RESUME DE L'ACTUALITE A 16h20 GMT (26/06)

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 (Répétition) 
    MADRID - Le bloc anti-austérité Unidos Podemos devrait 
enregistrer une progression sensible lors des élections 
législatives organisées aujourd'hui en Espagne, ce qui serait un 
nouveau coup porté aux partis traditionnels européens, déjà 
ébranlés par le choix des Britanniques de quitter l'Union 
européenne. 
    Les électeurs espagnols retournent aux urnes six mois après 
qu'un précédent scrutin législatif, le 20 décembre, n'a pu 
aboutir à la formation d'une coalition gouvernementale, les 
partis traditionnels - le Parti populaire (PP) et le Parti 
socialiste espagnol (PSOE) - ayant été bousculés par les 
nouveaux venus que sont Podemos et le centriste Ciudadanos. 
    A 12h00 GMT, le taux de participation était de 36,9%, soit 
exactement comme le 20 décembre, alors que l'on s'attendait à un 
recul de l'affluence après six mois de dissensions entre partis 
politiques et avec le début des vacances d'été. Les bureaux de 
vote fermeront à 18h00 GMT et des sondages à la sortie des urnes 
seront diffusés peu après. 
    Les derniers sondages semblent suggérer que le parlement 
issu des élections sera tout aussi fragmenté que le précédent, 
aucun des quatre grands partis et des six formations régionales 
n'était susceptible de s'imposer dans un parlement composé de 
350 sièges. 
    Nombre d'analystes pensent cependant que le PSOE, fondé il y 
a 137 ans, préférerait former une "grande coalition" avec le PP 
de l'actuel président du gouvernement Mariano Rajoy, voire 
soutenir un gouvernement PP minoritaire plutôt que de s'associer 
à Podemos, un parti qui menace son existence.  
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    LONDRES - Les remous boursiers et monétaires provoqués 
vendredi par le vote des Britanniques en faveur du "Brexit" ont 
accru le sentiment d'inquiétude en Asie, où Chine, Japon et 
Corée du Sud craignent pour la stabilité financière, à quelques 
heures de la réouverture des marchés. 
    En Grande-Bretagne, le conflit ouvert au sein des Tories a 
gagné la principale formation d'opposition, le Labour, dont huit 
dirigeants ont démissionné après avoir ouvertement contesté le 
leadership de Jeremy Corbyn, lui reprochant de ne pas avoir 
défendu avec pugnacité l'idée du "Remain". 
    La fracture au sein des grands partis existe aussi dans le 
reste du pays: 3,2 millions de Britanniques ont déjà signé une 
pétition appelant à un nouveau référendum, et un sondage réalisé 
vendredi montre que les Ecossais se prononceraient désormais à 
59% pour l'indépendance. 
    La Première ministre d'Ecosse, Nicola Sturgeon, a même 
évoqué la possibilité de s'opposer aux lois qu'adopteront les 
députés britanniques pour officialiser le retrait du Royaume-Uni 
de l'UE. 
    David Cameron a annoncé son intention de démissionner d'ici 
octobre mais refuse d'invoquer formellement l'article 50 du 
Traité de Lisbonne, qui prévoit un délai de deux années de 
négociations en cas de sortie d'un pays. Il laisse le soin 
d'invoquer cet article à son successeur, qui devra être désigné 
par le Parti conservateur à un moment ou l'autre avant son 
congrès annuel du mois d'octobre. 
    Des responsables européens ont cependant estimé que Londres 
n'avait pas, à ses yeux, besoin d'envoyer une lettre formelle 
pour déclencher le processus de sa sortie de l'UE. 
    "Ce déclenchement (...) pourrait prendre la forme d'une 
lettre au président du Conseil européen ou une déclaration 
officielle lors d'une réunion du Conseil européen dûment notée 
dans les enregistrements officiels de la réunion", a dit un 
porte-parole du Conseil européen. 
    Le ministre britannique des Affaires étrangères Philip 
Hammond a estimé ce matin que la perte de l'accès au marché 
unique européen serait "catastrophique" pour la Grande-Bretagne 
après le vote en faveur du Brexit. 
    Philip Hammond, qui a fait campagne en faveur du "Remain" 
(maintien), a jugé que son pays ne pourrait pas être en mesure 
d'accéder au marché unique tout en revendiquant un contrôle 
total des flux migratoires en provenance des autres Etats 
membres de l'Union européenne. 
     
    BERLIN - L'Union européenne ne fera pas de nouvelle 
proposition au Royaume-Uni pour tenter de le maintenir dans 
l'Union européenne, et ce pays ne pourra pas être un 
"demi-partenaire", estime le vice-chancelier allemand, Sigmar 
Gabriel. 
    "Les Britanniques ont décidé de partir. Nous ne discuterons 
pas de ce que l'UE peut encore leur offrir pour les maintenir en 
son sein", déclare le social-démocrate Gabriel, par ailleurs 
ministre allemand de l'Economie, dans une interview publiée 
aujourd'hui par le journal financier Handelsblatt. 
     
    BERLIN/PARIS - La France et l'Allemagne proposent une série 
de mesures pour aider l'Europe, "sévèrement mise à l'épreuve" 
par le vote britannique sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne, à répondre mieux aux attentes de ses citoyens. 
    Dans une déclaration commune consultée par Reuters, les 
ministres des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et 
Frank-Walter Steinmeier prennent acte "avec regret" de ce vote. 
    Ils proposent notamment de concentrer les efforts communs 
sur les défis qui ne peuvent être relevés qu'au niveau européen 
et de laisser les échelons nationaux et régionaux se charger des 
autres enjeux. 
    En matière de gouvernance économique, France et Allemagne 
font un pas l'une vers l'autre : Paris soutient la nécessité 
d'une convergence entre les pays de la zone euro, tandis que 
Berlin admet qu'un "alignement unilatéral" des pays déficitaires 
sur les pays excédentaires est "politiquement irréalisable".   
     --- 
    PARIS - L'ex-président français Nicolas Sarkozy n'écarte pas 
l'idée d'un référendum en France sur l'Union européenne, mais à 
condition qu'il porte sur une "refondation" de l'Europe. 
    "La question n'est pas tant celle du référendum que celle de 
la question qu'on pose", a-t-il déclaré dans une interview 
diffusée dimanche par France 2. 
    Candidat probable à la primaire de la droite et du centre 
pour l'élection présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy appelle 
à une refondation de l'Union européenne, avec un nouveau traité 
précisant "clairement (...) de nouveaux choix pour l'Europe". 
    "Alors la question du référendum se posera et je ne vois pas 
comment on pourra la refuser", a-t-il expliqué. "L'Europe ne 
peut pas continuer à se construire contre les peuples." 
     --- 
    NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique - Les habitants de 
Loire-Atlantique étaient appelés aujourd'hui à se prononcer sur 
le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lors d'une 
"consultation" inédite en France et cruciale pour l'avenir de 
cet équipement controversé. 
    Quelque 967.000 électeurs du département pouvaient se 
prononcer pour ou contre le transfert de l'actuel aéroport de 
Nantes au nord de l'agglomération, un avis qui demeure 
"consultatif" selon la loi mais dont François Hollande et Manuel 
Valls se sont engagés à suivre le résultat. 
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    BAGDAD - Les forces irakiennes ont pris le contrôle du 
dernier quartier que les combattants du groupe Etat islamique 
(EI) tenaient à Falloudja et ont annoncé que la bataille pour la 
reconquête de cette ville était terminée. 
    Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi avait proclamé 
la semaine passée la victoire des troupes gouvernementales dans 
cette localité stratégique mais les combats s'étaient 
poursuivis. 
    "Nous annonçons que le quartier central de Golan a été 
nettoyé par les unités de l'antiterrorisme et nous transmettons 
au peuple irakien la bonne nouvelle que la bataille de Falloudja 
est terminée", a déclaré le général Abdoul Wahab al Saïdi sur la 
télévision gouvernementale. 
    Quelques combattants de l'EI demeurent retranchés dans une 
poignée de bâtiments tandis que les autres ont fui, a-t-il 
précisé, ajoutant qu'au moins 1.800 islamistes avaient été tués 
dans cette opération. 
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    EREVAN - Le Vatican a répliqué aujourd'hui à la Turquie, qui 
a accusé la veille le pape François d'avoir une "mentalité de 
croisé" parce qu'il avait utilisé de nouveau le terme de 
génocide à propos du massacre de 1,5 million d'Arméniens par les 
troupes ottomanes en 1915. 
    "Le pape n'est pas en croisade. Il ne cherche ni à organiser 
des guerres ni à construire des murs, mais souhaite jeter des 
ponts", a dit à la presse à Erevan son porte-parole, le père 
Federico Lombardi. "Il n'a pas dit un mot contre le peuple 
turc". 
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    REYKJAVIK - L'historien Gudni Johannesson a remporté 
l'élection présidentielle d'hier en Islande, marquée par une 
défiance des électeurs à l'égard de la classe politique après la 
crise financière de 2008 et le scandale des "Panama papers". 
    Après le dépouillement de l'ensemble des bulletins, 
Johannesson, professeur à l'université d'Islande, a obtenu 39% 
des suffrages face à ses rivaux, un ancien Premier ministre et 
le gouverneur de la banque centrale islandaise, indique la 
chaîne de télévision publique RUV. Le poste de chef de l'Etat 
est principalement honorifique mais ce dernier dispose du 
pouvoir de s'opposer à certains textes de loi. 
 
 
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