RESUME DE L'ACTUALITE A 16h00 GMT (08/09)

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    PARIS - François Hollande a prononcé aujourd'hui un discours 
de combat contre la droite accusée de vouloir abaisser la 
démocratie et liquider le modèle social français, donnant un 
signal clair de sa volonté d'être candidat en 2017 pour ne pas 
laisser l'image de la France s'altérer "lors des prochaines 
années".  
    Le président a saisi l'occasion d'une intervention sur "la 
France face au terrorisme" pour approfondir sa vision du pays et 
attaquer une opposition jugée trop sûre d'elle quant à ses 
chances de remporter l'élection présidentielle du printemps.  
    "Je ne laisserai pas l'image de la France, le rayonnement de 
la France, l'influence de la France s'altérer lors des prochains 
mois ou des prochaines années", a dit François Hollande devant 
le gouvernement de Manuel Valls et des centaines de personnes 
réunies à l'appel des fondations Jean Jaurès et Terra Nova. 
    C'est la première fois que le président français, qui doit 
annoncer ses intentions à la fin de l'année, se projette ainsi 
aux responsabilités dans un avenir à moyen terme. 
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    PARIS - Le gouvernement français annoncera demain un geste 
fiscal en direction des ménages pour 2017, a dit son 
porte-parole Stéphane Le Foll. "Cette question va trouver sa 
réponse demain", a-t-il dit lors du compte rendu du conseil des 
ministres. "Il y aura une mesure fiscale sur les ménages et il y 
aura des mesures pour les entreprises", a-t-il ajouté. 
    Le journal Les Echos a rapporté cette semaine que la piste 
privilégiée par le gouvernement pour les ménages était une 
"ristourne" sur l'impôt sur le revenu pour un montant maximum 
d'un milliard d'euros, la moitié de ce qui était envisagé avant 
l'été. Le Premier ministre Manuel Valls a confirmé mardi que 
cette baisse forfaitaire était une des hypothèses étudiées. 
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    PARIS - Quatre personnes sont en garde à vue après la 
découverte le week-end dernier d'une voiture contenant des 
bonbonnes de gaz pleines, à proximité de Notre-Dame-de-Paris, 
a-t-on appris de source judiciaire.  
    Un second couple a été interpellé hier soir après 
l'arrestation d'un premier mardi sur une aire d'autoroute, près 
d'Orange (Vaucluse). 
    Les quatre personnes, originaires de Montargis, dans le 
Loiret, sont connues des services de renseignement pour leur 
radicalisation.        
    Stationnée quai de Montebello, non loin de Notre-Dame et de 
la préfecture de police, la voiture, feux de détresses allumés 
et dépourvue de plaque d'immatriculation, avait été signalée par 
des riverains dans la nuit de samedi à dimanche.  
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    PARIS - Salah Abdeslam, seul rescapé présumé du commando 
djihadiste des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, 
n'a une nouvelle fois pas souhaité s'exprimer lors de son 
audition aujourd'hui par un juge d'instruction, a déclaré à la 
presse son avocat, Me Frank Berton. 
    Il "a exercé son droit au silence pendant l'interrogatoire 
qui a duré environ une heure et demie, donc il a souhaité garder 
pour la troisième fois le silence suite aux questions qui lui 
ont été posées cette fois-ci par le juge", a dit Frank Berton.  
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    PARIS - Le ministre de l'Economie et des Finances Michel 
Sapin et le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue 
ont demandé à Alstom "d'engager une phase de discussion et de 
négociation" avant toute décision définitive sur l'avenir du 
site de Belfort. 
    "Les ministres seront particulièrement attentifs à 
l'évolution globale de l'emploi industriel à Belfort et au 
maintien de la capacité de la France à concevoir et fabriquer 
des locomotives", peut-on lire dans un communiqué de Bercy 
publié après une rencontre avec le PDG du groupe. 
    Michel Sapin et Christophe Sirugue ont convoqué aujourd'hui 
Henri Poupart-Lafarge après l'annonce de l'arrêt de la 
production de trains sur le site historique de Belfort pour 
tenir compte de baisses de commandes en France.     
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    BEYROUTH/ANKARA - Six membres des forces de sécurité kurdes 
ont été tués la nuit dernière par des pilonnages de l'armée 
turque dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    La région d'Afrin, où ont eu lieu les bombardements, est 
contrôlée par la milice kurde YPG (Unités de protection du 
peuple), qui est avant tout présente dans le nord-est de la 
Syrie. Dans un communiqué, les autorités kurdes parlent de 
provocation de l'armée turque pour "faire jaillir l'étincelle de 
la guerre". 
     
    SEOUL - L'Organisation pour l'interdiction des armes 
chimiques (OIAC) va ouvrir une enquête sur l'utilisation 
présumée par les troupes gouvernementales syriennes de gaz au 
chlore dans les quartiers d'Alep tenus par les rebelles. 
    La Défense civile syrienne, association menant des 
opérations de secours dans les zones occupées par l'opposition à 
Bachar al Assad, a indiqué que des bombes à sous-munitions 
contenant du chlore avaient été larguées mardi sur Alep par des 
hélicoptères de l'armée, provoquant la suffocation de 80 
personnes. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH), une personne a succombé à cette attaque. 
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    MOSCOU - Le ministère russe des Affaires étrangères a 
annoncé que le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier 
ministre israélien Benjamin Netanyahu étaient d'accord sur le 
principe d'une rencontre à Moscou, rapporte l'agence de presse 
Interfax. Aucune date n'a été donnée pour une telle rencontre. 
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    NEW YORK - Donald Trump a jugé la nuit dernière que le 
président russe Vladimir Poutine faisait un meilleur chef d'Etat 
que Barack Obama, tentant de s'imposer dans un forum télévisé 
face à Hillary Clinton comme le mieux à même de réaffirmer la 
puissance américaine. 
    Le candidat républicain et sa rivale démocrate, Hillary 
Clinton, sont apparus l'un à la suite de l'autre à l'antenne de 
la chaîne de télévision nationale NBC, lors d'un forum à New 
York consacré aux questions de défense. 
    Pour Donald Trump, les généraux américains ont trop 
longtemps fait les frais des choix de Barack Obama et de son 
ex-secrétaire d'Etat, Hillary Clinton. "Je pense que sous la 
direction de Barack Obama et Hillary Clinton, les généraux ont 
été réduits à néant. Ils ont été diminués à un point tel que 
c'est une honte pour notre pays", a-t-il dit devant un public 
comptant d'anciens combattants. 
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    FRANCFORT - La Banque centrale européenne (BCE) étudie 
d'éventuelles modifications à apporter aux règles qui régissent 
son programme de rachats d'actifs, a déclaré son président alors 
que l'inflation au sein de la zone euro demeure nettement 
inférieure à l'objectif à moyen terme de l'institution.  
    Mario Draghi n'a toutefois pas confirmé une possible 
extension du programme d'achats d'actifs de 80 milliards d'euros 
par mois, réaffirmant qu'il continuerait jusqu'en mars 2017 et 
au-delà si nécessaire. 
 
 
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