RESUME DE L'ACTUALITE A 10h15 GMT (25/06)

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    25 juin (Reuters) -    BERLIN/PARIS - Jean-Marc Ayrault a 
plaidé ce matin pour une ouverture rapide des négociations sur 
la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne après le 
référendum de jeudi, son homologue allemand se montrant plus 
prudent. 
    Le chef de la diplomatie française a dans le même temps 
insisté sur la nécessité de "redonner du sens" à l'Europe sous 
peine de voir le populisme s'enraciner, avant une réunion des 
dirigeants allemand, français et italien lundi à Berlin et un 
conseil européen mardi et mercredi. 
    "Il faut dire aux Britanniques qu'on ne peut pas attendre. 
Il faut s'organiser dans l'intérêt commun", a dit Jean-Marc 
Ayrault dans l'avion qui le menait à Berlin pour une réunion des 
ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de la 
Communauté européenne - France, Allemagne, Italie, Belgique, 
Pays-Bas et Luxembourg. 
    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter 
Steinmeier, a été moins direct sur les suites à donner à ce vote 
britannique, tout en insistant sur la nécessité de préserver le 
projet européen originel de "liberté et stabilité". 
    "Je crois qu'il est clair que nous sommes dans une situation 
qui ne permet ni l'hystérie, ni la paralysie", a-t-il déclaré, 
en appelant les dirigeants européens à s'attaquer aux défis de 
l'immigration, de la sécurité et du chômage. 
    A Paris, François Hollande a de son côté insisté sur la 
nécessité d'adopter une position ferme, afin d'éviter que les 
Britanniques fassent traîner les négociations pour obtenir 
davantage de l'UE. 
    Le président français, qui a multiplié les contacts depuis 
vendredi avec ses partenaires européens, s'est entretenu ce 
matin au téléphone avec le Premier ministre grec, Alexis 
Tsipras. 
    "L'un et l'autre ont convenu qu'il ne pouvait pas y avoir de 
période d'incertitude pour l'Europe, qu'il fallait qu'il puisse 
y avoir une totale clarté à la fois sur le calendrier et les 
procédures" de sortie du Royaume-Uni de l'UE, a-t-on appris 
auprès de la présidence de la République. 
     
    BRUXELLES - Les dirigeants des Etats membres de l'Union 
européenne se réuniront mercredi sans le Premier ministre 
britannique David Cameron pour discuter de la procédure de 
divorce entre la Grande-Bretagne et le bloc communautaire, a dit 
hier le président du Conseil européen, Donald Tusk. 
    Un sommet européen débutera dès mardi après-midi à Bruxelles 
et David Cameron informera à cette occasion les autres 
dirigeants de la décision de son pays de quitter l'UE, précise 
Donald Tusk dans un courrier adressé aux Etats membres. 
    David Cameron rentrera ensuite à Londres et mercredi, pour 
la première fois, le sommet se tiendra à 27 mais de manière 
informelle. Ce format "informel" signifie qu'aucune décision ne 
sera prise à cette occasion. 
 
    PARIS - Le gouverneur de la Banque de France a maintenu ce 
matin sa prévision d'une croissance du produit intérieur brut 
(PIB) de la France d'au moins 1,4% cette année, malgré la 
décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. 
    "Il n'y a pas aujourd'hui si on regarde l'économie 
française, de menace de rechute pour les prochains trimestres", 
a déclaré François Villeroy de Galhau sur France Inter, en 
soulignant que l'impact du Brexit concernera en premier lieu 
l'économie britannique. 
    Le gouverneur de la Banque de France, également membre du 
conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), 
a estimé que la mobilisation des banques centrales vendredi pour 
répondre aux turbulences financières consécutives au scrutin "a 
été efficace sur le plan collectif". 
    Hier, l'issue du référendum britannique a déclenché sur les 
marchés financiers européens un mouvement de panique sans 
précédent depuis la crise financière de 2008. 
    À Paris, l'indice CAC 40  .FCHI  a terminé la journée en 
baisse de 8,04% à 4.106,73 points, après un plus bas à 4.007,97. 
À Francfort, le Dax  .GDAXI  a cédé 6,82% alors qu'à Londres, le 
FTSE-100  .FTSE  abandonnait 3,15%. A Milan, la baisse a dépassé 
12%, la plus forte baisse jamais subie par le marché italien.  
     --- 
    PARIS - Le chômage est reparti à la hausse en mai en France 
après deux mois consécutifs de recul, sous l'effet d'un nombre 
élevé de réinscriptions après les nombreuses désinscriptions 
pour défaut d'actualisation des dossiers du mois d'avril, selon 
les chiffres publiés hier par le ministère du Travail. 
    Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune 
activité) a progressé de 0,3% sur un mois, à 3.520.300, soit 
9.200 personnes de plus qu'à fin avril. 
    En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une 
activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi augmente 
de 0,6 %, soit 31.300 personnes de plus en un mois, à 5.428.300 
(5.726.400 en incluant les départements d'Outre-mer, également 
en hausse de 0,6 % sur un mois). 
    Ce rebond intervient après deux mois de baisse, de 1,7% en 
mars et de 0,6% en avril pour la catégorie A. En associant les 
catégories A, B et C, le recul s'était élevé à 0,2% en mars et à 
1,0% en avril. 
     --- 
    PARIS - La CGT-cheminots a annoncé hier qu'elle n'exercerait 
pas son droit d'opposition contre les accords d'entreprise et de 
branche sur un nouveau cadre social pour la SNCF et le secteur 
ferroviaire, qui pourront donc entrer en vigueur. 
    La CGT-cheminots et Sud-Rail avaient fait des négociations 
sur ces accords un élément de leur bras de fer avec le 
gouvernement contre le projet de loi Travail. 
    Ces deux organisations ont refusé de signer ces accords 
conclus par les deux autres syndicats de la SNCF, l'Unsa et la 
CFDT. Mais seul Sud-Rail a décidé de s'y opposer, ce qui ne 
suffit pas à empêcher leur mise en oeuvre. 
    S'opposer à la convention collective nationale de branche et 
à l'accord d'entreprise serait prendre le risque de pénaliser 
les cheminots et de "remettre en cause le fruit de (leur) 
mobilisation", explique la CGT-cheminots dans un communiqué. 
     --- 
    LE CAIRE - Les cartes mémoires des deux "boîtes noires" de 
l'Airbus de la compagnie égyptienne EgyptAir qui s'est abîmé le 
19 mai en Méditerranée seront envoyées en France la semaine 
prochaine pour y être réparées, ont annoncé hier soir les 
enquêteurs égyptiens. 
    L'enregistreur des conversations de l'équipage a été repêché 
le 16 juin et celui des données du vol MS804 le lendemain. Mais 
leurs unités de mémoire sont toutes les deux "fortement 
endommagées". 
     --- 
    NEW YORK - Hillary Clinton a retrouvé une avance à deux 
chiffres face Donald Trump cette semaine, selon un sondage 
Reuters/Ipsos publié aujourd'hui. 
    La candidate démocrate à l'élection présidentielle compte 
13,3 points d'avance sur le républicain (46,6% contre 33,3%, les 
20,1% restants déclarant ne soutenir aucun candidat) contre neuf 
points (44,5% contre 35,5%) dans la précédente enquête sur les 
intentions de vote en vue de la présidentielle du 8 novembre. 
    Avec cet écart, Hillary Clinton retrouve l'avance dont elle 
jouissait face à Donald Trump avant la tuerie d'Orlando. 
     --- 
    NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique - Partisans et 
opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes jettent 
leurs dernières forces dans la bataille avant une "consultation" 
inédite en France et cruciale pour l'avenir de cet équipement 
controversé. 
    Quelque 967.000 électeurs du département sont en effet 
appelés à se prononcer demain pour ou contre le transfert de 
l'actuel aéroport de Nantes au nord de l'agglomération, un avis 
qui demeure "consultatif" selon la loi mais dont François 
Hollande et Manuel Valls se sont engagés à suivre le résultat. 
     --- 
    MARSEILLE - Deux hommes d'une trentaine d'années ont été 
abattus dans leur véhicule dans les quartiers nord de Marseille 
et une adolescente de 14 ans, vraisemblablement une victime 
collatérale, a été très grièvement blessée, a-t-on appris ce 
matin de source policière. 
    Les deux hommes ont été tués peu après minuit par des 
rafales de Kalachnikov tirées par un ou plusieurs individus sur 
le parking d'une cité sensible du XVe arrondissement de la 
ville. La jeune fille, qui a été hospitalisé dans un état jugé 
"très grave", a sans doute été victime d'une balle perdue. 
 
 

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