RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (17/03)

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BRUXELLES - Les dirigeants de l'Union européenne ont entamé un 
sommet à Bruxelles pour surmonter leurs divisions afin de 
trouver ensuite avec la Turquie une solution pérenne pour tarir 
le flux de migrants qui frappe à la porte de l'Europe. 
    Au début de ce rendez-vous crucial sur un sujet qui 
déstabilise l'Union européenne, la chancelière Angela Merkel a 
prédit à son arrivée au Conseil européen des "discussions 
intensives" et des "négociations compliquées". 
    François Hollande a appelé de ses voeux un accord "global" 
donnant des "garanties" vis-à-vis d'Ankara et prévoyant une aide 
financière pour la Grèce, où se massent quelque 140.000 réfugiés 
qui souhaitent passer dans d'autres pays de l'UE. 
    Les Vingt-Huit et la Turquie doivent finaliser un projet 
élaboré le 7 mars qui prévoit une hausse de l'aide de l'UE -- 
jusqu'à six milliards d'euros --, la libéralisation des visas 
pour les citoyens turcs et l'accélération du processus 
d'adhésion de la Turquie en contrepartie de la contribution 
d'Ankara à la résolution de la crise migratoire. 
    L'accord prévoit le retour en Turquie de toutes les 
personnes arrivant illégalement sur les îles grecques de la mer 
Egée via la Turquie selon le principe du "un pour un": pour 
chaque Syrien ainsi reconduit en Turquie, un Syrien réfugié en 
Turquie serait accueilli dans un Etat membre de l'Union. 
    Le président chypriote Nicos Anastasiades a déclaré qu'il 
pourrait s'opposer à l'accord si Ankara ne remplissait pas ses 
obligations d'ouvrir ses ports et aéroports aux bateaux et 
avions chypriotes.      
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    BRASILIA - L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da 
Silva a été officiellement investi aujourd'hui au poste de 
secrétaire général du gouvernement de la présidente Dilma 
Rousseff, en pleine crise politique, alors que les 
manifestations contre sa nomination continuaient pour la 
deuxième journée de suite. 
    Peu après la cérémonie d'investiture, un juge fédéral a émis 
une injonction de suspension de cette nomination au motif 
qu'elle était de nature à nuire à la "libre administration de la 
justice." Le gouvernement a l'intention de contester cette 
décision de mise en demeure par le biais du procureur général. 
    Lula a été inculpé la semaine dernière de blanchiment 
d'argent et de fraude dans le cadre d'une vaste affaire de 
corruption dont le centre est la compagnie pétrolière publique 
Petrobras. Le procureur fédéral a en outre réclamé son placement 
en détention. 
    L'entrée au gouvernement de l'ancien président lui 
accorderait l'immunité en matière de poursuites, sauf de la part 
de la Cour suprême. Considérée par ses détracteurs comme une 
manoeuvre pour échapper à la justice, elle a donné lieu hier à 
de vastes manifestations dans plusieurs villes du pays. 
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    TUNIS - Jean-Marc Ayrault a entamé une visite de deux jours 
en Tunisie destinée à renforcer la coopération bilatérale à 
l'heure où Tunis, qui a réussi sa transition politique après le 
printemps arabe, subit les répercussions de l'instabilité en 
Libye où l'impasse politique profite à l'Etat islamique. 
    Au cours ce déplacement, le chef de la diplomatie française 
assistera à un hommage aux victimes de l'attaque du musée du 
Bardo de mars 2015 et rencontrera le président Beji Caid 
Essebsi, le Premier ministre Habib Essid et son homologue 
Khemaies Jhinaoui. 
    Jean-Marc Ayrault profitera également de sa présence à Tunis 
pour rencontrer vendredi le Premier ministre libyen désigné 
Fayez el Sarraj pour discuter de l'impasse politique dans 
laquelle est plongé le pays 
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    ANKARA - Un groupe d'activistes kurdes, se présentant comme 
dissident du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a 
revendiqué aujourd'hui l'attentat à la voiture piégée qui a fait 
37 morts dimanche à Ankara.  
    Le groupe des Faucons de la liberté au Kurdistan (TAK) 
précise que l'attentat était un "acte de vengeance" motivé par 
les opérations de sécurité menées par l'armée dans le sud-est de 
la Turquie depuis le mois de juillet et qui ont fait des 
centaines de victimes. 
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    BEYROUTH - Les trois zones autonomes du nord de la Syrie 
tenues par les Kurdes ont approuvé la création d'une entité 
"fédérale démocratique", malgré les mises en garde de Damas et 
d'Ankara. 
    Le vote s'est déroulé à Rmeilan, dans le nord-est de la 
Syrie, où les représentants des trois zones sont réunis. 
    Les autorités syriennes ont aussitôt jugé l'initiative 
dénuée de tout fondement légal ou politique, selon la presse 
publique.     
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    WASHINGTON - Le président républicain de la Chambre 
américaine des représentants, Paul Ryan, a jugé déplacés les 
propos de Donald Trump parlant d'un risque d'émeutes s'il ne 
remportait pas l'investiture du parti pour la présidentielle du 
8 novembre. 
    Interrogé sur l'avertissement lancé par le favori des 
primaires républicaines, Paul Ryan a estimé devant les 
journalistes à Washington que "personne ne devrait dire des 
choses pareilles". "Parler de violence, ou sous-entendre des 
violences, est inacceptable", a ajouté Paul Ryan, qui 
supervisera la convention républicaine, en juillet à Cleveland. 
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    PARIS - Plusieurs milliers de lycéens et d'étudiants ont 
défilé partout en France pour demander le retrait du projet de 
réforme du Code du travail, remanié par le gouvernement mais 
toujours contesté par certains syndicats de salariés et de 
jeunes. 
    Cette journée organisée à l'appel de 23 organisations 
constitue pour l'exécutif un test intermédiaire, entre la 
mobilisation du 9 mars - qui a rassemblée entre 224.000 et 
500.000 personnes - et celle du 31 mars, présentée comme le 
principal rendez-vous des adversaires du texte. 
    Ils étaient cette fois 700 à Marseille, 2.700 à Nantes et 
3.000 à Lyon selon la police, entre 2.500 et 4.000 à Bordeaux, 
entre 6.500 et 10.000 à Toulouse, entre 2.700 et environ 10.000 
à Rennes, autour de 1.000 à Strasbourg et plusieurs milliers à 
Paris. 
    Ces chiffres sont en recul par rapport à ceux de la semaine 
dernière mais les jeunes manifestaient alors en compagnie de 
syndicats de salariés, à commencer par la CGT et Force ouvrière. 
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    PARIS - Le gouvernement a consenti à un dégel du point 
d'indice pour les fonctionnaires à hauteur de 1,2%, une mesure 
de plus de 2,4 milliards d'euros que les syndicats accueillent 
comme une première étape de rattrapage de pouvoir d'achat. 
    La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, avait 
proposé dans un premier temps une hausse de 1%, avec 0,5% en 
novembre 2016 et 0,5% en mars 2017, mais les syndicats avaient 
rejeté ce chiffre et dénoncé pour certains "une provocation". 
    La ministre a ensuite avancé une offre améliorée, 1,2% de 
hausse : 0,6% au 1er juillet prochain et 0,6% au 1er février 
2017. "Une mesure de justice", a-t-elle plaidé. 
    Les syndicats, dont les revendications salariales, bien 
supérieures, ne sont pas satisfaites, vont désormais soumettre 
cette proposition à leurs adhérents. 
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    CIVAUX, Vienne - L'Etat français souhaite qu'EDF lance le 
projet de centrale nucléaire d'Hinkley Point et recapitalisera 
l'électricien public si nécessaire, a déclaré Emmanuel Macron. 
    Le PDG d'EDF avait indiqué la semaine dernière aux salariés 
que le groupe ne s'engagerait définitivement dans la 
construction de deux réacteurs de type EPR à Hinkley Point, dans 
le sud-ouest de l'Angleterre, que si l'Etat sécurisait sa 
situation financière. 
     "Ne pas faire Hinkley Point serait une erreur", a déclaré 
Emmanuel Macron à des journalistes lors d'une visite de la 
centrale nucléaire de Civaux (Vienne), précisant qu'une décision 
sur un soutien à EDF serait prise d'ici début mai.  
 
 
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