RESUME DE L'ACTUALITE A 16h00 GMT (18/05)

le , mis à jour à 18:15
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BAGDAD - Une colonne de 3.000 miliciens chiites a atteint aujourd'hui une base militaire située à une trentaine de kilomètres de Ramadi, capitale de la province d'Anbar tombée hier aux mains des combattants de l'Etat islamique. Au même moment, les djihadistes de l'EI progressaient en direction de cette base. L'EI a infligé hier un revers sans précédent cette année aux forces gouvernementales irakiennes en s'emparant de Ramadi, à 110 km à l'ouest de Bagdad. Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi, jusque-là réticent à impliquer des milices chiites au coeur du pays sunnite irakien par crainte d'affrontements confessionnels, a cette fois demandé leur soutien. --- ATHENES - Le gouvernement grec doit aboutir à un accord avec ses créanciers avant la fin du mois même s'il sera en mesure de payer les salaires et les pensions de mai, a déclaré son porte-parole, tandis que la Commission européenne a jugé que les positions se rapprochaient dans de nombreux domaines en raison d'un état d'esprit plus constructif à Athènes. "Il faut qu'il y ait une solution en mai afin que nous puissions résoudre nos problèmes de liquidités", a dit Gabriel Sakellaridis lors d'une conférence de presse. Il a exclu l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires pour lever des fonds et ajouté que le gouvernement ne signerait pas un troisième plan d'aide financière. Il a également souligné qu'Athènes maintenait ses "lignes rouges" dans les négociations avec ses partenaires, ce qui revient à refuser toute réduction des pensions de retraite et à exiger un projet incluant des objectifs de croissance économique, un objectif d'excédent primaire (hors service de la dette) viable et une restructuration de la dette. --- ADEN - Les raids aériens de la coalition conduite par l'Arabie saoudite contre les miliciens Houthis ont repris ce matin à Aden après l'expiration d'une trêve humanitaire de cinq jours. A Ryad, le ministre yéménite en exil des Affaires étrangères, Reyad Yassine Abdallah, a affirmé que les frappes de la coalition avaient repris parce que les miliciens chiites et leurs alliés n'avaient pas respecté ce cessez-le-feu. La trêve humanitaire était entrée en vigueur pour cinq jours mardi soir. L'émissaire de l'Onu pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a appelé dimanche la coalition arabe et les belligérants yéménites à la prolonger d'autant. --- WACO, Texas - Près de 200 personnes ont été arrêtées au lendemain d'une fusillade qui a provoqué la mort de neuf personnes et en a blessé 18 autres à Waco, au Texas, lors d'une violente rixe entre les membres de bandes de motards. La fusillade a eu lieu au cours d'une bagarre entre au moins trois bandes rivales sur le parking d'un restaurant situé dans un centre commercial. --- BUJUMBURA - Le ministre burundais de la Défense, Pontien Gaciyubwenge, et son collègue aux Affaires étrangères, Laurent Kavakure, ont été limogés, cinq jours après l'échec d'un coup d'Etat contre le président Pierre Nkurunziza. De petits groupes de manifestants sont redescendus aujourd'hui dans les rues de la capitale, Bujumbura, pour dénoncer la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, candidature qui, selon l'opposition, viole la Constitution et les accords de paix d'Arusha qui ont mis fin la guerre civile de 1993-2005. --- PARIS - Le tribunal correctionnel de Paris a mis un terme au procès des délits d'initiés présumés chez EADS, devenu Airbus Group, en constatant l'extinction des poursuites. Le 18 mars dernier, le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par certains prévenus, avait jugé non conforme le cumul de poursuites pénales et administratives en matière boursière. Le Parquet national financier (PNF) avait donc requis la relaxe des prévenus, estimant que le tribunal les poursuivait pour les mêmes faits que l'Autorité des marchés financiers (AMF), qui les avait blanchis en 2009. Le tribunal correctionnel a eu la même appréciation, mais il a préféré l'extinction des poursuites à la relaxe, une subtilité juridique qui ne change rien sur le fond. --- RENNES - Les deux policiers jugés pour non assistance à personne en danger après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-bois en 2005, drame qui avait embrasé les banlieues françaises, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Rennes. Il leur était reproché de n'avoir pas tenté de porter secours ou de n'avoir pas prévenu les services d'assistance alors que les deux adolescents s'étaient réfugiés dans un site EDF après une course-poursuite avec les forces de l'ordre. Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, avaient trouvé la mort après s'être réfugiés dans un transformateur électrique. Un troisième jeune, Muhittin Altun, 17 ans, qui les accompagnait, avait été grièvement blessé. Trois semaines de violences avaient suivi dans les banlieues, avec un bilan de 300 bâtiments et 10.000 véhicules incendiés, 130 policiers et émeutiers blessés, ce qui avait conduit à l'instauration de l'état d'urgence pour la première fois depuis la guerre d'Algérie. --- PARIS - Un "ajustement" du gouvernement aura lieu le mois prochain, avec notamment la nomination d'un secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a déclaré ce matin Manuel Valls. Le poste est vacant depuis la démission, début mars, de Geneviève Fioraso pour raison de santé. Ses fonctions ont été reprises par la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui a cependant annoncé la semaine dernière le remplacement "imminent" de l'ex-secrétaire d'Etat dans le cadre d'un "ajustement plus général au sein du gouvernement". --- PARIS - La Société générale "s'étonne" lundi de révélations sur les déclarations à la justice d'une commandante de police chargée d'enquêter sur l'affaire Kerviel dans lesquelles elle dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer les agissements de son ex-courtier. La commandante de police de la brigade financière a tenu ces propos lors de sa récente audition devant les juges, a-t-on indiqué une source policière, confirmant une information de Mediapart. L'ex-courtier Jérôme Kerviel, condamné à cinq ans de prison dont trois ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux, a toujours dit que la Société Générale savait qu'il prenait des positions vertigineuses non couvertes qui se sont soldées par une perte de 4,9 milliards d'euros.

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