RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (12/03)

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    PARIS - Les syndicats réformistes, sur lesquels le 
gouvernement compte pour appuyer une réforme du Code du travail 
très controversée, ont affiché aujourd'hui leur détermination à 
obtenir des concessions, faute de quoi ils accentueront la 
mobilisation contre le projet. 
    Les syndicats réformistes de salariés et d'étudiants - CFDT, 
CFE-CGC, CFTC, FAGE et Unsa - ont mené des actions dans 
plusieurs villes comme Paris, Nice et Toulouse, pour faire 
connaître leurs contre-propositions. 
    Ils souhaitent que le Premier ministre Manuel Valls, qui 
réunira lundi les partenaires sociaux pour leur annoncer les 
points sur lesquels il est prêt à amender le texte, y apporte 
des améliorations importantes mais ils ne demandent pas son 
retrait pur et simple, contrairement à des centrales comme la 
CGT et FO, et à la majorité des syndicats étudiants et lycéens. 
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    PARIS - Une quinzaine de dirigeants sociaux-démocrates 
européens réunis à Paris se sont engagés à prendre des 
initiatives pour réformer une Union menacée d'"effacement" par 
les crises multiples et relancer la croissance, a dit François 
Hollande.  
    Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, le 
vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel et le président du 
Parlement européen, Martin Schulz, notamment, se sont retrouvés 
à l'Elysée à l'approche du Conseil européen de jeudi et vendredi 
à Bruxelles, essentiellement consacré à la crise des migrants. 
    Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, était convié à ce 
rendez-vous où les participants ont prôné une relance du projet 
européen quel que soit le résultat du référendum britannique sur 
la sortie de l'Union européenne du 23 juin ou celui des 
élections américaines, en novembre. 
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    BERLIN - A la veille d'importantes élections régionales dont 
elle risque de sortir affaiblie, la chancelière allemande Angela 
Merkel a défendu aujourd'hui sa politique en matière 
d'immigration. La chancelière a pris la décision à haut risque, 
l'été dernier, d'ouvrir les frontières allemandes aux réfugiés 
fuyant la guerre en Syrie, suscitant inquiétude et 
mécontentement dans une partie de la population allemande, y 
compris dans son propre électorat conservateur, face à l'afflux 
de plus d'un million de demandeurs d'asile. 
    La question des migrants est devenue le thème central des 
élections régionales qui ont lieu dimanche dans trois Länder 
allemands, en Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat, dans la 
partie ouest du pays, et en Saxe-Anhalt, dans la partie 
orientale. 
    Dans ce contexte, le parti anti-immigration AfD (Alternative 
pour l'Allemagne), déjà présent dans cinq des 16 Parlements 
régionaux allemands, devrait faire son entrée dans les trois 
Etats qui votent et l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la 
chancelière pourrait se retrouver affaiblie. 
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    BEYROUTH - Le ministre syrien des Affaires étrangères a 
confirmé la participation de son gouvernement aux nouvelles 
négociations de paix lundi à Genève et a exclu toute discussion 
à propos de la présidence. 
    L'opposition se fait des illusions si elle croit qu'elle 
peut prendre le pouvoir à Genève alors qu'elle n'a pas réussi à 
le prendre sur le champ de bataille, a ajouté Walid Moualem. 
"Nous ne discuterons pas avec quiconque discutera de la 
présidence", a dit le ministre à Damas lors d'une conférence de 
presse télévisée.  
    Le Haut Comité des négociations (HCN), principal 
représentant de l'opposition syrienne aux négociations de paix 
qui doivent reprendre lundi à Genève, veut créer un organe de 
direction provisoire dans lequel il n'y aurait pas de place pour 
le président syrien Bachar al Assad, a annoncé un de ses 
négociateurs, Mohamed Allouche. 
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    GAZA - Un garçon palestinien de dix ans et sa soeur de six 
ans ont été tués par un missile tiré par l'armée israélienne 
dans la bande de Gaza en réponse à des tirs de roquettes sur 
Israël. Il s'agit des premiers dus à une frappe aérienne 
israélienne dans l'enclave palestinienne depuis octobre dernier. 
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    CHICAGO - Donald Trump a annulé un meeting prévu hier à 
Chicago après que le rassemblement a semblé échapper à tout 
contrôle à la suite de l'irruption de nombreux protestataires 
opposés à la candidature à l'élection présidentielle américaine 
du magnat immobilier, qui a multiplié des propos polémiques sur 
des sujets sensibles tels que l'islam et les immigration. 
    Un membre de l'équipe de campagne Donald Trump, qui fait la 
course en tête dans la primaire républicaine en vue du scrutin 
du 8 novembre, est monté sur scène environ une demi-heure après 
le début programmé de la réunion pour venir dire que cette 
dernière était reportée pour des raisons de sécurité. 
    A la suite de cette annonce, une partie de la foule a 
commencé à chanter et à applaudir. Des échauffourées ont éclaté 
au moment où des partisans de Donald Trump se sont vus arracher 
des panneaux de leurs mains, ce qui a conduit la police à 
intervenir pour séparer les deux camps. 
    Les meetings de Donald Trump sont devenus de plus en plus  
agités à mesure de la progression de la campagne, l'homme 
d'affaires s'interrompant souvent pour réprimander des 
protestataires, demandant au service d'ordre de les évacuer. 
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    VARSOVIE - Les Polonais ont manifesté en nombre aujourd'hui 
à Varsovie pour demander que le gouvernement respecte la 
Constitution, nouvelle escalade dans la confrontation entre les 
conservateurs au pouvoir et l'opposition, soutenue par l'Union 
européenne et la plus haute instance judiciaire du pays. 
    Brandissant des drapeaux aux couleurs de la Pologne et de 
l'Union européenne, les manifestants criaient : "Constitution!". 
Ils demandaient que le gouvernement reconnaisse une décision du 
Tribunal constitutionnel polonais qui a estimé illégales les 
réformes juridiques controversées du gouvernement. 
    Depuis sa large victoire aux élections législatives 
d'octobre dernier, le parti Droit et Justice (PiS) a fait voter 
une réforme de la haute cour qui augmente le quorum de juges 
requis pour prendre une décision et modifie l'ordre de passage 
des affaires examinées par le tribunal, autant de décisions qui 
paralysent selon l'opposition le travail des magistrats. 
 
 
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