RESUME DE L'ACTUALITE A 11h10 GMT (14/11)

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MOSCOU/PARIS - La France a jusqu'à fin novembre pour livrer le premier porte-hélicoptères Mistral à la Russie, faute de quoi Moscou formulera d'"importantes réclamations" financières, rapporte l'agence de presse russe Nia Novosti, citant une source russe haut placée. Cet ultimatum présumé a suscité l'agacement du premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui a réaffirmé l'indépendance de la France dans ce dossier sensible sur fond de résurgence des tensions en Ukraine. "M. Poutine non seulement veut fixer des ultimatums vis-à-vis de Kiev et de l'Ukraine mais à la France? Ce n'est pas comme cela que ça marche, M. Poutine", a dit le patron du PS sur Europe 1. "La France est un pays indépendant qui décide de ce qu'elle fait de la livraison ou pas des Mistral." Le porte-parole du groupe français DCNS, qui construit les Mistral, s'est refusé à tout commentaire. "Nous sommes en attente des autorisations gouvernementales d'exportation nécessaires", a-t-il dit. "Nous n'avons toujours aucune date de livraison à ce stade". Le sujet devrait être abordé lors de la rencontre bilatérale prévue ce week-end entre François Hollande et Vladimir Poutine en marge de la réunion du G20 de Brisbane, en Australie. MOSCOU - Vladimir Poutine accuse les Etats-Unis de fragiliser les institutions commerciales qu'ils ont contribué à créer en imposant des sanctions contre la Russie, une mesure qu'il qualifie d'"erreur" et dont il espère qu'elle puisse être dépassée "au bout du compte". Dans un entretien accordé à l'agence Tass avant le sommet du G20, le président russe reconnaît que les sanctions prises par les Américains et les Européens dans le cadre de la crise ukrainienne affectaient la Russie mais également toute l'économie mondiale. MOSCOU/KIEV - Le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine est pratiquement caduc, estime le représentant pour l'Ukraine de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) alors que Kiev et Moscou se sont à nouveau mutuellement accusés, hier, de violer la trêve approuvée début septembre. Cette suspension des combats, au respect de laquelle l'OSCE est chargée de veiller, a été décidée le 5 septembre à Minsk, en Biélorussie. Mais il est désormais pratiquement impossible de continuer de parler de cessez-le-feu, a dit Ihor Prokoptchouk, cité par le journal autrichien Die Presse. La trêve est violée quotidiennement et ces violations se sont multipliées depuis la tenue le 2 novembre d'élections dans les régions contrôlées par les séparatistes pro-russes, un scrutin que Kiev a jugé illégal. Moscou, de son côté, nie régulièrement acheminer de l'aide militaire ou financière aux séparatistes et réfute toute implication directe dans le conflit. --- AMMAN - Israéliens et Palestiniens se sont engagés à prendre des mesures "concrètes et spécifiques" pour faire baisser la tension autour des lieux saints à Jérusalem, a déclaré hier à Amman le secrétaire d'Etat américain John Kerry, après des entretiens dans la capitale jordanienne. Il n'a pas précisé quelles étaient ces mesures. John Kerry a eu un entretien de près de trois heures avec le roi Abdallah de Jordanie et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi s'est joint par téléphone aux discussions et s'est engagé à encourager les négociations israélo-palestiniennes. Le secrétaire d'Etat américain avait auparavant rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ce dernier n'a cependant pas participé à la rencontre avec le roi Abdallah et Netanyahu, signe de la tension actuelle entre Israël et les Palestiniens. --- BEYROUTH - Le leader de l'Etat islamique, Abou Bakr al Baghdadi, affirme que le "califat" décrété dans les zones contrôlées par les djihadistes en Syrie et en Irak est en train de s'étendre à l'Arabie saoudite, au Yémen, à l'Egypte, à la Libye et à l'Algérie. Ces propos ont été tenus dans une déclaration attribuée au "calife" de l'Etat islamique dont le sort demeurait incertain depuis plusieurs jours. L'authenticité de cette déclaration n'a pas pu être vérifiée. --- ISLAMABAD - Le nouveau président afghan, Ashraf Ghani, est arrivé aujourd'hui au Pakistan pour sa première visite en tant que chef d'Etat, afin de tenter d'améliorer les relations passablement dégradées entre les deux pays. Afghanistan et Pakistan s'accusent mutuellement d'autoriser les insurgés islamistes à se servir de leurs territoires respectifs comme des bases arrière à partir desquelles ils fomentent et lancent des attentats meurtriers. --- BAMAKO/MONROVIA - Le Mali s'emploie à renforcer les mesures destinées à contenir la propagation de la fièvre Ebola mais n'a pas pour l'heure l'intention de fermer ses frontières, bien qu'au moins un malade soit décédé après être arrivé de Guinée, ont déclaré hier des responsables des services de santé. Signe d'espoir pour l'Afrique de l'Ouest, le Liberia, pays qui a été le plus touché par l'épidémie, mais où le nombre de nouveaux cas diminue, a annoncé hier qu'il ne prorogerait pas l'état d'urgence qui a été en vigueur du mois d'août jusqu'au début novembre. --- PARIS - L'économie française a surpris avec une croissance un peu plus robuste que prévu au troisième trimestre, insuffisante toutefois pour permettre de créer des emplois et avec peu d'éléments qui pointent en faveur d'un redémarrage franc. Selon les premiers résultats publiés aujourd'hui par l'Insee, le produit intérieur brut a progressé de 0,3% entre juin et septembre, soit la plus forte hausse depuis le printemps 2013, là où les économistes interrogés par Reuters attendaient +0,2%. L'institut a annoncé en parallèle que l'emploi salarié dans le secteur privé avait diminué de 0,2% sur la période, marqué par la perte nette de 34.100 postes alors que 8.300 avaient été créés au deuxième trimestre. La croissance de 0,3% enregistrée en France au troisième trimestre se compare avec celle de 0,1% annoncée en Allemagne, la première économie de la zone euro, et une nouvelle contraction de 0,1% en Italie, qui n'arrive pas à sortir de la récession. --- PARIS - Jean-Christophe Lagarde succède à Jean-Louis Borloo à la présidence de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), selon les résultats du second tour du scrutin interne au parti centriste annoncés hier. Jean-Christophe Lagarde recueille 53,49% des suffrages, contre 46,51% à Hervé Morin, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy. --- PARIS - Bernard Cazeneuve a annoncé hier l'interdiction de l'utilisation par la gendarmerie des grenades offensives, dont un exemplaire a provoqué le décès du jeune manifestant Rémi Fraisse à Sivens (Tarn) fin octobre. Le ministre de l'Intérieur a déclaré lors d'une conférence de presse avoir tiré cette conclusion après la remise mercredi du rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie sur les circonstances qui ont entraîné ce décès. TOULOUSE - Les partisans du projet de barrage controversé de Sivens, dans le Tarn, descendront pour la première fois dans la rue demain après avoir laissé le champ libre aux opposants endeuillés par la mort d'un jeune opposant. Les organisateurs de ce rassemblement, à Albi, entendent réunir "la majorité silencieuse prise en otage par les opposants au projet de barrage" et demander le retour de "l'ordre républicain" à Sivens. Ils attendent au minimum 2.000 personnes. --- MARSEILLE - Le quotidien régional "La Marseillaise", créé en 1944, se déclarera aujourd'hui en cessation de paiement avec une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Marseille, a annoncé hier la direction du journal, qui emploie 210 salariés.

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