personnel des Nations unies a été enlevé ce matin par des individus armés à Bangui en République centrafricaine, a déclaré à Reuters un porte-parole de la mission de maintien de la paix de l'Onu, la Minusca. Hier, une Française de 67 ans, en mission humanitaire à Bangui, avait déjà été enlevée dans une zone contrôlée par les miliciens anti-balaka. Ses ravisseurs demandent la libération d'un de leurs chefs, arrêté pour meurtre et autres délits. --- WASHINGTON - Barack Obama s'apprête à défier le Congrès américain la nuit prochaine lors de son discours sur l'état de l'Union au cours duquel il va proposer une hausse des impôts censée soutenir les classes moyennes qui risque d'enflammer le débat politique et de déborder sur la campagne électorale pour l'élection de 2016. Le président américain va proposer aux élus du Congrès, majoritairement républicain depuis novembre, 320 milliards de dollars (276 milliards d'euros) de hausses d'impôts sur 10 ans, visant en particulier les plus aisés et la finance. Le Grand Old Party, qui contrôle les deux chambres du Congrès depuis les dernières élections de mi-mandat, n'a pas l'intention d'accepter la moindre hausse d'impôt et il entend au contraire combattre les projets de la Maison blanche. --- PEKIN - La Chine a enregistré en 2014 sa croissance la plus faible depuis 24 ans (7,4%, contre 7,7% en 2013), le tassement du marché immobilier ayant grevé la demande, et elle risque de faire encore moins bien cette année, autant d'éléments susceptibles d'obliger les autorités monétaires à prendre des mesures de soutien à l'économie. --- PARIS - Les positions ont évolué sur le projet de loi Macron sur la croissance et l'activité, à tel point que le gouvernement devrait voir ce texte approuvé sans recours à des procédures contraignantes pour forcer sa majorité à le suivre. La commission spéciale mise en place à l'Assemblée pour examiner ce projet de loi et qui l'a adopté lundi dernier, a permis aux différents groupes politiques de se situer. En ce qui concerne le travail du dimanche, un des points les plus critiqués par une partie de la gauche, le gouvernement et la commission sont parvenus à un compromis. Le dispositif retenu par la commission spéciale supprime les cinq dimanches travaillés de plein droit proposés à l'origine et laisse le choix aux élus de fixer le nombre de dimanches "entre 0 et 12". --- PARIS - De nouvelles négociations salariales se sont ouvertes dans le secteur du transport de marchandises sous la pression des routiers qui mènent une grève reconductible depuis deux jours. Les syndicats, qui dénoncent une "smicardisation rampante" de la profession, réclament une "revalorisation salariale de 5 % pour tous les salariés. Mais le patronat dit ne pas pouvoir s'engager au-delà de "1 à 2 % de hausse", mettant en avant les difficultés économiques des transporteurs, le contexte de faible croissance et la concurrence venant d'Europe de l'Est. --- PARIS - La Confédération des syndicats médicaux français et le Syndicat des médecins libéraux ont annoncé aujourd'hui la poursuite de leur mouvement de protestation contre la "loi Santé", avec pour point culminant une manifestation nationale à Paris au mois de mars. Les médecins généralistes sont vent debout contre cette loi présentée en octobre, qui prévoit notamment la généralisation du tiers payant, sur lequel le gouvernement n'entend pas revenir. --- PARIS - L'ONG Human Rights Watch dénonce un harcèlement et des violences policières contre les 2.400 migrants sans abri, bloqués à Calais et qui tentent de passer en Grande-Bretagne en se glissant dans des camions. L'organisation appelle le gouvernement à ouvrir une enquête pour mauvais traitements. Les abus décrits à Human Rights Watch comprennent "des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d'asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions", écrit-elle sur son site internet.

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