RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (30/03)

le
0

PARIS - L'opposition a dénoncé un décalage entre la détermination affichée par le gouvernement à poursuivre sa politique et les résultats des élections départementales marquées par la victoire de la droite, la défaite de la gauche et la percée du FN. Quelques minutes après l'annonce des résultats dimanche soir, le Premier ministre Manuel Valls a imputé la cinglante défaite subie par son camp aux divisions de la gauche au premier tour et a promis de nouvelles mesures en faveur de l'investissement privé et public et de l'emploi. Dans l'entourage de François Hollande, qui avait exclu il y a dix jours tout changement de ligne après le scrutin, on assure que le cap des réformes sera maintenu et on écarte tout remaniement gouvernemental dans l'immédiat ID:nL6N0WV0RM . "On a, après une telle claque électorale, un gouvernement, un président, qui disent 'oui on a perdu mais on ne change rien'", a dit la vice-présidente de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet sur France 2. "Hollande doit entendre le premier message, celui du rejet de la gauche à tous les niveaux, au niveau local au niveau national, du rejet de cette politique". "Ce n'est pas une question de personne, c'est une question de politique", a-t-elle ajouté. Pour Marine Le Pen, dont le parti n'a pas remporté de département mais a réalisé une percée, le FN pourrait tirer profit de ce qu'elle qualifie de "déni de réalité" aux prochaines élections. --- LAUSANNE, Suisse - L'Iran et les puissances impliquées dans les négociations sur son programme nucléaire continuent de chercher à débloquer la situation mais rien ne garantit qu'ils seront en mesure de boucler un accord d'ici mardi, l'échéance qu'ils se sont fixée, indiquait-on dimanche de sources proches des discussions en cours à Lausanne. Tandis que les parties impliquées exploraient de possibles compromis, Israël, qui estime que le programme nucléaire iranien est une menace contre son existence même, s'est alarmé de ce qui pourrait émerger des discussions. Les négociations sont entrer ce matin dans une nouvelle phase avec la première réunion plénière entre les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et des puissances du P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne + Allemagne). "L'entrée en scène des six ministres, c'est la poussée politique pour convaincre l'Iran", décrypte un diplomate occidental. "Il y a toutes les pièces d'un possible accord, il faut essayer de les mettre en place et qu'elles forment un tout cohérent", ajoute-t-il, indiquant que "chacun veut aller au fond de cette histoire". --- SANAA - La capitale yéménite a été de nouveau la cible de frappes aériennes dans la nuit puis au petit matin, au cinquième jour de l'offensive lancée par l'Arabie saoudite, ont rapporté des habitants. L'un d'eux a déclaré que les raids semblaient viser principalement le secteur du palais présidentiel, qui jouxte le quartier diplomatique de Sanaa. "Cette nuit a été un véritable enfer", a dit un diplomate yéménite. Des dépôts d'armes ont également été visés près du mont Nougoum, qui domine la ville, ont ajouté des habitants. Le royaume wahhabite et ses alliés sunnites ont lancé jeudi une campagne de raids aériens contre les milices chiites houthies opposées au président Abd-Rabbou Mansour Hadi qui tiennent Sanaa et cherchent à s'emparer d'Aden, le grand port du sud du pays. --- TUNIS - Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement se sont associés aux dizaines de milliers de Tunisiens qui ont défilé hier dans les rues de Tunis pour une "marche nationale et internationale contre le terrorisme", quelques heures après l'annonce de la mort de neuf islamistes soupçonnés d'avoir participé à l'attaque du musée du Bardo, le 18 mars. Vingt-deux personnes, dont quatre Français, ont été tuées dans cet attentat revendiqué par les djihadistes de l'Etat islamique (EI). La Tunisie, berceau du "printemps arabe", était jusque-là considérée comme un modèle de transition démocratique. Rassemblée sous le mot d'ordre "Le monde est Bardo", une foule compacte parsemée de drapeaux tunisiens a défilé dans le centre de la capitale, où François Hollande, le président du Conseil italien Matteo Renzi, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et des représentants de Pologne, de Belgique, de Libye et d'Algérie étaient notamment présents. --- WASHINGTON - L'Etat islamique s'est renforcée depuis le début des frappes aériennes de la coalition conduite par les Etats-Unis en Syrie et en Irak, a estimé le président syrien Bachar al Assad dans une interview accordée à la chaîne CBS. Interrogé sur le résultat de ces raids aériens, qui ont débuté en septembre dernier, Assad a déclaré qu'ils pouvaient "parfois apporter localement un avantage", mais que "globalement, l'EI (s'était) renforcé depuis le début des frappes". Le président syrien a cité des "estimations" selon lesquelles l'EI attirerait un millier de nouvelles recrues chaque mois en Syrie. --- PORT HARCOURT - Confusion et violences ont émaillé les élections présidentielle et législatives nigérianes, dont l'opposition a récusé les résultats dès hier sans même attendre la fermeture des bureaux de vote. Le All Progressive Congress (APC), dont le chef de file Muhammadu Buhari, un musulman du Nord, brigue la succession du président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, accuse des partisans du chef de l'Etat sortant d'avoir tué plusieurs de ses militants dans l'Etat de Rivers, haut lieu de l'industrie pétrolière nationale. "Des milices armées (...) multiplient les meurtres de membres de l'APC. Beaucoup ont déjà été tués", dit le mouvement. Lors du précédent scrutin, en 2011, la défaite de Buhari face à Jonathan avait donné lieu à des violences qui ont fait 800 morts et 65.000 sans-abri dans le Nord musulman. --- ATHENES - La Grèce et ses créanciers internationaux ont discuté tout le week-end des réformes présentées par Athènes pour débloquer une nouvelle aide indispensable pour éviter un défaut, mais la tonalité des déclarations n'est pas la même de part et d'autre. Si le gouvernement grec s'est montré plutôt optimiste hier, le "Groupe de Bruxelles" (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) attend des engagements plus concrets. La Grèce sera à court d'argent dès le 20 avril si elle n'arrive pas à convaincre ses partenaires européens de lui verser de nouveaux fonds, a déclaré la semaine dernière à Reuters une source proche du dossier. Pour ce faire, dans la droite ligne de l'accord de principe arraché le 20 février avec les ministres des Finances de la zone euro, Athènes a présenté vendredi une nouvelle liste de réformes censées rendre son économie plus compétitive et ses finances publiques viables. "Les Grecs n'ont pas soumis une liste de réformes vendredi. Ils ont simplement montré des idées durant le week-end. Les discussions que nous avons eues entre vendredi et dimanche visaient à aider les Grecs à préparer une liste pour (lundi)", a dit néanmoins un haut responsable de la zone euro. --- BERLIN - Andreas Lubitz, le copilote soupçonné d'avoir délibérément provoqué l'accident de l'Airbus A320 de Germanwings mardi dans les Alpes-de-Haute-Provence, souffrait peut-être d'un décollement de la rétine, rapporte ce matin le Bild am Sonntag. Lubitz, poursuit le journal allemand, craignait de devenir aveugle d'un oeil en raison d'un décollement de la rétine. On ignore toutefois si ses craintes étaient dues à une véritable affection ou à ses problèmes psychologiques. Le journal allemand, qui cite des sources proches de l'enquête, raconte en outre comment le commandant de bord, qui était sorti du cockpit, a tenté d'enfoncer la porte du poste de pilotage avant que l'avion ne s'écrase, causant la mort des 150 personnes qui se trouvaient à bord.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant