RESUME DE L'ACTUALITE A 10h05 GMT (27/09)

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PARIS - La France a annoncé ce matin ses premières frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et souligné qu'elle interviendrait à chaque fois que sa sécurité "serait en jeu". La France est désormais engagée sur deux fronts contre l'EI : l'Irak, où elle a mené quelque 200 frappes depuis septembre 2014 dans le cadre de l'opération Chammal, et la Syrie, où elle précise agir en autonomie. La présidence de la République, qui a publié un communiqué peu avant 08h00 (06h00 GMT), n'indique pas quand les frappes sur le sol syrien sont intervenues ni où. "La France a frappé en Syrie (...) sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d'action, en coordination avec nos partenaires de la coalition", dit-elle. Dans un entretien publié vendredi dernier dans Le Monde, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré que la France viserait des "centres de formation de combattants étrangers", y compris français, sur le sol syrien destinés à frapper en Europe et en France en particulier. Selon Le Monde, des frappes auraient eu lieu jeudi dernier, le 24 septembre, contre des cibles à Rakka, dans le centre de la Syrie, ville considérée comme le fief de l'EI. NEW YORK - Le président Bachar al Assad ne pourra jouer aucun rôle dans le cadre d'une future transition politique en Syrie car il n'aurait aucune crédibilité aux yeux de son peuple après quatre ans de conflit dont une bonne partie des victimes est imputable au régime de Damas, a déclaré hier à New York le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Certains responsables occidentaux, ces dernières semaines, ont laissé entendre que le numéro un syrien pourrait jouer un rôle dans le cadre d'une solution politique négociée à la crise, après plus de quatre ans d'une guerre qui a fait 240.000 morts. Exposant les objectifs de la France pour l'Assemblée générale des Nations unies, Laurent Fabius a déclaré que si le départ immédiat d'Assad ne devait pas être la condition préalable à des négociations, il était clair que l'homme responsable de 80% des morts en Syrie ne pourrait jouer aucun rôle à l'avenir. --- BARCELONE - Les partis séparatistes visent la majorité des sièges au parlement catalan afin d'engager la région espagnole sur la voie de l'indépendance, même si le gouvernement de Madrid s'y oppose. Les Catalans élisent aujourd'hui les 135 membres du parlement régional pour les quatre prochaines années et pour donner à cette élection une allure de référendum, les principales formations sécessionnistes ont créé une plateforme commune "Junts pel Si" (ensemble pour le oui) dont la seule ambition est de séparer la Catalogne de l'Espagne. Selon les enquêtes d'opinion "Junts Pel Si" et le petit parti de gauche CUP pourraient manquer la majorité absolue de 50% des voix mais obtenir une majorité de sièges au Parlement. Les premiers résultats sont attendus à 20h00 (18h00 GMT). L'indépendance formelle de la Catalogne reste toutefois bien théorique dans l'esprit de nombreux Catalans, montrent les études d'opinion. Seuls 20% des électeurs pensent que le mouvement séparatiste obtiendra gain de cause, selon un sondage publié par le quotidien barcelonais La Vanguardia. --- PHILADELPHIE, Pennsylvanie - Après Washington et New York, le pape François s'est rendu hier à Philadelphie, troisième et dernière étape de son périple américain, où il a plaidé la cause de l'immigration et de la liberté religieuse. Au cinquième et avant-dernier jour de sa visite aux Etats-Unis, le pontife argentin a célébré une messe en la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de la ville de Pennsylvanie, berceau de la nation américaine, avant une rencontre avec la communauté hispanique et d'autres immigrés à l'Independence Mall. Devant ce bâtiment de briques rouges du XIIIe siècle où fut proclamée l'indépendance, le pape s'est adressé en espagnol à plus de 40.000 personnes pour plaider la cause de l'immigration, comme lors d'un discours historique prononcé deux jours plus tôt devant les deux chambres du Congrès. François présidera une grande messe en plein air dimanche à Philadelphie avant de regagner lundi le Vatican. --- BERLIN - L'Union européenne pourrait adopter des normes plus strictes pour les tests de pollution automobile à la suite du scandale Volkswagen, ont dit hier des responsables européens. Volkswagen, qui encourt une amende de 18 milliards de dollars aux Etats-Unis, a reconnu mardi que 11 millions de véhicules diesel à travers le monde étaient équipés d'un logiciel permettant de déjouer les tests de mesure des émissions polluantes. Hier, Volkswagen a choisi un homme du sérail, le patron de Porsche Matthias Müller, pour tenter de le sortir de la crise profonde dans laquelle le constructeur allemand est plongé. --- BANGUI - Vingt et une personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées hier dans des violences interreligieuses à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris de sources médicales. Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis le début de l'année dans la ville, où des troupes françaises et des casques bleus de l'Onu s'emploient à maintenir la sécurité. Les violences semblent avoir été commises pour venger la mort d'un jeune musulman dont le corps avait été retrouvé gisant dans une rue près de l'aéroport, ont rapporté des témoins. --- PARIS - Le gouvernement a validé les projets de lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax malgré l'avis consultatif défavorable émis par une commission d'enquête publique chargée d'évaluer la pertinence de leur construction. "Le gouvernement a décidé de poursuivre la procédure GPSO (grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, NDLR) pour les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse en saisissant pour avis le Conseil d'Etat", écrit le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies sur son compte Twitter. "Ce soutien du gouvernement aux LGV Bordeaux-Dax et Toulouse marque une étape importante pour l'avenir de l'arc Atlantique et du Sud-Ouest". Cette décision a été dénoncée par l'eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts (EELV) José Bové et saluée par le maire Les Républicains de Bordeaux, Alain Juppé, qui a estimé que le gouvernement avait "entendu nos collectivités". --- PARIS - La liste des Républicains, de l'UDI et du MoDem conduite par Valérie Pécresse devancerait d'un point celle du Parti socialiste et du Parti radical de gauche au second tour des élections régionales en Ile-de-France, selon un sondage Ifop que publie le Journal du dimanche. La liste emmenée par Valérie Pécresse est créditée de 40% des intentions de vote au second tour, prévu le 13 décembre, contre 39% pour celle du PS et du PRG, soutenue par le Front de gauche et Europe Ecologie les Verts, et conduite par Claude Bartolone. Celle du Front national obtiendrait 21%.

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