RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (17/02)

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PARUS - Manuel Valls a menacé aujourd'hui de faire passer en force la loi Macron sur la croissance et l'activité devant le risque de défection des "frondeurs" du Parti socialiste à l'Assemblée. Le Premier ministre a été autorisé par le conseil des ministres réuni en début d'après-midi à utiliser l'article 49-3 de la Constitution, qui oblige les députés à adopter la loi sans vote, sous peine de faire tomber le gouvernement. "Le gouvernement fera tout pour que cette loi passe", a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, ajoutant qu'il était encore possible d'adopter le texte lors d'un vote classique. --- DONETSK - Forces gouvernementales ukrainiennes et une partie des séparatistes pro-russes excluaient aujourd'hui de retirer leurs armes lourdes de la ligne de front conformément aux dispositions de l'accord de Minsk, en raison de la persistance des combats autour de la ville stratégique de Debaltseve. Le protocole conclu à quatre (France, Allemagne, Ukraine et Russie) jeudi dernier dans la capitale biélorusse s'est traduit par l'arrêt des combats dans de nombreuses zones de conflit dans le Donbass. L'exception notable à cette tendance est la ville de Debaltseve, carrefour routier et ferroviaire, entre les deux fiefs séparatistes de Donetsk et de Louhansk, où les rebelles ont, de l'aveu de Kiev, fait leur entrée. Les rebelles tentent de prendre la gare de la ville mais celle-ci est toujours tenue par les forces gouvernementales, a dit le porte-parole de l'armée à Kiev. Des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, chargés de veiller au respect de la trêve, ont tenté de se rendre dans la ville où sont retranchés des soldats de l'armée ukrainienne. Des discussions par téléphone doivent avoir lieu entre les observateurs de l'OSCE et les rebelles pour évoquer les moyens de mettre en place l'arrêt des combats. Angela Merkel, qui s'est entretenue avec le président ukrainien Petro Porochenko et avec Vladimir Poutine, a fait état par la voix de son porte-parole de mesures concrètes pour garantir un "libre accès" des observateurs dans l'est ukrainien. --- ATHENES - Le risque de voir la Grèce contrainte de quitter la zone euro s'est accru mais un compromis reste possible entre Athènes et ses partenaires européens, pensent ce matin les médias grecs et les banques d'investissement au lendemain de l'échec d'une réunion de l'Eurogroupe. Selon eux, tous les yeux sont désormais tournés vers la Banque centrale européenne (BCE), qui doit décider demain mercredi de prolonger ou non l'accès aux liquidités d'urgence (ELA) permettant aux banques grecques de toujours disposer de fonds malgré la crise politique. --- BRUXELLES - Le gouvernement grec n'entend pas sacrifier les promesses électorales du parti Syriza sur l'autel d'un accord avec la zone euro et ne veut pas céder au chantage de ses partenaires de la zone euro, a déclaré aujourd'hui le Premier ministre grec Alexis Tsipras. La réunion des ministres des Finances de la zone euro a pris fin sans accord lundi soir à Bruxelles, la Grèce rejetant une proposition consistant à maintenir le programme d'aide actuel pour encore six mois, alors qu'il doit expirer fin février. --- PARIS - Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a prôné aujourd'hui l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui permettrait, après le feu vert des autorités libyennes, une intervention d'une coalition contre les djihadistes en Libye. Interrogé sur Europe 1 sur la nécessité d'une résolution de l'Onu en ce sens, il a répondu : "Oui, il n'y pas d'autre choix, en prenant en compte que le peuple libyen soit d'accord et que le gouvernement libyen soit d'accord et nous appelle pour agir pour rétablir la stabilité et la sécurité". L'Egypte avait déjà appelé hier, de concert avec la France, le Conseil de sécurité de l'Onu et la communauté internationale à se saisir de la situation en Libye où des foyers djihadistes se sont constitués dans le Sud, menaçant la stabilité de la région. --- BEYROUTH - L'armée syrienne soutenue par des milices loyalistes a pris le contrôle de plusieurs villages au nord d'Alep et bloque le principal axe routier approvisionnant la grande ville du nord de la Syrie, indique l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme. Deuxième ville du pays, Alep est au coeur de violents combats entre les forces pro-Assad et différentes factions rebelles dont le Front al Nosra, branche d'Al Qaïda en Syrie, des brigades islamistes, des combattants étrangers et des groupes soutenus par les Occidentaux. --- TOKYO - Le nord-est du Japon, dévasté par un raz-de-marée en 2011, a été frappé aujourd'hui par un puissant séisme de magnitude 6,9 qui a déclenché une alerte au tsunami, mais aucune victime ni graves dégâts n'ont été signalés. La secousse s'est produite au large de l'île de Honshu et l'alerte a concerné la préfecture d'Iwate, à 600 km au nord de Tokyo, où les autorités ont ordonné l'évacuation des villes les plus proches de la côte. Une vague pouvant atteindre un mètre de hauteur était attendue mais seules des petites vagues de 10 à 20 cm ont apparemment touché le rivage et l'alerte a été levée au bout de deux heures. --- MOSCOU - Un tribunal moscovite a mis fin aujourd'hui au régime d'assignation à résidence visant l'opposant russe Alexeï Navalny et a confirmé en appel la peine de trois ans et demi de prison avec sursis à laquelle il a été condamné en première instance le 30 décembre. L'avocate d'Alexeï Navalny, Olga Mikhaïlova, a annoncé qu'elle ferait de nouveau appel de cette peine avec sursis devant les tribunaux compétents russes mais aussi devant la Cour européenne des droits de l'homme. Opposant au pouvoir du président Vladimir Poutine contre lequel il a mené des manifestations en 2011 et 2012, Alexeï Navalny, qui dénonce la corruption en Russie ainsi que les fraudes électorales, affirme que son procès est avant tout politique. --- LILLE - Le parquet de Lille a requis aujourd'hui la relaxe "pure et simple" de Dominique Strauss-Kahn qui comparaissait depuis plus de deux semaines dans le dossier du "Carlton". --- PARIS - Les juges français qui enquêtent sur des soupçons de démarchage illicite et de blanchiment de fraude fiscale au sein de la banque UBS ont émis des mandats d'arrêt à l'encontre de trois anciens responsables suisses de la banque. Ces mandats ont été émis courant janvier, a précisé cette source, tout en refusant d'indiquer dans quel pays ces anciens responsables travaillaient. La banque a été mise en examen à Paris pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage illicite de clients français. --- LYON - Le tribunal de commerce de Lyon a prononcé aujourd'hui la liquidation judiciaire des Atelières, société coopérative spécialisée dans la confection "Made in France" de lingerie féminine haut de gamme créée il y a deux ans par les ex-ouvrières de Lejaby. Déjà en difficulté il y a un an, les Atelières avaient réussi à éviter la liquidation grâce à une souscription publique qui leur avait rapporté 657.000 euros et à des prêts bancaires d'un montant de 350.000 euros garantis par la BPI. Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, s'était réjoui de cette initiative qu'il avait soutenue et érigé les Atelières comme un modèle du "Made in France".

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