RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (24/06)

le , mis à jour à 12:38
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PARIS - La France a rappelé aujourd'hui les Etats-Unis à leurs engagements après la publication de révélations sur les écoutes des présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande par les services de renseignement américains entre 2006 et 2012. Cette nouvelle salve d'informations sur les activités de la NSA par Wikileaks, relayées par le journal Libération et le site Médiapart, suscitent un tollé à Paris, où l'ambassadrice américaine a été convoquée par les Affaires étrangères. François Hollande a réuni ce matin un conseil de défense avec les responsables concernés et devait recevoir des parlementaires sur le même sujet à la mi-journée. "Il s'agit de faits inacceptables qui ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France, notamment fin 2013, au moment des premières révélations", a déclaré la présidence française dans un communiqué après le conseil. "Des engagements avaient été pris par les autorités américaines. Ils doivent être rappelés et strictement respectés. La France ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité et la protection de ses intérêts", a ajouté l'Elysée. --- PARIS - Bouygues a rejeté hier soir l'offre du groupe européen de télécoms Altice, maison-mère de Numericable-SFR, en vue du rachat de sa filiale Bouygues Telecom, estimant que cette dernière est en mesure aujourd'hui de poursuivre seule son développement. Le groupe de BTP, de médias et de télécommunications explique notamment avoir jugé les risques d'exécution d'un mariage entre sa filiale et Numericable-SFR trop importants au regard des enjeux de concurrence. "Aucune réponse pleinement satisfaisante n'est apportée par Altice sur ce sujet essentiel (du droit de la concurrence, ndlr) qui serait étudié en détail par l'Autorité de la concurrence", souligne Bouygues dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de son conseil d'administration. "En outre, elle ne prend pas en compte le lancement imminent de la procédure d'attribution des fréquences 700 MHz et ses conséquences sur l'opération", poursuit le groupe. Bouygues justifie également sa décision par les risques sociaux et en termes d'emplois que pourrait comporter un tel mariage, déjà vu d'un très mauvais oeil par le gouvernement. --- ATHENES - Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent ce soir à 19h00 (17h00 GMT) pour tenter de parvenir à un accord sur la dette grecque, deux jours après que de nouvelles propositions d'Athènes ont été qualifiées par ses partenaires de bonne base de négociation. La Grèce et ses créanciers sont cependant toujours en désaccord en ce qui concerne les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises et les discussions n'ont guère avancé mardi, ont déclaré des responsables de l'Union européenne (UE). Les dirigeants de la Commission européenne, de l'Eurogroupe, du Fonds monétaire international (FMI), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et de la Banque centrale européenne (BCE) doivent se réunir à midi (10h00 GMT) à Bruxelles pour discuter de la Grèce. Ils seront rejoints une heure plus tard par le Premier ministre grec Alexis Tsipras. "Les positions avant cette rencontre avec Tsipras restent éloignées sur de nombreux points", a dit un responsable européen informé du contenu des discussions, en citant les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises. "Il n'y a pas eu beaucoup de progrès hier." Une restructuration de la dette grecque, l'une des demandes du gouvernement d'Alexis Tsipras en échange de ses réformes, n'est pas évoquée pour l'instant car cela n'entre pas dans le cadre du programme actuel d'aide financière dont bénéficie la Grèce, a ajouté ce responsable. Une source bancaire a déclaré aujourd'hui que la Banque centrale européenne (BCE) a autorisé l'allocation du montant de liquidités d'urgence sollicité par la Grèce pour ses banques sans en préciser le montant. --- BRUXELLES - La Commission européenne somme la Hongrie d'expliquer les raisons pour lesquelles elle a cessé d'accueillir des demandeurs d'asile en provenance d'autres Etats de l'Union européenne, ce qui constitue une infraction aux règles communautaires. "La Commission a demandé à la Hongrie une clarification immédiate sur la nature et la portée de ce manquement technique et sur les mesures prises pour remédier à la situation", a dit un porte-parole de la Commission. Les Européens participent jeudi à Bruxelles à un sommet dont l'un des dossiers sera la gestion des demandeurs d'asile d'Afrique ou du Moyen-Orient qui arrivent massivement depuis le début de l'année en Grèce et en Italie. Selon la garde-côte italienne, plus de 3.700 migrants ont été secourus ces deux derniers jours en Méditerranée. --- BEYROUTH - Les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) ont annoncé hier la prise d'Aïn Issa, dans la province syrienne de Rakka, fief des djihadistes de l'Etat islamique (EI). La ville se trouve à 50 kilomètres au nord de Rakka, chef lieu de la province et "capitale" du califat proclamé par l'EI à cheval sur les frontières de la Syrie et de l'Irak. Plus à l'ouest, les hommes de l'EI ont dynamité deux mausolées musulmans antiques qu'ils jugeaient sacrilèges à Palmyre, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses ruines romaines. L'organisation djihadiste a exhorté ses partisans à faire du mois du ramadan une "calamité" pour les chrétiens, les chiites et les "apostats sunnites". Selon un responsable kurde, l'EI renforcerait actuellement ses défenses autour de Rakka. --- PARIS - Le gouvernement français appelle Eurotunnel à rechercher "d'autres solutions" que la cession de deux ferrys à la société danoise DFDS en raison d'inquiétudes sur les conséquences pour quelque 600 emplois dans la région. L'opérateur du tunnel sous la Manche a annoncé le 7 juin la vente à DFDS de deux bateaux, le Berlioz et le Rodin, qui effectuaient la liaison Douvres-Calais et étaient exploités sous l'enseigne MyFerryLink par des salariés de l'ancienne SeaFrance regroupés en coopérative (Scop). Ces salariés, qui sont au nombre de 600 environ et dont la Scop risque la liquidation, ont manifesté hier, entraînant la fermeture pendant plusieurs heures du tunnel sous la Manche et des blocages dans le port de Calais. --- PARIS - Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur l'offre payante de transport entre particuliers UberPOP et la conformité de son interdiction, dans un contexte d'exacerbation des tensions entre les utilisateurs de ces services et les taxis. La Cour de cassation a décidé hier de transmettre aux "Sages" une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur cette disposition de la loi Thévenoud adoptée en octobre 2014. Elle interdit la mise en relation de clients non enregistrés comme chauffeurs pour des prestations de taxi, sous peine de deux ans de prison et 300.000 euros d'amende. Mais l'Américain Uber, auteur de la QPC, conteste cette disposition, qu'il juge peu claire et contraire à la liberté d'entreprendre. --- PARIS - La lutte contre la fraude fiscale a rapporté 19,3 milliards d'euros à l'Etat français en 2014, selon un rapport du Comité national de lutte contre la fraude. "Les opérations de contrôle fiscal (...) ont permis de rectifier 15,3 milliards d'euros de droits et d'appliquer près de quatre milliards d'euros de pénalités", lit-on dans une synthèse de ce rapport. Ce résultat est supérieur à celui de 2013 (18 milliards d'euros) et des années antérieures.

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