RESUME DE L'ACTUALITE A 16h00 GMT (12/04)

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PANAMA - Barack Obama a eu cette nuit un entretien qu'il a qualifié d'"historique" avec son homologue cubain Raùl Castro en marge du sommet des Amériques à Panama, moins de quatre mois après le début du processus de normalisation annoncé conjointement le 17 décembre. Le président américain a jugé le moment venu de tourner la page de la Guerre froide, sans renoncer à insister sur le respect des droits de l'homme et de la démocratie. "Nous sommes maintenant en mesure de tracer un chemin vers l'avenir", a-t-il déclaré à son interlocuteur avant d'entamer cet entretien sans précédent depuis près de 60 ans qui, selon lui, ne mettra toutefois pas fin aux divergences entre Washington et La Havane. "Nous avons des points de vue différents sur l'organisation de la société et je lui ai dit de façon très directe que nous n'allions pas cesser de parler de sujets tels que la démocratie, la liberté de la presse et la liberté de réunion", a souligné Barack Obama lors de la conférence de presse qui a suivi. --- NEW YORK - En annonçant ce soir pour la seconde fois sa candidature à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, Hillary Clinton tentera une nouvelle fois de briser ce qu'elle considère comme le très dur "plafond de verre" qui empêche les femmes d'accéder à la magistrature suprême. Hillary Clinton, qui avait perdu la course à l'investiture en 2008 face à un Barack Obama champion dans l'art d'utiliser internet et les nouveaux outils de communication, donnera le coup d'envoi de sa campagne pour 2016 en vidéo et sur les réseaux sociaux, indique un démocrate au fait de ses projets. Elle se rendra ensuite dans la semaine dans l'Iowa, où doit commencer début 2016 la bataille pour les primaires. Samedi, au sommet des Amériques, le président Obama lui a apporté un soutien marqué, déclarant que son ancienne secrétaire d'Etat et "amie" ferait "une excellente présidente". --- CITE DU VATICAN - Le Pape François a célébré ce matin le 100e anniversaire du massacre des Arméniens en en parlant comme du "premier génocide du XXe siècle", des propos qui ont suscité une vive réaction de la part d'Ankara, qui a convoqué le nonce apostolique (ambassadeur) du Vatican en Turquie pour protester. C'est la première fois qu'un pape prononce publiquement le mot de "génocide" à propos du massacre des Arméniens, utilisant là un terme employé par certains pays européens, dont la France, et sud-américains, mais qu'évitent les Etats-Unis et d'autres pays afin de préserver de bonnes relations avec un important allié. Le pape Jean Paul II et le primat de l'Eglise apostolique arménienne, Guaréguine II Nersissian, avaient toutefois déjà parlé du "premier génocide du XXe siècle" dans une déclaration écrite commune remontant à 2001. La Turquie musulmane reconnaît qu'un grand nombre de chrétiens arméniens sont morts dans une guerre civile qui a commencé en 1915 sur son territoire actuel mais n'est pas d'accord sur le fait que le nombre de morts se compterait par centaines de milliers, chiffre permettant de parler de génocide. "Les lieux de culte ne sont pas des endroits où l'on incite à la haine et à la vengeance, sur la base d'accusations sans fondement", a dit sur Twitter le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuolu. --- PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères n'exclut pas un éventuel rebondissement qui viendrait compromettre la signature d'un accord définitif sur le nucléaire iranien fin juin. Un nouveau rebondissement venant compromettre cette signature n'est "pas l'hypothèse la plus probable", estime Laurent Fabius dans une interview au Parisien Dimanche. "Mais on ne peut l'écarter", ajoute-t-il. "Plusieurs sujets sensibles n'ont pas encore été réglés. Par exemple, comment s'assurer que l'Iran ne se dotera pas d'un programme à dimension militaire ? A quel rythme lever les sanctions, et si l'accord n'est pas respecté, comment les rétablir ?" --- ADEN, Yémen - Les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen ont tué huit civils aujourd'hui dans la ville de Taiz, dans le centre du pays, apprend-on de source médicale. Les bombardements visaient un site tenu par des militaires restés fidèles à l'ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui ont rejoint les Houthis chiites alliés à l'Iran contre les milices du sud du pays, explique-t-on. --- ISMAILIA, Egypte - Une bombe visant un véhicule blindé égyptien a tué six militaires, dont deux officiers, et a blessé deux autres soldats, aujourd'hui près de la ville de Cheikh Zouaïd, dans le nord du Sinaï, a annoncé l'armée. En outre, une voiture piégée visant un poste de police à Al Arich, au Sinaï, a fait au moins deux morts et une trentaine de blessés, a-t-on appris de source médicale. --- NAIROBI - Un étudiant kényan est mort ce matin et plus de 100 autres ont été blessés dans un mouvement de panique causé par l'explosion d'un transformateur électrique, signe de la nervosité qui règne dans le pays, dix jours après le massacre de l'université de Garissa. Craignant que le campus de Kikuyu de l'université de Nairobi ne soit l'objet d'une attaque, de nombreux étudiants ont sauté par la fenêtre, parfois d'une hauteur de cinq étages, a expliqué Peter Mbithi, le vice-chancelier de l'université. L'étudiant décédé figurait parmi ceux-ci. Le 2 avril dernier, les islamistes d'Al Chabaab, affiliés à Al Qaïda, ont tué 148 personnes à l'université de Garissa, située à environ 200 km de la frontière avec la Somalie. --- PARIS - Alain Juppé a déclaré sur France 2 être un "concurrent sérieux" et craint par Nicolas Sarkozy pour l'investiture de l'UMP pour l'élection présidentielle de 2017. Dans le cadre d'une émission-portrait qui lui était consacrée, le maire de Bordeaux a redit sa détermination à aller jusqu'au bout de la procédure de désignation du candidat de la droite et son espoir de l'emporter sur Nicolas Sarkozy. "Je crois qu'il a vis-à-vis de moi aussi des sentiments mêlés d'amitié et, peut-être, un peu de crainte, parce qu'il pense que je suis un concurrent potentiel sérieux. Il a raison d'ailleurs", a ajouté l'ancien Premier ministre. --- PARIS - Jean-Marie Le Pen, dont la rupture avec sa fille Marine, présidente du Front national, est consommée, ne semble plus exclure de renoncer à se présenter aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur mais à condition que sa petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen, soit investie à sa place. Le bureau exécutif du parti d'extrême-droite est convoqué le 17 avril pour examiner les investitures des têtes de liste aux régionales de décembre. "Je ferai connaître ma position lundi", annonce Jean-Marie Le Pen, 86 ans, dans le Journal du Dimanche (JDD). "Si je n'étais pas candidat, je ne vois que Marion", ajoute-t-il. "Il n'y a aucune autre personnalité qui ait autant de notoriété et de particularité au sein du Front national pour cette région." --- SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION - Un adolescent de 13 ans est mort ce matin à la Réunion des suites d'une attaque de requin sur le site de surf des Aigrettes, à Saint-Gilles-les-Bains, dans l'ouest de cette île de l'Océan indien. Le drame s'est produit dans une zone où les activités nautiques sont interdites en raison de la présence accrue de squales. C'est la deuxième attaque mortelle d'un requin depuis le début de l'année à La Réunion. Sept personnes ont perdu la vie depuis 2011 à la suite d'attaques de squales.

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