RESUME DE L'ACTUALITE A 16h00 GMT (27/09)

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NEW YORK - La France a lancé aujourd'hui ses premières frappes aériennes contre des "sanctuaires" de l'Etat islamique en Syrie, détruisant un camp d'entraînement dans l'est du pays, et a annoncé qu'elle poursuivrait son action "autant que nécessaire". La France est désormais engagée sur deux fronts contre l'EI : l'Irak, où elle a mené quelque 200 frappes depuis septembre 2014 dans le cadre de l'opération Chammal, et la Syrie, où elle précise agir en autonomie. Six appareils, dont cinq Rafale, ont détruit ce matin un camp d'entraînement de l'EI près de Daïr az Zour, dans l'est de la Syrie, a précisé François Hollande lors d'une déclaration en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le président français a ajouté qu'il plaiderait pour une solution politique et diplomatique dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies. Il a réaffirmé que la France n'écartait personne pour un règlement global, tout en soulignant que "l'avenir de la Syrie ne peut passer par Bachar al Assad". --- BARCELONE - Les partis séparatistes visent aujourd'hui la majorité des sièges au parlement catalan afin d'engager la région espagnole sur la voie de l'indépendance, même si le gouvernement de Madrid s'y oppose. Les Catalans élisent 135 membres du parlement régional pour les quatre prochaines années et les séparatistes veulent donner à cette élection une allure de référendum. Les principales formations sécessionnistes ont créé une plate-forme commune "Junts pel Si" (ensemble pour le oui) dont l'ambition est de séparer la Catalogne de l'Espagne. Selon les enquêtes d'opinion "Junts Pel Si" et le petit parti de gauche CUP pourraient manquer la majorité absolue de 50% des voix mais obtenir une majorité de sièges au Parlement. Les premiers résultats sont attendus à 20h00 (18h00 GMT). L'indépendance formelle de la Catalogne reste toutefois bien théorique dans l'esprit de nombreux Catalans, montrent les études d'opinion. Seuls 20% des électeurs pensent que le mouvement séparatiste obtiendra gain de cause, selon un sondage publié par le quotidien barcelonais La Vanguardia. --- PHILADELPHIE - Le pape François, qui conclut ce soir sa visite aux Etats-Unis, a déclaré à des évêques à Philadelphie avoir rencontré des victimes d'abus sexuels commis par des membres du clergé catholique. "Dieu pleure pour les abus sexuels dont ont été victimes des enfants", a dit le souverain pontife, âgé de 78 ans. "Les jeunes doivent être protégés et tous ceux qui sont responsables auront des comptes à rendre". Le pape s'exprimait lors d'une rencontre avec les évêques invités à la Rencontre mondiale des familles, au séminaire Saint-Charles-Borromée de Philadelphie, avant de rendre visite à un groupe de détenus d'une prison de Pennsylvanie, puis de célébrer une messe en plein air, à laquelle sont attendus un million et demi de fidèles. Il doit reprendre l'avion en fin de journée à destination de Rome, au terme d'une tournée qui l'a conduit successivement à Cuba puis aux Etats-Unis, où il a prononcé un discours devant le Congrès américain ainsi que, à New York, devant l'Assemblée générale des Nations unies. --- NEW YORK - Le président américain Barack Obama rencontrera mardi son homologue cubain, Raul Castro, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, annonce la Maison blanche. Il s'agira de leur deuxième rencontre depuis qu'ils ont engagé leurs pays sur la voie de la normalisation. Leur premier tête-à-tête avait eu lieu au mois d'avril, à Panama, en marge du Sommet des Amériques. Les Etats-Unis et Cuba ont renoué des relations diplomatiques le 20 juillet et ont rouvert alors des ambassades, dans le cadre d'un processus de normalisation engagé en décembre dernier. --- BERLIN - Des salariés et des fournisseurs de Volkswagen avaient averti le groupe il y a plusieurs années de l'existence du logiciel permettant de fausser les résultats des tests d'émissions polluantes, rapportent deux journaux allemands. L'information, si elle était confirmée, pourrait compliquer la tâche de la direction du groupe, confronté au scandale le plus grave de son histoire et qui a promis de regagner au plus vite la confiance de ses clients et des marchés. Volkswagen, qui s'est hissé au premier semestre au premier rang mondial du secteur devant le japonais Toyota, est visé par plusieurs enquêtes dans le monde entier après avoir reconnu que 11 millions de véhicules diesel de sa fabrication étaient équipés d'un logiciel de "truquage" des tests. L'enquête interne ouverte par la direction vise avant tout à identifier à quel niveau dans la pyramide hiérarchique se trouvaient les responsables de la tromperie et depuis combien de temps ils connaissaient son existence. --- BANGUI - Des miliciens chrétiens armés sont descendus dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, où des manifestants ont érigé des barricades au lendemain de violences intercommunautaires qui ont fait 21 morts et une centaine de blessés. Aux premières heures de la journée, des jeunes gens en colère ont abattu des troncs d'arbres pour bloquer les grandes artères de la ville. Des soldats de la force des Nations unies, la Minusca, ont tiré des gaz lacrymogènes avenue Boganda et tenté, en vain, de les faire partir. Des témoins ont signalé des tirs sporadiques dans certains quartiers et assisté au pillage d'habitations et de commerces. Les violences de samedi ont été commises par des musulmans en représailles au meurtre d'un des leurs dans Bangui. Ce sont les heurts les plus meurtriers depuis le début de l'année dans la ville, où des troupes françaises et des casques bleus de l'Onu s'emploient à maintenir la sécurité. --- ISTANBUL - Dix-sept migrants ont péri aujourd'hui dans le naufrage de leur embarcation au large de la Turquie, alors qu'ils se dirigeaient vers l'île grecque de Kos, en mer Egée. Le bateau, qui avait à son bord 37 personnes, dont 20 ont pu être secourues, était parti du village turc de Gumusluk, dans la péninsule de Bodrum. --- PARIS - Nicolas Sarkozy et ses rivaux pour la primaire présidentielle de la droite et du centre ont affiché aujourd'hui un front uni dans la campagne des élections régionales alors qu'un sondage prédit une "vague bleue" lors du scrutin des 6 et 13 décembre. Le Premier ministre, Manuel Valls, a renouvelé pour sa part son appel au rassemblement de la gauche, qui part divisée au combat. "L'union, c'est mettre de côté les ambitions personnelles pour se mettre au service des Français", a-t-il dit lors d'un discours à la "Fête de la Rose", dans la Drôme. D'après une enquête Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et BFM TV, les Républicains et leurs alliés centristes sont crédités nationalement de 35% des intentions de vote au premier tour des régionales, le Front national de 26% et le Parti socialiste de 23%. Le Front de gauche recueillerait 7% des suffrages, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) trois pour cent, à égalité avec Debout la France.

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