RESUME DE L'ACTUALITE A 10h00 GMT (22/10)

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PARIS - La direction et les syndicats d'Air France se retrouvent aujourd'hui dans le cadre d'un nouveau comité central d'entreprise, deux semaines après une réunion tendue qui avait été émaillée de violences à l'annonce du plan de suppression de 2.900 postes. Le nouveau CCE a débuté dans les salons de l'Hôtel des Arts et Métiers, avenue d'Iéna, à Paris. L'intersyndicale a appelé les personnels de la compagnie aérienne à manifester à 13h devant l'Assemblée nationale. "Aujourd'hui, au CCE, la CFDT va déposer un droit d'alerte pour dire que le plan qui est proposé par la direction, le plan B, est une impasse économique et donc une impasse sociale", a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur RTL. "J'espère qu'aujourd'hui la direction va comprendre qu'il est hors de question d'aller vers des suppressions de lignes à Air France, des suppressions d'avions parce que ce serait le début de la faiblesse d'Air France", a-t-il ajouté. Aux yeux du leader de la CFDT, les pilotes constituent le point névralgique des discussions et doivent fournir "leur part d'effort pour sortir de la situation dans laquelle on est", les personnels au sol ayant eux déjà "fait ces efforts". La compagnie aérienne a annoncé le 5 octobre 2.900 nouvelles suppressions de postes et le retrait de 14 avions de sa flotte long-courrier d'ici 2017 dans le cadre du plan "B" de restructuration. --- PARIS - François Hollande espère une démonstration d'amitié du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, lors de sa visite à Athènes, qui débute ce soir, pour aider une gauche à la peine avant les élections régionales de décembre. A Paris, on nie toute arrière-pensée, en soulignant que la France a été aux côtés des Grecs pendant les difficiles négociations de l'été et que le président français répond à une invitation du président et du Premier ministre grecs. Il s'agit de "montrer que la Grèce a les ressources pour surmonter la crise, mettre en oeuvre les réformes et retrouver le chemin du redressement" et de "réaffirmer l'engagement de la France à fournir son aide et son assistance", explique-t-on. Selon un haut responsable grec, la visite du président français, qui s'achèvera demain, s'explique aussi par son besoin de ressouder la gauche, dont une partie a vu dans le leader de Syriza, Alexis Tsipras, un héros de la lutte contre les politiques d'austérité. --- LJUBLJANA - La Slovénie a adressé une demande d'aide à l'Union européenne pour la mise à disposition de policiers alors que le pays peine à gérer l'afflux de migrants sur son territoire, a annoncé la ministre slovène de l'Intérieur sur la télévision nationale. "La Slovénie a déjà demandé aux autres membres de l'UE des unités de police", a déclaré Vesna Györkös Znidar dans une intervention hier soir. Au cours des dernières 24 heures, plus de 10.000 personnes sont arrivées en Slovénie, pays de deux millions d'habitants qui est devenu une route de contournement empruntée par les migrants pour rejoindre l'Autriche et l'Europe occidentale. Le commissaire européen à la migration et aux affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, doit se rendre dans la journée en Slovénie pour discuter de la crise migratoire. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a de son côté appelé les dirigeants européens à changer leur politique en matière d'immigration affirmant que dans le cas contraire ils risquaient d'être confrontés à une crise politique et à des menaces pour l'ordre démocratique. --- JERUSALEM - La police israélienne a abattu ce matin un Palestinien et en a blessé un second par balles après qu'ils eurent poignardé et blessé un étudiant à un arrêt d'autobus dans la ville de Beit Shemesh près de Jérusalem. Les deux assaillants étaient originaires de Cisjordanie. L'agresseur blessé et la victime ont été tous deux hospitalisés, a précisé un porte-parole de la police. Les violences, qui ont fait 49 morts palestiniens, dont 25 assaillants, et neuf tués israéliens depuis le début du mois d'octobre, seront au centre des discussions que le secrétaire d'Etat américain John Kerry doit avoir dans la journée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Berlin. Un porte-parole du département d'Etat a indiqué que Kerry tentera d'examiner avec Netanyahu les moyens concrets de mettre fin à ce nouveau cycle de violences. --- MOSCOU - Trois semaines après l'engagement militaire de la Russie en Syrie, le président Vladimir Poutine a reçu à Moscou Bachar al Assad, une occasion de souligner le rôle que pourrait jouer Moscou dans un règlement politique du conflit syrien. Le président Assad s'est rendu mardi en Russie afin de remercier personnellement Vladimir Poutine pour son soutien militaire, une visite surprise tenue secrète jusqu'à mercredi matin et que la presse russe salue comme un coup de maître diplomatique. C'était la première visite officielle d'Assad à l'étranger depuis le début du conflit en 2011. Les détails de l'entretien ne peuvent "évidemment" pas être révélés, a déclaré hier soir à Reuters le porte-parole du Kremlin, qui a refusé de dire si l'avenir politique d'Assad avait été abordé. --- WASHINGTON - Le vice-président américain Joe Biden a mis fin au suspense qui entourait sa possible candidature à l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis en annonçant qu'il ne serait pas candidat à l'investiture du Parti démocrate. Âgé de 72 ans, Joe Biden a expliqué que le deuil de son fils avait pesé dans sa décision de ne pas se présenter et qu'il ne se sentait pas prêt à mener une campagne présidentielle éprouvante dans de telles circonstances douloureuses pour lui et pour sa famille. --- PARIS - Christiane Taubira a renoncé hier à financer l'augmentation de l'aide juridictionnelle en prélevant des fonds placés dans une caisse gérée par les avocats, dont la grève depuis le début de la semaine menace les tribunaux de paralysie. La ministre de la Justice a précisé à l'issue d'une réunion avec les représentants des avocats qu'un amendement en ce sens serait déposé au Sénat sur le financement de cette aide qui permet aux plus démunis d'accéder aux services d'un avocat. Mais le président du Conseil national des barreaux (CNB), Pascal Eydoux, a dit attendre que les propositions de la ministre soient précisées avant l'assemblée générale prévue vendredi, qui décidera de l'arrêt ou de la poursuite de la grève.

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