RESUME DE L'ACTUALITE A 10h05 GMT (23/06)

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LONDRES - Les Britanniques décident aujourd'hui de l'avenir de 
leur pays au sein de l'Union européenne à l'occasion d'un 
référendum qui a donné lieu à une âpre campagne, marquée par le 
choc de l'assassinat d'une députée travailliste soutenant le 
maintien au sein de l'UE. 
    Sous la pression du parti conservateur au pouvoir et de la 
montée en puissance de la frange anti-UE de ce dernier, le 
Premier ministre David Cameron a été à l'initiative de ce 
référendum, espérant par là mettre un terme à des décennies de 
débat relatif à la place de la Grande-Bretagne en Europe et à 
ses liens avec Bruxelles. 
    Les bureaux ont ouvert à 07h00 (06h00 GMT) et fermeront à 
22h00 (21h00 GMT). L'institut de sondage YouGov a prévu de 
livrer immédiatement une première estimation qui sera diffusée 
sur SkyNews. 
    La plupart des enquêtes d'opinion placent les camps du 
"Leave" et du "Remain" au coude à coude au terme d'une campagne 
dominée par les thèmes de l'immigration et de l'économie. Les 
deux dernières en date, publiées hier, semblent cependant 
suggérer une balance qui penche en faveur du maintien dans 
l'Union européenne. 
    Les partisans d'une sortie de l'UE estiment que l'économie 
du pays bénéficierait d'un tel "Brexit" tandis que David Cameron 
a dit qu'une telle issue provoquerait un chaos financier. 
       
    PARIS/LONDRES - Le secteur financier européen se met en 
ordre de bataille pour faire face à la panique qui pourrait 
s'emparer des marchés si les Britanniques choisissaient de 
quitter l'Union européenne. 
    En cas de Brexit, la livre chuterait encore plus lourdement 
que lors du "Mercredi Noir" du 16 septembre 1992, où la monnaie 
britannique avait dû sortir de force du mécanisme de change 
européen, estime par exemple le milliardaire George Soros. 
    Les premiers résultats du référendum sont attendus à partir 
de minuit, ouvrant une période d'incertitude de plusieurs heures 
propice à de violents mouvements sur les marchés des changes, 
particulièrement sur la livre sterling. 
    Les opérateurs de marchés ont effectué ces derniers jours 
des arbitrages qui démontrent une anticipation d'un maintien 
dans l'UE, avec notamment un renchérissement de la livre par 
rapport au dollar. 
    Ce matin, la monnaie britannique gagnait  plus de 1% face au 
billet vert, à son niveau le plus élevé depuis le début de 
l'année. 
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    PARIS - La CGT et Force ouvrière, les deux fers de lance de 
l'opposition au projet de loi Travail, en ont appelé une 
nouvelle fois ce matin à l'intervention de François Hollande 
pour débloquer la situation en mettant en cause l'intransigeance 
supposée de son Premier ministre Manuel Valls. 
    Mais le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le 
Parlement, Jean-Marie Le Guen, a laissé entendre que le chef de 
l'Etat ne prévoyait pas de les recevoir pour le moment. "Je ne 
pense pas que, aujourd'hui, les choses soient prévues comme 
cela", a-t-il dit sur RTL avant une nouvelle journée de 
mobilisation contre le texte de la ministre du Travail Myriam El 
Khomri. 
    Les syndicats ont obtenu hier le droit de manifester cet 
après-midi à Paris en vertu d'un compromis trouvé avec le 
gouvernement, qui avait dans un premier temps choisi d'interdire 
tout défilé dans la capitale. 
    Les syndicats pourront donc marcher, mais seulement sur une 
boucle d'un peu plus de 1,5 km dont les points de départ et 
d'arrivée se trouvent place de la Bastille, et non le long d'un 
parcours Bastille-Nation comme ils le souhaitaient. 
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    WASHINGTON - Des élus démocrates ont organisé un "sit-in" à 
la Chambre des représentants la nuit dernière, exigeant que la 
session parlementaire se poursuive jusqu'à ce que les 
républicains acceptent de procéder à un vote sur le contrôle des 
armes à feu à la suite de la tuerie d'Orlando. 
    Après avoir occupé la tribune pendant plus de 15 heures, ces 
parlementaires ont vu aux premières heures de jeudi la séance 
ajournée jusqu'au lendemain sans avoir obtenu gain de cause. La 
direction du Parti républicain, majoritaire à la chambre basse 
du Congrès, a ordonné l'extinction des caméras de télévision et 
la fermeture des micros afin d'obliger les protestataires à 
cesser leur mouvement. 
    Aux cris de "Pas de loi, pas de congés", des dizaines d'élus 
démocrates se sont joints à la protestation entamée en milieu de 
journée (16h00 GMT) lorsque le président de la séance, le 
républicain Ted Poe, a fait son entrée. 
    Intervenant après dix heures de confusion, le président de 
la Chambre des représentants, Paul Ryan, a rejeté les demandes 
de la minorité démocrate et fait voter un projet de loi, sans 
rapport avec la contestation, allouant 1,1 milliard de dollars à 
un programme de lutte contre le virus Zika. 
    Paul Ryan envisageait même un ajournement jusqu'au 5 
juillet, date de la reprise de la session après les vacances 
parlementaires qui débutent à la fin de cette semaine. 
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    NEW YORK - Donald Trump a lancé hier une nouvelle charge 
contre Hillary Clinton, en l'accusant de corruption et 
d'incompétence alors que lui-même s'efforce de trouver un second 
souffle en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre après 
avoir écarté son directeur de campagne. 
    Dans un discours prononcé à New York, aussitôt qualifié de 
"dingue" et "hypocrite" par l'équipe de campagne de Clinton, le 
candidat républicain présumé a dépeint l'ex-secrétaire d'Etat 
comme une membre de l'establishment qui a trahi les Américains 
en négociant de mauvais contrats commerciaux et en compromettant 
la sécurité nationale. 
    "Hillary Clinton est peut-être la personne la plus corrompue 
qui se soit jamais présentée à la présidence des Etats-Unis", a 
déclaré l'homme d'affaires à un petit groupe de partisans réunis 
dans un des hôtels qu'il possède à Manhattan. 
    Donald Trump a notamment reproché à sa rivale démocrate 
d'avoir utilisé le Département d'Etat, qu'elle a dirigé pendant 
le premier mandat de Barack Obama, "comme un fonds spéculatif" 
en orientant la politique étrangère américaine en fonction des 
dons versés à la Fondation Clinton par des gouvernements 
étrangers, dont celui d'Arabie saoudite. 
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    SEOUL - Kim Jong Un a dit que le pays avait désormais "la 
capacité assurée d'attaquer" des intérêts américains dans le 
Pacifique, a rapporté la nuit dernière l'agence de presse 
officielle KCNA, après que le le dirigeant nord-coréen a 
supervisé les essais de tir d'un "missile balistique stratégique 
de moyenne portée". 
    Des responsables militaires américains et sud-coréens ont 
dit que la Corée du Nord avait procéde hier aux tirs de deux 
missiles de moyenne portée appelés Musudan. Le premier de ces 
tirs a été considéré comme un échec. Le deuxième missile a 
parcouru environ 400 kilomètres et atteint une altitude de 1.000 
kilomètres, signes des progrès enregistrés par le programme 
balistique nord-coréen, ont-ils ajouté. 
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    BOGOTA - Le gouvernement colombien et les Forces armées 
révolutionnaires de Colombie (Farc) vont signer aujourd'hui à 
Cuba un accord sur les modalités de cessez-le-feu et la 
démobilisation des rebelles, a-t-on appris auprès d'un 
négociateur du mouvement marxiste et de source proche des 
discussions, qui se déroulent à Cuba. 
    L'accord, qui n'entrera en vigueur qu'après le règlement 
définitif du conflit, sera formellement paraphé par le président 
Juan Manuel Santos et le chef des Farc, Rodrigo Londono, plus 
connu sous son nom de guerre Timochenko. Le secrétaire général 
des Nations-Unies, Ban Ki-moon, et la présidente chilienne, 
Michelle Bachelet, assisteront à la cérémonie. 
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    HANOVRE - Les plus hauts dirigeants de Volkswagen ont 
présenté leurs excuses hier lors de l'assemblée générale des 
actionnaires, les premières depuis l'éclatement du scandale de 
la fraude aux tests antipollution il y a neuf mois, et ils ont 
promis du changement afin de sortir le constructeur automobile 
de la pire crise de son histoire.  
    Face aux vives critiques de nombreux petits actionnaires 
durant cette assemblée, les familles Porsche et Piëch, l'Etat de 
Basse-Saxe et le Qatar, qui contrôlent ensemble quasiment 90% du 
capital, ont serré les rangs derrière la direction, dont 
l'action en 2015 a finalement été approuvée au terme d'un 
marathon de 11 heures de débat. 
    Le numéro un européen du secteur a perdu près d'un quart de 
sa valeur boursière depuis les premières révélations, le 18 
septembre, sur le trucage de plusieurs de ses modèles diesel 
afin de fausser les résultats des mesures d'émissions 
polluantes, et l'affaire risque de lui coûter des dizaines de 
milliards d'euros au cours des années à venir pour couvrir le 
coût de la modification des millions de véhicules concernés, 
l'indemnisation des clients et les amendes. 
 
 
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