RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (07/02)

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    PARIS - Un des deux juges d'instruction chargés de l'enquête 
"Bygmalion" a ordonné le renvoi en procès de 14 personnes, dont 
Nicolas Sarkozy, poursuivi pour financement illégal de campagne 
électorale en 2012, a-t-on appris de source judiciaire.  
    L'avocat de l'ancien président, Me Thierry Herzog, a fait 
savoir qu'il ferait appel de cette décision. 
    Les mis en cause peuvent en effet faire appel de 
l'ordonnance de renvoi, fait rare, car elle n'a été signée que 
par Serge Tournaire, l'un des deux juges saisis de l'enquête, 
Renaud Van Ruymbeke s'étant abstenu. 
    "Ce désaccord manifeste entre ces deux magistrats, co-saisis 
d'une même information, fait rarissime pour être souligné, 
illustre l'inanité de cette décision", déclare Thierry Herzog 
dans un communiqué. 
    Dans l'ordonnance qui date du 3 février dernier, Nicolas 
Sarkozy est accusé d'avoir d'avoir dépassé le plafond des 
dépenses électorales en 2012 en engageant des dépenses 
supérieures au plafond légal, "sans tenir compte de deux alertes 
adressées par les experts comptables de sa campagne les 7 mars 
et 26 avril 2012", indique la source judiciaire. 
    Ses dépenses se sont élevées à au moins 42,8 millions 
d'euros, soit bien au-delà du plafond légal fixé à la somme de 
16,851 millions d'euros pour le premier tour et 22,509 millions 
pour le second tour, d'après le juge Serge Tournaire. 
    Le financement illégal de campagne électorale est passible 
d'une peine de 3.750 euros d'amende et d'un an de prison. 
     
    PARIS - L'avocat de François Fillon a qualifié de "nulle" 
l'enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF) 
portant sur les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié 
l'épouse du candidat à la présidentielle. 
    "Cette enquête se déroule dans des conditions qui ne sont 
pas normales. On estime que l'enquête du PNF est nulle", a 
déclaré Antonin Lévy à un groupe de journalistes. 
    Il a confirme avoir déposé lundi une note au PNF contestant 
la compétence du parquet parce que, estime l'avocat, le délit de 
détournement de fonds publics ne peut s'appliquer à un député. 
    François Fillon a présenté hier ses excuses aux Français 
face aux "interrogations" liées au travaux présumés fictifs de 
son épouse et de deux de ses enfants, tout en disant avoir agi 
en toute légalité et en excluant tout remboursement.  
    Déterminé à poursuivre sa course vers l'Elysée, le candidat 
de la droite et du centre à l'élection présidentielle a affirmé 
qu'une "nouvelle campagne commençait".   
     
    PARIS - Les investisseurs qui parient contre la France en 
raison du risque d'une victoire de Marine Le Pen à l'élection 
présidentielle se trompent et vont perdre beaucoup d'argent, a 
déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin. 
    La pression sur les obligations d'Etat françaises s'est 
accentuée ces derniers jours, des professionnels des marchés 
expliquant que les déboires du candidat de la droite, François 
Fillon, alimentaient les craintes d'une victoire de la candidate 
du Front national. 
    "Ceux qui, sincèrement ou juste par esprit de provocation ou 
de spéculation, disent 'je prends une position défavorable à la 
France parce que Marine Le Pen peut gagner', ces gens-là non 
seulement ils se trompent mais je vous le dis clairement : ils 
vont perdre beaucoup d'argent", a dit Michel Sapin.     
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    SAN FRANCISCO - La Cour d'appel de San Francisco a annoncé 
qu'elle entendrait ce mardi les partisans et adversaires du 
décret de Donald Trump interdisant l'entrée sur le territoire 
américain de ressortissants de sept pays à majorité musulmane. 
    Les Etats de Washington et du Minnesota, à l'origine de la 
plainte qui a débouché sur un ordre de suspension temporaire de 
l'application du décret rendu par un juge fédéral de Seattle, et 
l'administration Trump, qui a fait appel de cette décision, ont 
fourni des documents à la Cour hier. 
    Celle-ci a décidé d'écouter une présentation orale des 
arguments des deux camps, aujourd'hui à 15h00 (23h00 GMT), avant 
de rendre sa décision. Si l'appel du département de la Justice 
n'aboutit pas, l'administration Trump devra se tourner vers la 
Cour suprême pour tenter de faire appliquer à nouveau le décret. 
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    PARIS - François Hollande et Mahmoud Abbas ont condamné à 
Paris la loi israélienne sur la colonisation de territoires 
palestiniens, que le président de l'Autorité palestinienne juge 
contraire au droit international. 
    Le parlement israélien, la Knesset, a adopté lundi un texte 
de loi qui légalise rétroactivement la construction de 4.000 
logements de colons juifs sur des terrains privés appartenant à 
des Palestiniens en Cisjordanie occupée. 
    Ce vote a provoqué un tollé chez les Palestiniens et suscité 
l'inquiétude de la communauté internationale. 
    Lors d'une déclaration à l'Elysée, le président de 
l'Autorité palestinienne a qualifié le projet de loi de "défi 
flagrant" à la communauté internationale et demandé à cette 
dernière d'y faire obstacle "avant qu'il ne soit trop tard". 
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    BEYROUTH - Amnesty International accuse les autorités 
syriennes d'avoir pendu des milliers de prisonniers lors 
d'exécutions de masse et d'avoir systématiquement torturé les 
détenus dans une prison militaire près de Damas. 
    Dans un rapport publié cette nuit, l'ONG indique que ces 
exécutions collectives, constitutives de crimes contre 
l'humanité, se sont déroulées entre 2011 et 2015 et se 
poursuivent probablement aujourd'hui. 
    Le gouvernement de Bachar al Assad a rejeté par le passé de 
telles accusations, documentées notamment dans le "dossier 
César" contenant des milliers de photos prises par un ancien 
photographe de la police militaire syrienne. 
    D'après Amnesty, 20 à 50 détenus ont été exécutés chaque 
semaine dans la prison de Sednaya, au nord de Damas, soit entre 
5.000 et 13.000 pendant les quatre premières années de la guerre 
civile. 
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    PARIS - L'homme qui a attaqué vendredi des militaires au 
Carrousel du Louvre, à Paris, a commencé à répondre aux 
questions des enquêteurs lundi, après s'être dans un premier 
temps muré dans le silence, a-t-on appris de source judiciaire.  
    "À l'occasion d'une troisième audition hier, le gardé à vue 
a accepté de commencer à répondre aux enquêteurs, déclinant son 
identité et développant sa première version des faits", a dit 
cette source. "La garde à vue se poursuit." 
    L'homme, un Egyptien de 29 ans selon les premiers éléments 
de l'enquête, est hospitalisé à l'hôpital Georges-Pompidou à 
Paris, où il a été placé en garde à vue samedi après avoir été 
jugé en état d'être interrogé.  
    Dimanche, il avait refusé de répondre aux questions des 
enquêteurs.  
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    PARIS - La Direction de la répression des fraudes a transmis 
à la justice les conclusions de son enquête sur les émissions 
polluantes des véhicules diesel du groupe Fiat Chrysler, a 
annoncé hier soir le ministère de l'Economie. 
    Sans préciser les conclusions de ces investigations, Bercy 
indique dans un communiqué qu'un procès-verbal présentant leurs 
résultats détaillés vient d'être transmis au parquet de Paris et 
qu'"il revient maintenant à la justice de donner les suites 
qu'elle jugera nécessaires à ces manquements présumés". 
 
 
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