RESUME DE L'ACTUALITE A 11h00 GMT (25/02)

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    PARIS - Le Parquet national financier (PNF) a annoncé hier 
avoir ouvert une information judiciaire visant François Fillon à 
deux mois du premier tour de la présidentielle, notamment pour 
les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille. 
    L'enquête, désormais confiée à trois juges d'instruction, et 
non plus à la police, est ouverte des chefs de détournements de 
fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic 
d'influence et manquement aux obligations déclaratives. 
    Les avocats du couple Fillon, qui avaient mis en cause la 
légitimité du PNF et qualifié son enquête d'"illégale", ont 
salué une décision "logique". 
    "Nous ne doutons pas qu'à l'issue d'une procédure sereine, 
avec des juges indépendants, l'innocence de François et Penelope 
Fillon sera enfin reconnue", ajoutent-ils. 
    François Fillon, qui est désormais éliminé du second tour 
dans tous les sondages au profit de la présidente du Front 
national Marine Le Pen et du candidat du mouvement En marche ! 
Emmanuel Macron, a dit la semaine dernière qu'il serait candidat 
"jusqu'à la victoire", quelle que soit la suite donnée par la 
justice à cette affaire, y compris dans l'éventualité d'une mise 
en examen. 
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    PARIS - Emmanuel Macron est entré hier dans le vif de la 
campagne présidentielle en présentant un programme économique 
qui s'inscrit plus dans la continuité de la politique de 
François Hollande que dans la rupture, tout en l'accélérant.     
    Le candidat d'"En Marche !" s'efforce de concilier vertu 
budgétaire et mesures de soutien à l'emploi et la croissance, 
tout en affichant des objectifs moins spectaculaires que les 
autres candidats. 
    Il vise une réduction de trois points de la part des 
dépenses publiques dans le PIB, qu'il vise en 2022, soit un 
effort de 60 milliards d'euros, et promet 50 milliards 
d'investissement public sur le quinquennat. 
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    PARIS - Deux des trois suspects arrêtés mardi en France car 
il étaient soupçonnés de vouloir se rendre en Syrie ou mener une 
attaque en France vont être présentés samedi à un juge en vue de 
leur mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire. 
    Le troisième, interpellé en région parisienne, a quant à lui 
été relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. 
    Les deux premiers, arrêtés à Clermont-Ferrand et Marseille, 
devraient être mis en examen pour association de malfaiteurs 
criminelle et détention d'arme en relation avec une entreprise 
terroriste, a précisé la source judiciaire. Le parquet a requis 
leur placement en détention provisoire. 
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    PARIS - François Hollande a appelé ce matin le président 
américain Donald Trump à ne pas "marquer la moindre défiance" à 
l'égard de la France, après que ce dernier eut cité vendredi un 
ami selon qui Paris n'est "plus Paris" en raison des attaques 
djihadistes. 
    "Je ne ferai pas de comparaison, mais ici, il n'y a pas de 
circulation d'armes, ici, il n'y a pas de personnes qui prennent 
des armes pour tirer dans la foule (...). Il y a hélas du 
terrorisme et nous devons lutter contre le terrorisme tous 
ensemble", a réagi le président français lors d'une visite au 
Salon de l'agriculture, samedi. 
    "Il n'est jamais bon de marquer la moindre défiance à 
l'égard d'un pays ami", a ajouté François Hollande. "C'est ce 
que je ne fais pas à l'égard des Etats-Unis, et je demande que 
le président américain ne le fasse pas à l'égard de la France." 
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    NATIONAL HARBOR, Maryland - Donald Trump a promis hier une 
forte hausse du budget de la défense aux Etats-Unis afin de 
parvenir au "plus grand effort militaire de l'histoire 
américaine", devant la Conservative Political Action Conference 
(CPAC), la grand-messe annuelle des conservateurs américains. 
    Dans un discours résolument nationaliste, le président 
américain a retrouvé les accents de sa campagne face à cette 
organisation qui fut l'une des premières à lui servir de 
tremplin pour son périple inattendu jusqu'à la Maison blanche. 
    Avant son discours devant le Congrès mardi prochain, Donald 
Trump a martelé sa volonté de renforcer les capacités à la fois 
offensives et défensives de l'armée américaine, qui est déjà la 
force de combat la plus puissante au monde. La défense du pays 
sera "meilleure et plus forte que jamais auparavant", a affirmé 
le président américain. 
    Lors de ce discours, Donald Trump s'en est pris de nouveau 
aux diffuseurs de "fausses informations" ("fake news"). 
     
    WASHINGTON - La Maison blanche a interdit hier plusieurs 
médias américains d'accès à un briefing organisé par le 
porte-parole de la présidence, Sean Spicer. 
    Les journalistes de CNN, du New York Times, du site 
Politico, du Los Angeles Times et du site BuzzFeed n'ont pas eu 
le droit d'assister à cette intervention. 
    Ce briefing hors caméra (ou 'gaggle' dans le jargon des 
correspondants accrédités à la Maison blanche) qui s'est tenu 
dans le bureau de Sean Spicer remplaçait le traditionnel point 
de presse télévisé quotidien organisé dans la salle de presse de 
la Maison blanche. L'agence Reuters y était présente, de même 
qu'une dizaine d'autres médias, dont Bloomberg et CBS. 
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    BEYROUTH - Un groupe non identifié a attaqué les forces de 
sécurité syriennes en deux endroits, aujourd'hui à Homs, dans 
l'ouest de la Syrie, faisant 42 morts, selon un dernier bilan de 
l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 
    Parmi les morts, figure le chef de la sécurité militaire de 
Homs. Il a été tué, avec 29 personnes, dans l'une de ses 
casernes. Les 12 autres morts ont eu lieu dans une antenne de la 
sécurité d'Etat. Les attaques ont commencé à l'aube. 
    La télévision donne un bilan de 32 morts, dont le général 
Hassan Daaboul, le chef de la sécurité militaire à Homs. 
    Ces attentats n'ont pas été explicitement revendiqués, mais 
l'alliance de groupes rebelles Tahrir al Cham, créée au mois de 
janvier, a déclaré sur le réseau social Telegram que cinq 
kamikazes étaient impliqués dans l'attaque.    
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    MOSSOUL, Irak - Les forces irakiennes soutenues par les 
Etats-Unis poursuivent leur avancée dans la partie ouest de 
Mossoul après avoir repris jeudi l'aéroport de la ville à l'Etat 
islamique. 
    Les groupes progressent dans les quartiers du sud, où la 
densité de population est importante, tandis qu'un millier de 
civils ont traversé les lignes de front. Il s'agit du 
déplacement le plus important depuis le début des combats il y a 
une semaine dans la partie ouest. 
    Les forces irakiennes et leurs alliés sont désormais à moins 
de trois kilomètres de la mosquée de la vieille ville de Mossoul 
où, en juin 2014, le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al 
Baghdadi, a déclaré le califat. 
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    SEOUL - La Corée du Nord réussit à contourner les sanctions 
internationales grâce à un réseau sophistiqué de sociétés à 
l'étranger et continue à avoir accès au système bancaire 
international, révèle un rapport de 100 pages des Nations unies. 
    Le régime communiste dynastique est sous le coup de 
sanctions sévères des Nations unies et d'un embargo sur les 
armes visant à l'empêcher de poursuivre son programme nucléaire 
et ses projets de missiles. 
    Les experts qui l'ont rédigé recommandent notamment aux 
Etats membres de l'Onu d'"exercer une vigilance accrue" envers 
les diplomates nord-coréens qui se livrent à des activités 
commerciales, dans la mesure où un certain nombre d'entre eux 
pourraient fournir un soutien financier à des réseaux illégaux. 
 
 
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