RESUME DE L'ACTUALITE A 11h05 GMT (26/01)

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PARIS - Fonctionnaires, enseignants, contrôleurs aériens et 
chauffeurs de taxi français manifestent ou sont en grève 
aujourd'hui pour réclamer respectivement une hausse du pouvoir 
d'achat, protester contre la réforme du collège, les 
suppressions d'effectifs et dénoncer la concurrence des voitures 
de tourisme avec chauffeur (VTC). 
    Une délégation de syndicats de chauffeurs de taxis devait 
être reçue à la mi-journée par Manuel Valls, Bernard Cazeneuve 
(Intérieur), Alain Vidalies (Transports) et Martine Pinville 
(Artisanat), ont indiqué les services du Premier ministre. 
    Dans la matinée, des perturbations ont été signalées aux 
abords des aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d'Orly et 
sur le périphérique parisien en raison du mouvement de grève des 
chauffeurs de taxi. 
    Vingt personnes ont été interpellées, notamment pour 
violences, à la suite d'incidents qui ont émaillé la 
manifestation porte Maillot et à Orly, a-t-on appris de source 
policière. Des pneus ont été brûlés sur le périphérique par des 
manifestants qui ont été dispersés par les forces de l'ordre qui 
ont fait usage de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de 
Reuters. 
    D'autres mouvements sont également prévus en région, à 
Lille, Bordeaux, Marseille ou encore à Toulouse où ils étaient 
entre 600 à 800 chauffeurs mobilisés pour bloquer l'aéroport et 
la gare. 
    Dans les aéroports, un vol sur cinq a été annulé de manière 
préventive à la demande de la direction générale de l'aviation 
civile (DGAC). 
    Selon le ministère de l'Education nationale, 13% des 
enseignants du premier degré (écoles maternelles et 
élémentaires) ont déclaré leur intention de faire grève. 
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    PARIS - La possibilité d'avoir recours à un référendum 
auprès des salariés pour faire valider des accords d'entreprises 
qui auraient été signés par des organisations syndicales 
représentant 30% des salariés figurera dans le projet de loi sur 
la réforme du code du travail, a déclaré Myriam El Khomri. 
    "Ce que nous souhaitons, c'est que quand on a des 
organisations syndicales qui représentent 30% des salariés et 
qui valident l'accord, qu'elles puissent déclencher un 
référendum d'entreprise et que si la consultation donne plus de 
50% des salariés qui sont pour, cet accord s'applique", a dit la 
ministre du Travail ce matin sur France Inter. 
    A l'heure actuelle, pour être validé, un accord d'entreprise 
doit être approuvé par des organisations syndicales représentant 
au moins 30% des suffrages exprimés aux dernières élections. 
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    PARIS - La Conférence des présidents de l'Assemblée a donné 
ce matin son feu vert à la création d'une commission d'enquête 
parlementaire sur les moyens mis en oeuvre par l'Etat pour 
lutter contre le terrorisme depuis les attentats de janvier 2015 
à Paris. 
    Cette commission avait été réclamée par le groupe Les 
Républicains (LR), dont le président, Christian Jacob, en avait 
fait la demande dès le lendemain des attentats du 13 novembre. 
    Composée de trente députés, elle disposera d'un délai de six 
mois pour faire le point sur les moyens mis en oeuvre par l'Etat 
et pour que les Français "connaissent toute la vérité sur les 
conditions dans lesquelles ont pu se réaliser les attentats". 
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    ROME - Le président iranien, Hassan Rohani, a entamé hier en 
Italie sa première visite officielle en Europe, qui le conduira 
également demain et jeudi en France. 
    Au cours de sa visite, premier déplacement à l'étranger 
depuis la levée des sanctions économiques et financières contre 
l'Iran mi-janvier, des entreprises italiennes devraient signer 
avec la République islamique des contrats d'un montant total 
compris entre 15 et 17 milliards d'euros, a-t-on appris auprès 
du gouvernement italien. 
    Hassan Rohani, dont la visite initialement prévue en 
novembre avait été reportée à la suite des attentats de Paris, 
devait être reçu en audience aujourd'hui au Vatican par le pape 
François. 
    Il rejoindra demain la France, avec une première réunion 
avec des représentants de grandes entreprises, avant un 
entretien jeudi avec François Hollande 
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    MOSCOU - Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï 
Lavrov a réaffirmé ce matin qu'il n'était pas possible de 
parvenir à un accord de paix en Syrie si les Kurdes ne 
participaient pas aux négociations. 
    Dans sa conférence de presse annuelle, le chef de la 
diplomatie russe a estimé que la proposition visant à exclure 
certaines formations de l'opposition à Bachar al Assad 
constituait une violation du droit international. Exclure les 
Kurdes de la table des négociations serait "injuste" et 
"contre-productif", a-t-il jugé. 
    Des divergences sur la composition de la délégation des 
opposants et rebelles syriens de même sur que les conditions 
posées par ces derniers (arrêt des bombardements russes, levée 
des encerclements de villes) ont empêché de tenir le calendrier 
prévu et de démarrer les discussions hier. L'émissaire de l'Onu, 
Staffan de Mistura, a dit avoir bon espoir qu'elles puissent 
s'ouvrir vendredi prochain. 
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    BANGUI - La Cour constitutionnelle de la République 
centrafricaine (RCA) a annulé les résultats des élections 
législatives en raison d'irrégularités lors du scrutin qui 
s'était déroulé sans violence à la fin de l'année dernière. 
    "La cour a décidé d'annuler les élections (législatives) du 
30 décembre 2015 et de les reprogrammer pour l'ensemble du 
territoire", a dit Zacharie Ndouba, président de la Cour 
constitutionnelle. Cette décision vient contrarier le processus 
de transition démocratique en Centrafrique après des années de 
conflits communautaires. 
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    DES MOINES, Iowa - Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont 
adressé la nuit dernière des piques indirectes à une semaine du 
vote dans l'Iowa, qui lancera le processus de désignation du 
candidat démocrate à l'élection présidentielle de novembre aux 
Etats-Unis. 
    Lors d'une séance d'échanges avec des citoyens organisée par 
CNN à l'université Drake, Bernie Sanders a lancé la première 
salve en affirmant que sa capacité de jugement, et non 
l'expérience de son adversaire, était la qualité essentielle 
pour diriger les Etats-Unis. 
    Le sénateur du Vermont a notamment rappelé le vote de 
Hillary Clinton en 2002 au Sénat en faveur de la guerre en Irak 
ainsi que son soutien passé au projet d'oléoduc Keystone entre 
le Canada et le Texas, deux dossiers dans lesquels l'ancienne 
secrétaire d'Etat a changé d'avis contrairement à lui-même. 
    Hillary Clinton, qui a reçu hier l'appui de Barack Obama, a 
fait pendant des mois la course largement en tête en vue de 
l'investiture démocrate mais elle doit désormais contrer la 
remontée dans les sondages de Bernie Sanders à l'approche des 
caucus de l'Iowa le 1er février. 
    Sur CNN, l'ex-secrétaire d'Etat a notamment jugé que Bernie 
Sanders, dont la campagne se concentre sur la réduction des 
inégalités, manquait d'expérience pour affronter la diversité 
des problèmes auxquels est confronté un président américain. 
"Quand vous êtes à la Maison blanche, vous ne pouvez pas choisir 
les problèmes que vous souhaitez traiter", a-t-elle dit. 
     
 
 
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