RESUME DE L'ACTUALITE A 11h00 GMT (18/12)

le
0

WASHINGTON - Les Etats-Unis et Cuba ont annoncé hier une normalisation de leurs relations diplomatiques pour, selon les termes de Barack Obama, tourner la "page d'une vision dépassée" de la politique américaine à l'égard du régime communiste de La Havane. S'exprimant à la Maison blanche, le président américain a reconnu que la stratégie "rigide" menée par Washington à l'égard de Cuba ces dernières décennies avait eu peu d'impact. Barack Obama a indiqué avoir demandé au secrétaire d'Etat John Kerry d'engager immédiatement des discussions avec Cuba sur le rétablissement des relations diplomatiques, qui ont été interrompues en janvier 1961, deux ans après la prise de pouvoir de Fidel Castro. Dans son intervention Barack Obama ajoute qu'il va évoquer avec les membres du Congrès américain la levée de l'embargo en vigueur contre l'île. Un porte-parole de la Maison blanche a déclaré que le président américain souhaitait que l'embargo commercial qui vise Cuba soit levé avant la fin de son mandat en janvier 2017 et qu'il n'était pas exclu qu'il se rende sur l'île une fois que les relations diplomatiques entre Washington et La Havane auront été restaurées. BRASILIA - Les dirigeants d'Amérique latine ont salué l'annonce d'un rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba après avoir milité pendant des années pour une levée de l'embargo américain contre le régime communiste cubain. A leurs yeux, cette initiative va permettre d'apaiser la bataille idéologique qui divise le continent américain depuis des décennies. Adversaire numéro un des Etats-Unis en Amérique du Sud, le gouvernement socialiste du Venezuela a salué "le geste du président Barack Obama, un geste courageux et nécessaire dans l'Histoire". "Il s'agit peut-être de l'initiative la plus importante de sa présidence", a dit le président vénézuélien Nicolas Maduro à Parana, une ville d'Argentine où se tient un sommet du Mercosur. Deux autres dirigeants, les présidentes brésilienne Dilma Rousseff et argentine Cristina Fernandez, ont déclaré que leur génération de "combattants de la justice sociale" pensait ne jamais assister à un rétablissement des relations entre Cuba et les Etats-Unis. --- BOGOTA - Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont annoncé hier un cessez-le-feu unilatéral sans limitation de durée "qui devrait se transformer en armistice", parallèlement aux négociations de paix en cours depuis fin 2012 avec le gouvernement colombien. Ce cessez-le-feu entrera en vigueur samedi mais sera annulé à la moindre attaque de la police ou de l'armée, précisent les rebelles marxistes dans un communiqué diffusé sur leur site internet. --- MOSCOU - La situation économique défavorable que connaît la Russie pourrait se poursuivre pendant les deux prochaines années mais il demeure un espoir d'une amélioration plus rapide, a estimé ce matin Vladimir Poutine lors de sa conférence de fin d'année. Reconnaissant que la chute du rouble constitue une préoccupation nationale, le président russe a admis que "les choses auraient pu être faites plus efficacement pour soutenir la stabilité du marché" et que des mesures auraient pu être prises "plus rapidement". Le président russe a toutefois jugé que le gouvernement et la banque centrale avaient pris les mesures appproriées, les problèmes rencontrés par l'économie russe étant liés à des "facteurs extérieurs", comme la chute des cours du pétrole et les sanctions internationales liées au conflit en Ukraine. --- NATIONS UNIES - La Jordanie a officiellement présenté hier au Conseil de sécurité de l'Onu un projet de résolution prônant la conclusion d'une paix entre Israéliens et Palestiniens dans un délai d'un an et la fin de l'occupation israélienne des territoires palestiniens d'ici fin 2017. Ce texte rédigé par les Palestiniens peut désormais en théorie être soumis à un vote des 15 membres du Conseil de sécurité au bout de 24 heures. Rien ne garantit toutefois qu'un vote sera organisé, certains projets soumis au Conseil n'ayant jamais donné lieu au moindre vote. Neuf voix sont nécessaires à l'adoption d'un texte. Si une telle majorité paraît se dégager, les Etats-Unis, auxquels Israël a demandé de s'opposer à toute initiative de ce genre, auraient à décider d'user ou non de leur droit de veto. La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne préparent de leur côté un autre projet de résolution qui proposerait un délai de deux ans pour faire aboutir des négociations de paix israélo-palestiniennes. Le texte européen définirait aussi certains paramètres d'un règlement du conflit, selon des diplomates --- ATHENES - Le candidat de la coalition gouvernementale grecque, l'ancien commissaire européen Stavros Dimas, n'a pas pu être élu hier lors du premier tour de l'élection présidentielle au parlement. Stavros Dimas n'a recueilli que 160 voix sur 300 députés, soit à peine davantage que la majorité de 155 élus dont dispose la coalition au pouvoir. Il faudra 180 voix pour être élu lors du troisième tour prévu le 29 décembre, faute de quoi des élections législatives anticipées seront organisées. --- LOS ANGELES - Des réalisateurs et acteurs d'Hollywood ont exprimé leur mécontentement face à la décision prise hier par Sony d'annuler la sortie du film "The Interview" ("L'Interview qui tue" en français) parodiant le régime nord-coréen après la menace lancée par des pirates informatiques de mener une attaque d'envergure contre les studios américains. Les acteurs Ben Stiller, Steve Carell, Rob Lowe ou encore le présentateur vedette Jimmy Kimmel et le réalisateur Judd Apatow, certains proches des comédiens Seth Rogen et James Franco à l'affiche du film, ont dénoncé le retrait décidé par Sony. Le long métrage, mettant en scène deux agents de la CIA fomentant un complot en vue d'assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, devait sortir dans les salles américaines le 25 décembre. Dans un message sur Twitter, Jimmy Kimmel a qualifié la décision de Sony "d'acte de lâcheté anti-américain qui valide les actes terroristes et instaure un précédent effrayant". Pour Ben Stiller, l'annulation de la diffusion de "The Interview" constitue une "menace pour la liberté d'expression".

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant