RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (31/03)

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LAUSANNE, Suisse - L'Iran et le groupe des pays du "P5+1" ont accéléré aujourd'hui le rythme de leurs négociations à l'approche de l'échéance fixée pour la conclusion d'un accord préliminaire sur le programme nucléaire de Téhéran. Depuis près d'une semaine, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine cherchent à sortir de l'impasse et à trouver une solution permettant à l'Iran de développer l'usage civil du nucléaire tout en l'empêchant de se doter de l'arme atomique. Les désaccords entre Téhéran et les grandes puissances sont cependant encore nombreux, notamment sur le calendrier de la levée des sanctions qui visent la République islamique. Des responsables présents à Lausanne ont déclaré que les négociations sur cet accord cadre, qui doit servir de base à un accord complet à conclure d'ici la fin juin, pourraient encore capoter. Ils se sont fixé pour objectif de trouver une solution d'ici minuit, mais ils n'est pas exclu que les discussions se prolongent jusqu'à demain matin. --- ADEN - Des raids aériens de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite ont visé des positions tenues par les Houthis la nuit dernière, frappant leur fief de Saadeh, la capitale Sanaa et la ville de Yarim, dans le centre du pays, ont dit des habitants. "Nous avons vu de grandes flammes dans les montagnes autour de Sanaa. Il semble qu'ils aient touché un dépôt de missiles qui a brûlé pendant près d'une demi-heure", a dit un habitant de Sanaa. Les bombardements, qui ont démarré jeudi, visent à stopper l'offensive houthie et à les contraindre, eux et l'ancien président Ali Abdallah Saleh, à négocier un partage du pouvoir avec le chef d'Etat reconnu par la communauté internationale Ali Rabbou Mansour Hadi. --- ABUJA - Le candidat d'opposition à la présidence du Nigeria, Muhammadu Buhari, chef de file du parti All Progressive Congress (APC), disposait ce matin d'une nette avance avant la reprise des opérations de dépouillement, et le scrutin pourrait donc porter au pouvoir un homme qui y a déjà accédé il y a plus de trente ans après un coup d'Etat militaire. Selon un décompte provisoire de Reuters portant sur 31 des 36 Etats du pays, Muhammadu Buhari a réuni plus de 13 millions de voix contre 10,5 millions pour le sortant, Goodluck Jonathan, dont les cinq ans de présidence ont été marqués par divers scandales de corruption et surtout par l'incapacité de l'armée à endiguer la rébellion islamiste de Boko Haram. --- STRASBOURG - Les nouvelles autorités ukrainiennes manquent de volonté pour faire toute la lumière sur les violences commises lors des manifestations qui ont abouti au départ du président Viktor Ianoukovitch en février 2014, peut-on lire dans un rapport du Conseil de l'Europe publié aujourd'hui. Les rassemblements de protestation qui ont suivi, à partir de novembre 2013, la décision de l'ancien gouvernement pro-russe de renoncer à un accord d'association avec l'Union européenne, ont fait une centaine de morts, dont dix-sept parmi les forces de l'ordre et quelque 3.000 blessés. La place Maïdan de Kiev était alors l'épicentre de la contestation. --- PARIS - L'ancienne ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, estime aujourd'hui que Manuel Valls, avec lequel elle a refusé de travailler il y a un an, se trompe d'objectifs et accentue les divisions de la gauche par sa manière de gouverner. La députée de Paris, qui avait quitté le gouvernement lors de la nomination du Premier ministre en mars 2014, maintient le contact avec le président François Hollande, avec qui elle a dialogué en marge d'un déplacement à Tunis dimanche. Elle reste en revanche très critique à l'encontre de Manuel Valls et souligne dans un entretien au Monde, alors que ce dernier a imputé la défaite des élections départementales à la division de la gauche, que le rassemblement "ne se décrète pas". --- PARIS - Manuel Valls s'est refusé ce matin à confirmer la mise en place prochaine d'un contrat de travail facilitant le licenciement pour les PME, que réclame le patronat, mais a reconnu qu'il fallait "lever le frein" de l'embauche. Le Medef a proposé plusieurs aménagements au droit du travail, notamment d'introduire des variables économiques "inconstestables" dans les motifs de licenciement et de généraliser le "contrat de projet" qui existe déjà dans le BTP. Les Echos rapportaient lundi qu'un contrat spécifique pour les PME, permettant de licencier aisément si les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous, tiendrait la corde parmi les pistes étudiées. Interrogé sur le sujet, le Premier ministre a reconnu sur BFM TV et RMC mardi que le gouvernement était favorable à une réforme "pour permettre aux TPE, aux PME, PMI et aux start-ups d'embaucher plus rapidement". PARIS - La gauche a fait l'erreur de ne pas avoir agi plus vite sur les impôts, a estimé ce matin Manuel Valls, soulignant que plusieurs années de hausses des prélèvements obligatoires avaient "étouffé" l'économie et généré de "la colère". Le Premier ministre a plusieurs fois évoqué depuis son arrivée à Matignon il y a un an une hausse de la fiscalité de 60 milliards d'euros depuis 2011 -- 30 milliards décidés avant l'élection de François Hollande en 2012 et 30 milliards ensuite. --- BRUXELLES - Le taux de chômage dans la zone euro s'est établi à 11,3% en février, contre un taux (révisé) de 11,4% en janvier, revenant ainsi à son plus bas niveau depuis mai 2012. Selon Eurostat, il y avait 18,204 millions de demandeurs d'emploi dans la zone euro en février, soit 49.000 de moins que le mois précédent. Auparavant, l'Office fédéral de la statistique a dit que le taux de chômage en Allemagne, première économie européenne, était tombé à 6,4% en mars, un nouveau creux depuis la réunification du pays en 1990. En revanche, en Italie, le taux de chômage a légèrement augmenté en février pour s'établir à 12,7% en données corrigées des variations saisonnières, contre 12,6% le mois précédent, montrent des données publiées par Istat. --- PARIS - La consommation des ménages français en biens a enregistré en février un quatrième mois consécutif de hausse, quoique de moindre ampleur qu'en décembre-janvier, selon les données publiées aujourd'hui par l'Insee. Elle a progressé le mois dernier de 0,1% après 0,7%, un chiffre révisé en hausse de 0,1 point, en janvier et 1,6% en décembre.

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