RESUME DE L'ACTUALITE A 11h00 GMT (22/03)

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BRUXELLES - Des attentats ont eu lieu ce matin à l'aéroport 
bruxellois de Zavantem ainsi que dans une station de métro de la 
capitale belge, proche des institutions de l'Union européenne, 
faisant un total de 26 morts selon les derniers bilans.  
    Aux alentours de huit heures locales, deux explosions, 
oeuvre d'un kamikaze selon le parquet de Bruxelles, ont eu lieu 
à l'aéroport Bruxelles-Zavantem, faisant onze morts d'après le 
dernier bilan livré par les pompiers, cités par la RTBF. 
    Une heure plus tard, dans la station de métro Maelbeek, une 
autre bombe explosait, faisant quinze morts et 55 blessés, dont 
dix dans un état critique, selon la régie des transports 
bruxellois. Cette explosion s'est produite lorsqu'une rame de 
métro arrivait à la station à l'heure de pointe du matin.  
    Ces attentats, qui interviennent quelques jours après 
l'arrestation de Salah Abdeslam, recherché pour son rôle dans 
les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, n'ont pas 
été revendiqués pour le moment. 
    Les principales gares ferroviaires de Bruxelles ont été 
fermées et les trains Eurostar à destination et au départ de la 
capitale belge ont été annulés. 
    Aux Pays-Bas, voisins de la Belgique, la police a par 
ailleurs renforcé ses mesures de sécurité dans les aéroports, où 
les patrouilles ont été intensifiées, et à la frontière, ont 
fait savoir les services de sécurité du pays. 
     
    PARIS - Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a 
annoncé ce matin le déploiement de 1.600 policiers et gendarmes 
supplémentaires en France après les attentats de Bruxelles.   
    Face à une menace terroriste "extrêmement élevée", il a 
annoncé un renforcement des contrôles aux frontières et dans les 
transports publics français. Dès les attaques de Bruxelles 
connues, j'ai décidé de déployer 1.600 gendarmes et policiers 
supplémentaires", a-t-il déclaré après une réunion à l'Elysée en 
présence notamment de François Hollande et du Premier ministre, 
Manuel Valls.  
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    PARIS - Le Sénat doit se prononcer aujourd'hui par un vote 
solennel sur le projet de révision constitutionnelle, ouvrant la 
voie au dénouement de quatre mois de débats houleux autour de la 
question de la déchéance de la nationalité. 
    "Si le Sénat ne souhaite pas faire évoluer le texte, je 
crains que nous nous arrêtions là", a déclaré mardi sur RFI 
Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat. 
    Les sénateurs ont voté jeudi dernier les deux articles du 
texte voulu par l'exécutif après les attentats du 13 novembre à 
Paris et Saint-Denis, le premier sur l'état d'urgence et le 
deuxième consacré à la déchéance de nationalité. 
    Mais, contrairement aux députés, ils ont réservé la 
déchéance de nationalité aux seuls binationaux condamnés pour 
crimes terroristes, en excluant les délits. 
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    LA HAVANE - Le président Barack Obama doit avoir aujourd'hui 
une rencontre privée avec des dissidents cubains, à l'ambassade 
des Etats-Unis, au dernier jour de sa visite historique à La 
Havane. 
    Hier, Barack Obama a appelé hier Cuba à améliorer son bilan 
en matière de droits de l'homme, à l'issue d'un long entretien 
en tête à tête au palais de la Révolution de La Havane avec Raul 
Castro, qui a déploré pour sa part que les Etats-Unis aient deux 
poids et deux mesures sur cette question. 
    Lors d'une conférence de presse donnée au deuxième jour de 
sa visite historique dans l'île communiste, le président 
américain a indiqué qu'il avait eu un échange "franc et honnête" 
avec Raul Castro à propos des droits de l'homme et des domaines 
de coopération entre les deux pays.  
    "Nous continuons d'avoir de sérieuses divergences, notamment 
sur la démocratie et les droits de l'homme", a déclaré Barack 
Obama au côté de Raul Castro lors d'une apparition conjointe 
devant la presse débutée par des plaisanteries mais agrémentée 
de moments de tension. 
    "En l'absence de (progrès sur cette question), je pense que 
cela continuera à être un facteur très puissant d'irritation", a 
poursuivi le président américain, dont les propos étaient 
retransmis en direct à la télévision cubaine. 
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    BAMAKO - Des hommes armés ont attaqué hier un hôtel de 
Bamako utilisé comme quartier général par la mission de 
formation de l'Union européenne au Mali, sans faire de victime 
dans les rangs de cette dernière. 
    Cette attaque, qui a débuté vers 18h30 (18h30 GMT), n'a pas 
été revendiquée. Le Mali et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest 
ont été ces derniers mois la cible de combattants islamistes, 
certains affiliés à Al Qaïda. 
    Un assaillant a péri et deux suspects ont été arrêtés, a dit 
le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré. 
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    WASHINGTON - Donald Trump a promis de préserver un lien 
indestructible entre les Etats-Unis et Israël s'il est élu 
président le 8 novembre, s'efforçant ainsi de dissiper les 
doutes nés de sa promesse répétée d'observer un principe de 
neutralité dans des négociations de paix au Proche-Orient. 
    L'homme d'affaires, en tête de la course à l'investiture 
républicaine, s'exprimait devant l'American Israel Public 
Affairs Committee (AIPAC), un influent groupe de soutien à 
Israël aux Etats-Unis. Son discours s'est inscrit dans la 
tonalité de sa journée, consacrée à tenter de convaincre les 
dirigeants du Parti républicain de renoncer à leurs efforts pour 
l'empêcher d'accéder à la Maison blanche. 
    Affirmant qu'Israël est prêt à négocier un accord de paix, 
Donald Trump a déclaré que les Palestiniens devaient être prêts 
de leur côté à accepter qu'Israël existerait toujours en tant 
qu'Etat juif et qu'il serait toujours en mesure de bloquer les 
attaques contre les Israéliens. 
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    RANGOUN - Le président élu de Birmanie a désigné Aung San 
Suu Kyi parmi les personnalités appelées à entrer au 
gouvernement, a déclaré aujourd'hui le président du parlement 
birman. La liste des ministres proposés consultée par Reuters 
montre que le nom de la lauréate du prix Nobel de la paix figure 
à côté de quatre ministères: Cabinet présidentiel, Affaires 
étrangères, Energie et électricité, Education. 
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    PARIS - L'activité dans le secteur privé français a renoué 
avec la croissance en mars à la faveur d'un rebond des services 
qui a plus que compensé un recul dans le secteur manufacturier, 
selon la version préliminaire des indices Markit publiée 
aujourd'hui. Le secteur des services, à la peine depuis les 
attentats de Paris et Saint-Denis en novembre - à l'exception 
d'une tentative de rebond en janvier - a vu ainsi son indice 
repasser sensiblement au-dessus du seuil de 50 qui distingue 
croissance et contraction de l'activité.    
    Il s'est établi à 51,2 ce mois-ci (contre 49,2 en février) 
pour retrouver quasiment sa marque de novembre (51,3). 
 
 
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