RESUME DE L'ACTUALITE A 11h00 GMT (05/03)

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    BRUXELLES - La Commission européenne a dévoilé hier un 
calendrier visant à rétablir le "fonctionnement normal" de la 
zone Schengen d'ici la fin de l'année et débloqué de l'argent 
pour la Turquie à trois jours d'un sommet important entre l'UE 
et Ankara consacré à la crise migratoire.  
    Dans une lettre adressée aux 28 dirigeants du bloc, le 
président du Conseil européen Donald Tusk, qui présidera la 
réunion de lundi avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, 
dit voir émerger les premiers signes d'un consensus entre pays 
membres de l'Union européenne sur les moyens de résoudre la 
crise des migrants.  
    L'exécutif européen a annoncé son premier versement sur une 
aide financière de 3 milliards d'euros promise à la Turquie dans 
le cadre d'un accord conclu le 29 novembre dernier pour aider 
Ankara à prendre en charge 2,5 millions de réfugiés syriens sur 
son territoire.  
    Bruxelles a également relevé des progrès de la Turquie dans 
la perspective d'une libéralisation des visas européens pour ses 
ressortissants.  
    En échange, les Européens réclament de la Turquie qu'elle 
s'attaque aux passeurs et reprenne tous les migrants qui 
n'auraient pas obtenu l'asile dans l'UE.  
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    BEYROUTH - L'envoyé spécial des Nations unies Staffan de 
Mistura prévoit un démarrage échelonné des pourparlers de paix 
sur la Syrie la semaine prochaine à Genève.  
    "Je nous vois commencer le 10 mars, quand nous lancerons le 
processus", confie-t-il au journal panarabe à capitaux saoudiens 
Al Hayat. "Certains (participants) arriveront le 9. D'autres, en 
raison de difficultés avec les réservations d'hôtel, arriveront 
le 11. D'autres arriveront le 14." 
    Les discussions entre belligérants n'auront pas lieu en tête 
à tête, mais sous forme indirecte, avec un médiateur. 
    Staffan De Mistura avait tenté de lancer ces négociations 
sur la Syrie à la fin janvier mais celles-ci ont capoté d'entrée 
de jeu en raison de la poursuite des combats. Cette nouvelle 
tentative coïncide avec une réduction des combats sur le terrain 
grâce à un accord de cessation des hostilités négocié par Moscou 
et Washington et entré en vigueur il y a huit jours.      
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    SAO PAULO - L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da 
Silva a été interrogé hier pendant trois heures par la police 
fédérale dans le cadre de l'enquête pour des faits de corruption 
au sein de la compagnie pétrolière Petrobras. 
    Selon la police, des éléments de l'enquête montrent que des 
pratiques frauduleuses au sein de l'entreprise publique ont 
personnellement profité à Lula sous forme de paiements et de 
biens immobiliers de luxe. 
    L'ancien chef d'Etat a déploré l'interrogatoire que la 
police lui a fait subir, estimant qu'elle avait manqué de 
respect à l'égard de la démocratie brésilienne. 
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    MADRID - Le dirigeant socialiste Pedro Sanchez n'a pas pu 
rassembler une majorité hier au parlement espagnol pour soutenir 
le gouvernement de coalition qu'il présentait avec les 
centristes de Ciudadanos. 
    Pedro Sanchez s'était déjà présenté mercredi devant les 
députés, obtenant le soutien de 130 des 350 députés de la 
chambre basse espagnole, loin des 176 requis lors du premier 
tour de scrutin. 
    Pour le deuxième tour de vendredi, lors duquel une majorité 
simple suffisait, Sanchez n'a obtenu qu'une voix de plus, celle 
d'un petit parti représentant les îles Canaries. 
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    BRATISLAVA - Le Premier ministre Robert Fico a de bonnes 
chances d'être reconduit pour un troisième mandat à l'issue des 
élections législatives qui se déroulent aujourd'hui en 
Slovaquie, où son discours anti-immigration et ses mesures 
sociales en faveur des étudiants ou des retraités continuent de 
séduire la population. 
    Les sondages prédisent que le Smer, sa formation affiliée au 
Parti socialiste européen, perdra sa majorité absolue au Conseil 
national, le parlement monocaméral, mais obtiendra plus de 30% 
des voix, assez pour former un gouvernement avec un partenaire 
de coalition.  
    Les bureaux de vote fermeront à 22h00 (21h00 GMT), heure de 
la publication des sondages de sortie des urnes. Le 
dépouillement devrait se prolonger tout au long de la nuit. 
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    PEKIN - La Chine vise une croissance d'au moins 6,5% sur les 
cinq prochaines années et concentrera ses efforts sur la 
création de nouveaux emplois et la restructuration de son 
industrie, a annoncé le Premier ministre Li Keqiang. 
    Pour l'année en cours, le gouvernement table sur 6,5 à 7% de 
croissance du produit intérieur brut (PIB), précise le projet de 
plan quinquennal qu'il a présenté à l'ouverture de la session 
annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN), au Grand 
Palais du peuple, à Pékin.   
    Affectée par la faiblesse de la demande intérieure et 
internationale, la croissance chinoise est tombée en 2015 à son 
niveau le plus bas depuis 25 ans avec 6,9% et les économistes 
s'attendent à la voir poursuivre son recul cette année pour se 
situer aux alentours de 6,5%.   
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    PARIS - L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) réaffirme que 
l'incident survenu en 2014 à la centrale nucléaire française de 
Fessenheim était mineur, de niveau 1 sur l'échelle Ines qui en 
compte 8, contrairement aux affirmations de médias allemands. 
    La ministre allemande de l'Environnement Barbara Hendricks a 
déclaré jeudi que la centrale du Haut-Rhin, toute proche de la 
frontière avec l'Allemagne et la Suisse, était "trop vieille". 
    Sans mettre en cause les conclusions de l'ASN sur l'incident 
de 2014, elle a estimé que Fessenheim "devrait être fermée le 
plus vite possible", une position qu'elle avait déjà exprimée. 
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    PARIS - La pétition en ligne contre le projet de loi 
controversé de réforme du Code du travail, lancée en février par 
des syndicalistes et des militants associatifs, a atteint hier 
le million de signatures. 
    Ce texte intitulé "loi Travail: non merci" demande le 
retrait du projet que doit présenter Myriam El Khomri lors du 
conseil des ministres du 24 mars. 
    Sur la page internet de la pétition, ses auteurs dressent 
une liste de mesures contenues dans l'avant-projet qui a soulevé 
un mouvement de contestation au sein de la gauche et des 
syndicats dès les premières fuites dans la presse, mi-février. 
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    LYON - Une enquête préliminaire a été ouverte pour 
"non-dénonciation de crime" et "mise en danger de la vie 
d'autrui" en marge de l'affaire d'un prêtre mis en examen pour 
des agressions sexuelles, a-t-on appris hier auprès du parquet 
de Lyon. 
    Cette enquête fait suite au dépôt d'une plainte visant six 
personnes, dont le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, et un 
cardinal de Rome, a-t-on précisé de même source. 
    Dans un communiqué, le cardinal Barbarin indique "qu'il 
n'était pas archevêque de Lyon à l'époque des faits" et assure 
n'avoir "jamais couvert aucun faits de pédophilie".  
 
 
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