RESUME DE L'ACTUALITE A 17h00 GMT (03/04)

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PARIS - Les premières analyses de l'enregistreur de paramètres de vol de l'avion de la Germanwings qui s'est écrasé la semaine dernière dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord confirment qu'il s'agit d'un acte volontaire, déclare le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Les enquêteurs soupçonnaient déjà un acte "délibéré" de la part du copilote, Andreas Lubitz, après examen de la première boîte noire qui enregistre les conversations dans le cockpit, retrouvée dans les heures ayant suivi le crash du 24 mars. L'écoute leur avait permis de déterminer qu'Andreas Lubitz s'était enfermé dans le cockpit en l'absence momentanée du commandant de bord et l'avait empêché d'y revenir en verrouillant la porte d'accès de l'intérieur. La seconde boîte noire a été retrouvée jeudi par les équipes chargées de collecter les débris de l'Airbus A320 désintégré contre une paroi rocheuse des Alpes-de-Haute-Provence et de récupérer les corps des victimes, dont aucune n'est encore identifiée. --- LAUSANNE, Suisse - Au terme de huit jours de négociations marathon à Lausanne, l'Iran et les puissances impliquées dans les négociations sur son programme nucléaire ont conclu hier un accord-cadre portant sur au moins dix ans et qualifié d'"historique" par Barack Obama. Cet accord politique devra désormais être concrétisé par un règlement définitif global sur le programme nucléaire de Téhéran, lequel doit être conclu au plus tard le 30 juin. "Aujourd'hui, nous avons fait un pas décisif, nous nous sommes entendus sur des paramètres", a déclaré lors d'une conférence de presse Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, et qui coordonne les pays du P5+1 impliqués dans les négociations avec Téhéran. L'Iran devra se défaire de plus des deux tiers de ses centrifugeuses - lesquelles produisent de l'uranium pouvant servir à une bombe atomique -, démanteler un réacteur qui pourrait produire du plutonium et accepter des vérifications. Les sanctions internationales seront suspendues lorsque l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) aura constaté que l'Iran s'est soumis à toutes ses obligations. Elles pourront être rétablies à tout moment si l'Iran ne respecte plus ses engagements, lit-on dans le document américain. Le président américain, qui a appelé les dirigeants français, allemand et britannique afin de les remercier pour leur coopération, a salué un "bon accord". JERUSALEM - Un règlement définitif du contentieux sur le programme nucléaire de l'Iran doit l'obliger à reconnaître le droit à l'existence d'Israël, déclare Benjamin Netanyahu, au lendemain de la conclusion de l'accord de Lausanne. "Israël exige que tout accord définitif avec l'Iran comporte de sa part une reconnaissance claire et sans ambiguïté du droit à l'existence d'Israël", dit le Premier ministre dans un communiqué diffusé après une réunion extraordinaire de son "cabinet de sécurité". Dans les heures qui ont suivi la conclusion de l'accord de Lausanne, Barack Obama a appelé Benjamin Netanyahu pour l'assurer qu'il s'agissait d'un pas important et d'une solution durable pour mettre la bombe atomique hors de portée de l'Iran. DUBAI - Les grandes puissances ont reconnu à l'Iran le droit d'enrichir de l'uranium, se félicite le président Hassan Rohani dans un discours télévisé. Il a promis d'honorer les engagements pris dans le cadre de cet accord, censé ouvrir la voie à un règlement définitif d'ici à la fin juin, à condition que les Etats membres du groupe P5+1 fassent de même. --- GARISSA, Kenya - Le bilan de l'attaque de l'université de Garissa devrait encore s'alourdir pour dépasser le chiffre de 147, déclare une source gouvernementale, alors que la colère des habitants monte à l'encontre des forces de sécurité, accusées de ne pas avoir su éviter le massacre. Equipés d'explosifs et d'armes à feu, des islamistes somaliens d'Al Chabaab se sont lancés jeudi à l'aube à l'assaut du campus universitaire de Garissa, situé à près de 200 kilomètres de la frontières somalienne, tuant d'abord sans discernement avant d'épargner les étudiants musulmans et de prendre de nombreux chrétiens en otages. Le bilan établi jeudi faisait état de 147 morts et d'au moins 79 blessés -- très graves pour beaucoup d'entre eux -- mais de nombreux étudiants et membres du personnel manquent encore à l'appel. --- ADEN - Les rebelles houthis et leurs alliés de l'armée yéménite se sont retirés du quartier du Cratère, dans le centre d'Aden, à l'issue d'affrontements avec les forces fidèles au président Abd-Rabbou Mansour Hadi, a-t-on appris auprès de témoins et des autorités locales. Les miliciens chiites se sont repliés à Khor Maksar, sur l'isthme qui relie la ville du sud du Yémen au continent, après la destruction d'un de leurs chars et la prise d'un deuxième. Des combattants locaux disent avoir tué dix Houthis au cours des combats qui ont permis de repousser les miliciens chiites hors du quartier du Cratère. Selon eux, les Houthis ont tué deux médecins et deux patients en ouvrant le feu sur une ambulance qui évacuaient des blessés. --- ATHENES - La Grèce va rembourser le 9 avril une tranche d'un prêt du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de 450 millions d'euros, déclare le secrétaire d'Etat aux Finances, qui cherche à atténuer les craintes d'un défaut de paiement après une avalanche de déclarations contradictoires sur le sujet ces derniers jours. Athènes est en passe de manquer de liquidités et ses créanciers internationaux maintiennent le gel de leur aide financière en reprochant au nouveau gouvernement grec issu du parti de la gauche radicale Syriza l'absence d'engagements clairs en matière de réformes. Le remboursement du prêt au FMI a fait l'objet de déclarations contradictoires ces derniers jours. Le ministre de l'Intérieur avait ainsi suggéré que la Grèce accorderait la priorité aux salaires et aux retraites avant de rembourser les 450 millions d'euros. Le gouvernement grec a ensuite déclaré que le ministre avait été mal compris. --- TRIE-CHÂTEAU, Oise - François Hollande annonce la mise en place d'un dispositif fiscal de soutien à l'investissement productif des entreprises, dont les détails seront dévoilés mercredi prochain. Plusieurs clignotants macroéconomiques sont repassés au vert en France mais l'investissement des entreprises, susceptible d'enrichir la reprise en emplois, reste atone. Des chefs d'entreprise plaident pour des mesures de soutien afin d'inciter les entreprises à répondre à la hausse attendue de la demande, à l'image du président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, Louis Gallois. L'Insee a confirmé le scénario d'un rebond de l'économie française alimenté par la chute des cours du pétrole et la dépréciation de l'euro mais d'une ampleur insuffisante à ce stade pour enrayer la progression du chômage. --- PARIS - La perspective d'une réforme rapide du contrat de travail, évoquée récemment par le Premier ministre Manuel Valls, s'éloigne, estiment des participants à une réunion dédiée à un bilan de la loi de sécurisation de l'emploi de 2013. Le patronat souhaite notamment la mise en place d'un contrat à durée indéterminée (CDI) "sécurisé", limitant les risques de contentieux en cas de licenciement. Mais "concernant l'évolution des contrats de travail, on a senti que la porte était plutôt fermée du côté du gouvernement", a dit à la presse le président du syndicat des patrons de petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin. --- PARIS - Trois anciens responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, qui avaient été placés en garde à vue mercredi dans l'enquête sur l'affaire Bygmalion, ont été déférés vendredi et vont être présentés aux juges d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire. Il s'agit du préfet Guillaume Lambert, ex-directeur de la campagne présidentielle, du député UMP Philippe Briand, qui était son trésorier, et de l'avocat Philippe Blanchetier. Les magistrats enquêtent sur un système présumé de fausses facturations qui aurait permis d'imputer à l'UMP des dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. --- PARIS - Les députés français ont adopté vendredi, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la santé, un amendement qui interdit le recours à des mannequins maigres et dénutris. L'Assemblée a adopté un amendement qui dispose que "l'exercice d'une activité de mannequin est interdit à toute personne dont l'indice de masse corporelle est inférieur à des niveaux définis", sur proposition des autorités de santé.

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