RESUME DE L'ACTUALITE A 11h00 GMT (09/01)

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    PARIS - Un an après les attentats contre Charlie Hebdo et 
l'Hyper Cacher à Paris, la crainte du terrorisme s'est installée 
durablement en France, confirme un sondage de l'Ifop réalisé 
pour Sud-Ouest Dimanche auprès de 1.006 personnes les 4 et 5 
janvier dernier. 
    Pour 95% des personnes interrogées, la menace terroriste est 
élevée et la proportion est à peu près la même des sympathisants 
du Front de gauche (FG) à ceux du Front national (FN) en passant 
par ceux des partis socialiste (PS) ou des Républicains (LR). 
    Ce pourcentage n'était que de 52% en septembre 2010. Il est 
monté régulièrement au fil des ans pour atteindre 93% après les 
attaques de janvier 2015 et un pic de 98% après celles du 13 
novembre, qui ont fait 130 morts à Paris. 
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    PARIS - Un proche de l'homme abattu jeudi devant le 
commissariat de la Goutte-d'Or à Paris a affirmé à la police 
française qu'il se nommait Tarek Belkacem et qu'il était de 
nationalité tunisienne, a-t-on appris de source policière.  
    Une personne de sa famille vivant en Tunisie a contacté la 
police judiciaire de Paris par téléphone pour dire que la photo 
diffusée par des chaînes de télévision correspondait à Tarek 
Belkacem, a-t-on précisé. "C'est une piste sérieuse mais des 
vérifications sont en cours pour voir s'il s'agit bien de cette 
personne", a-t-on ajouté. 
    Le procureur de Paris avait dit que l'identité de 
l'assaillant qui projetait une action terroriste au nom de 
l'Etat islamique en représailles aux opérations militaires 
occidentales en Syrie, n'était pas établie. 
    L'agresseur, qui était armé d'un hachoir de boucher et 
portait une ceinture d'explosifs factice, s'est précipité en 
courant vers le commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris, 
un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo. Une 
revendication au nom de l'Etat islamique a été retrouvée sur ses 
vêtements. 
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    BRUXELLES - Les enquêteurs belges pensent que les explosifs 
utilisés lors des attentats de novembre à Paris et à Saint-Denis 
pourraient avoir été préparés dans un appartement du quartier 
bruxellois de Schaerbeek perquisitionné le mois dernier. 
    La justice belge a annoncé la découverte par la police de 
ceintures d'explosifs, de traces d'explosifs et d'une empreinte 
digitale appartenant à Salah Abdeslam, en fuite depuis les 
attentats, lors de cette perquisition menée le 10 décembre. 
    Le parquet précise que l'appartement avait été loué sous une 
fausse identité qui pourrait avoir été utilisée par un individu 
arrêté dans le cadre de l'enquête portant sur les attaques du 13 
novembre. 
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    LE CAIRE - Un militaire et policier égyptiens ont été tués 
par des hommes armés dans le secteur de Gizeh, à la périphérie 
du Caire, rapporte l'agence de presse publique.  
    "Immédiatement après l'incident, plusieurs barrages mobiles 
et fixes ont été mis en place dans le secteur de Mounib afin de 
localiser et d'arrêter les agresseurs", dit-elle, citant une 
source proche des services de sécurité.  
    Vendredi, trois touristes ont été blessés par deux hommes 
armés dans un hôtel d'Hourghada, sur le bord de la mer Rouge. 
Selon le ministère de l'Intérieur, l'un des agresseurs était un 
étudiant de Gizeh.  
    La veille, des hommes armés circulant en moto ont ouvert le 
feu sur des touristes devant un hôtel de l'avenue Al Haram 
menant aux pyramides de Gizeh, au sud-ouest du Caire. L'attaque, 
qui n'a pas fait de victimes, a été revendiquée par l'Etat 
islamique. 
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    POINT DE CONTROLE DE BEKAOT, Cisjordanie - Deux Palestiniens 
armés de couteaux ont été tués au point de contrôle de Bekaot, 
dans le nord de la Cisjordanie, alors qu'ils tentaient de s'en 
prendre à des militaires israéliens, a fait savoir leur 
état-major.  
    Les soldats, qui n'ont pas été blessés, "ont déjoué 
l'attaque et abattu les assaillants", dit l'armée israélienne 
dans un communiqué. Le ministère palestinien de la Santé a 
confirmé le décès des deux hommes. 
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    BERLIN - La présence de demandeurs d'asile parmi les 
suspects des agressions sexuelles du nouvel an à Cologne, 
confirmée hier par la police allemande, a encore intensifié le 
débat sur la politique d'accueil de migrants et de réfugiés. 
    Dans la nuit du 31 décembre, en plein réveillon, 121 femmes 
ont été victimes de vols à l'arraché, de menaces et d'agressions 
sexuelles commis dans le quartier de la cathédrale et de la gare 
de la ville par des groupes d'hommes "d'origine arabe ou 
nord-africaine", selon la police locale. 
    Depuis que l'affaire a été portée à la connaissance de 
l'opinion, mardi, le débat sur les effets de la politique 
d'accueil décidée en septembre dernier par Angela Merkel est 
allé en s'accentuant. 
    L'an dernier, quelque 1,1 million de migrants sont arrivés 
en Allemagne, faisant du pays le plus riche de l'Union 
européenne le premier pays d'accueil des demandeurs d'asile 
fuyant pour nombre d'entre eux les guerres en Syrie et en Irak. 
           
    BRATISLAVA - Le Premier ministre slovaque Robert Fico 
réclame la tenue d'un conseil européen extraordinaire pour 
accélérer le renforcement des frontières européennes à la suite 
des agressions dont des femmes ont été victimes dans la nuit du 
nouvel an à Cologne. 
    Les dirigeants européens se sont engagés mi-décembre à doter 
l'UE d'une force de gardes-côtes et des frontières afin 
d'endiguer le flux de réfugiés et de migrants qui tentent de 
gagner le Vieux continent. 
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    MEXICO - Les services de sécurité mexicains ont repris hier 
le baron de la drogue Joaquin "El Chapo" Guzman, en fuite depuis 
juillet dernier après une évasion spectaculaire d'une prison de 
haute sécurité via un tunnel de plus d'un kilomètre et demi de 
long. 
    Joaquin Guzman, chef du puissant cartel de Sinaloa, s'était 
déjà évadé une première fois en 2001, après une précédente 
capture en 1993. Il avait été capturé en février 2014 dans le 
nord-ouest du Mexique. 
    Il a été appréhendé lors d'un raid mené aux premières heures 
par les forces de sécurité à Los Mochis, dans son Etat natal de 
Sinaloa (nord-ouest), a-t-on précisé de source gouvernementale. 
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    PEKIN/SEOUL - La Corée du Nord demande l'ouverture de 
négociations avec les Etats-Unis, la Chine et la Corée du Sud 
pour mettre formellement fin à la guerre de Corée et continuera 
ses essais nucléaires tant qu'un traité de paix n'aura pas été 
signé, a déclaré hier à Reuters une source se disant mandatée 
par Pyongyang. 
    La guerre de Corée, qui a éclaté en 1950, s'est achevée 
trois ans plus tard par un armistice, mais aucun traité de paix 
n'a été signé. 
    En riposte à l'essai nucléaire de mercredi, Séoul a entamé 
cette nuit une campagne de propagande sonore le long de la 
frontière avec le Nord. Quelques heures plus tard, la Corée du 
Nord faisait de même, a rapporté l'agence de presse Yonhap. 
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    JARNAC, Charente - François Hollande a rendu hier à Jarnac 
(Charente) un hommage silencieux à François Mitterrand, premier 
président socialiste de la Ve République (1981-1995), décédé il 
y a tout juste 20 ans.  
    Le chef de l'Etat s'est recueilli sous la pluie devant le 
caveau familial des Mitterrand au cimetière de Grandmaisons en 
compagnie de la fille de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, 
de l'un de ses fils, Gilbert.  
    Il a déposé une gerbe devant le caveau à l'intérieur duquel 
quelques roses rouges et un drapeau européen avaient été 
auparavant déposées sur la tombe de l'ancien président marquée 
de la simple inscription "François Mitterrand 1916-1996". 
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    ZURICH - Le Suisse Sepp Blatter, président démissionnaire de 
la Fédération internationale de football (Fifa), et le Français 
Michel Platini, président de l'UEFA, ont été formellement 
informés des motifs de la suspension de huit ans prononcée à 
leur encontre, annonce la commission d'éthique de la Fifa.  
    L'initiative arrive trop tard pour le second, qui a annoncé 
cette semaine son retrait de la course à la présidence de 
l'organisation, faute de pouvoir faire appel de cette suspension 
dans les temps.  
    "Après avoir reçu les motifs de ces décisions, les deux 
dirigeants peuvent faire appel devant la Commission d'appel de 
la Fifa", dit la chambre d'investigation de la commission 
d'éthique dans un communiqué, sans détailler les motifs en 
question.  
 
 
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