RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (16/11)

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BOBIGNY, Seine-Saint-Denis - L'ancien ministre de l'Economie de 
François Hollande, Emmanuel Macron, a officialisé sa candidature 
à l'élection présidentielle de 2017, une entrée en lice attendue 
qu'il souhaite placer sous le signe de "l'espérance". 
    Dans sa déclaration faite dans un centre de formation de 
Bobigny, dans le département populaire de Seine-Saint-Denis, il 
a opposé son projet de "révolution démocratique" à la "vacuité" 
du système politique actuel, qu'il a vécu "de l'intérieur".     
    Une refondation qui passe aussi selon par "une relance de 
l'Europe", qui est "notre chance dans la mondialisation". 
    "Je suis candidat à la présidence de la République parce que 
je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France 
peut réussir", a-t-il dit lors d'une déclaration à la presse 
dans un centre d'apprentissage à Bobigny (Seine-Saint-Denis).  
    "Bien sûr, on ne se réveille pas un matin avec cette 
révélation, la décision de me présenter aux plus hautes charges 
de la République est le fruit d'une conviction intime et 
profonde, d'un sens de l'Histoire et d'une conscience aiguë des 
temps qui sont les nôtres." 
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    PARIS - Marine Le Pen a jeté aujourd'hui, à cinq mois de la 
présidentielle, les bases de sa campagne en inaugurant son 
siège, "l'Escale", et en dévoilant un logo censé présenter la 
candidate du Front national en rassembleuse, par-delà le clivage 
droite-gauche. 
    Le nom de la formation d'extrême droite n'apparaît nulle 
part dans ce nouveau quartier-général, situé dans l'Ouest 
parisien, où l'équipe de campagne a préféré afficher la formule 
"au nom du peuple" et une rose bleue, emblème d'une campagne 
dont le coup d'envoi sera officiellement donné en février.  
    "La rose est une fleur qui a été assimilée à la gauche, le 
bleu une couleur assimilée à la droite. Ça tombe bien,(...) le 
projet qui est le mien a vocation à rassembler l'ensemble des 
Français", a déclaré la présidente du Front national. 
    "Il n'y a pas d'épines, on les laissées au Parti 
socialiste", a-t-elle dans ses locaux, installés rue du Faubourg 
Saint-Honoré. 
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    ATHENES - Huit jours après l'élection d'un Donald Trump aux 
accents populistes, Barack Obama s'est livré aujourd'hui à un 
éloge de la démocratie, dans son berceau, la Grèce, première 
étape de la dernière tournée européenne de sa présidence. 
    Le président américain s'est employé à rassurer ses alliés 
sur le fait que les priorités des Etats-Unis, notamment leur 
engagement au sein de l'Otan, resteront les mêmes sous son 
successeur, le républicain Donald Trump, en dépit de 
déclarations de campagne qui remettaient pareille position en 
question. 
    Barack Obama a présenté les Etats-Unis comme un exemple de 
démocratie, saluant leur capacité à effectuer un transfert de 
pouvoir en douceur, alors même que les idées du président 
sortant et de son successeur sont diamétralement opposées. 
    "Le prochain président américain et moi-même ne pourrions 
être plus différents l'un de l'autre", a-t-il dit à Athènes. 
"Nous défendons des points de vue très différents, mais la 
démocratie américaine va bien au-delà d'une seule personne". 
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    MARRAKECH, Maroc - John Kerry a tenté aujourd'hui à 
Marrakech de rassurer les représentants des quelque 200 pays 
participant à la COP22 inquiets de la promesse faite par Donald 
Trump à ses électeurs de sortir les Etats-Unis de l'accord sur 
la lutte contre les changements climatiques. 
    Le secrétaire d'Etat américain s'est exprimé devant 
l'assemblée plénière des délégués en essayant de relativiser les 
déclarations faites par le candidat républicain lors de la 
campagne électorale. 
    "Bien que je ne puisse pas prédire la politique que conduira 
notre président élu, je peux vous dire ceci : mon expérience de 
la vie publique m'a appris que certains problèmes apparaissent 
un peu différemment quand on est en campagne et quand on entre 
effectivement en fonction", a déclaré John Kerry. 
    Pour le président élu des Etats-Unis, le réchauffement 
climatique est un canular qui justifie un retrait de l'accord de 
Paris conclu lors de la COP21 en décembre 2015. 
     
    LONDRES - Un changement radical du secteur de l'énergie qui 
réduirait ses émissions de CO2 à néant d'ici 2040 est 
indispensable pour contenir à 1,5°C la hausse moyenne des 
températures par rapport aux niveaux pré-industriels, estime 
l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport 
publié aujourd'hui. 
    Ce document est le premier produit par l'AIE sur les moyens 
de respecter les objectifs fixés l'an dernier par l'accord de 
Paris sur le climat. Il est publié en pleine COP22, la 
conférence internationale sur le climat organisée à Marrakech, 
centrée sur les moyens de maintenir le réchauffement climatique 
sous 2°C, si possible sous 1,5°C. 
    "La conclusion inévitable, c'est qu'il y a un besoin urgent 
de réductions radicales immédiates des émissions de CO2 dans le 
secteur de l'énergie si on veut qu'il y ait une chance de 
parvenir à cet objectif de 1,5°C", note l'AIE dans l'édition 
2016 de son Rapport annuel sur les perspectives de l'énergie 
dans le monde. 
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     BEYROUTH - Des bombardements aériens ont fait au moins 20 
morts mercredi aux abords d'un hôpital pédiatrique et d'une 
école dans la partie d'Alep que tiennent les rebelles, a-t-on 
appris auprès de l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH), de sources médicales et de la défense civile. 
    De violents bombardements avaient déjà touché la même partie 
de la grande ville du nord de la Syrie, la veille, après 
plusieurs semaines de calme relatif,  semblant marquer la fin de 
la pause annoncée le 18 octobre par la Russie.  
    L'OSDH, une ONG basée à Londres qui s'appuie sur un vaste 
réseau d'informateurs, rapporte que les bombardements de 
mercredi ont tué au moins cinq enfants et un sauveteur. Les 
raids ont eu lieu dans les quartiers de Chaar, Soukkari et Karam 
al Beïk, notamment. 
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    DAKAR - L'organisation djihadiste nigériane Boko Haram a 
réduit de manière spectaculaire le nombre de ses attaques au 
Cameroun au cours des derniers mois, estime une ONG spécialisée 
dans la prévention et la résolution des conflits. 
    Selon une étude d'International Crisis Group, le groupe 
islamiste a enregistré depuis l'année dernière une série de 
revers militaires et des pertes importantes qui ont entamé sa 
capacité opérationnelle. 
    "Nous avons observé une spirale descendante vertigineuse du 
nombre d'attaques et d'attentats suicide", note Hans de Marie 
Heungoup, un des auteurs du rapport. Il y a deux ans, 
ajoute-t-il, les attaques étaient presque quotidiennes et leur 
nombre est tombé à une moyenne comprise entre six et huit par 
mois depuis septembre. 
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    PARIS - L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été entendu 
aujourd'hui par des enquêteurs après ses accusations sur la 
remise d'argent libyen à Nicolas Sarkozy avant la présidentielle 
de 2007, a-t-on appris de source policière. 
   Il a été auditionné en qualité de suspect libre, à Nanterre 
(Hauts-de-Seine), et non sous le régime de la garde à vue comme 
l'avait indiqué une autre source à Reuters, et est ressorti 
libre des locaux de la police. 
   L'ancien chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne 
Claude Guéant ont démenti formellement les faits allégués par 
Ziad Takieddine et leurs avocats ont annoncé des poursuites en 
diffamation contre l'intermédiaire franco-libanais. 
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    PARIS - Les salariés d'iTELE se sont prononcés en faveur de 
la reprise du travail, mettant fin à une grève d'une durée sans 
précédent dans l'audiovisuel depuis mai 1968, en dépit de 
concessions limitées de leur direction. 
    La fin du conflit laisse toutefois entière la question de 
l'avenir de la chaîne, déficitaire, sur le créneau encombré de 
l'information où s'affrontent quatre chaînes gratuites. 
    La reprise du travail a été votée à l'unanimité moins deux 
abstentions, au terme de 31 jours de grève. Une trentaine de 
salariés, soit un tiers des effectifs, ont annoncé leur départ 
de la chaîne, numéro deux de l'information en continu en France. 
    "Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la 
tête haute, avec au cœur le sentiment d'avoir tenté de défendre 
notre honneur", écrivent les salariés dans un texte publié sur 
le site d'information Lesjours.fr. 
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    PARIS - L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité un 
amendement créant un fonds d'indemnisation pour les victimes de 
la Dépakine, un anti-épileptique commercialisé par Sanofi depuis 
1967 en France. 
    L'amendement du gouvernement institue "un dispositif 
d'indemnisation des dommages imputables au valproate de sodium 
et à ses dérivés." 
    "La somme qui est inscrite pour 2017 est de 10 millions 
d'euros", a précisé la ministre de la Santé, Marisol Touraine . 
"Bien entendu, il s'agit d'un montant de 'montée en uissance'". 
    La Dépakine aurait été consommée par plus de 14.000 femmes 
enceintes entre 2007 et 2014 alors que le risque de 
malformations congénitales était connu. 
 
 
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